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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
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		<title>L'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s</title>
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		<dc:date>2020-06-30T19:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Covid 19, d'une mani&#232;re brutale et impr&#233;visible a transform&#233; nos vies et nos habitudes. Demain sera forc&#233;ment diff&#233;rent. Ce fl&#233;au a mis bas nos certitudes, a rendu &#224; l'esp&#232;ce humaine son vrai niveau, le doute, le besoin de connaissance, l'espoir. Pour la premi&#232;re fois de notre existence, nous avons d&#233;couvert, par la force des choses, un monde sans bruit, ph&#233;nom&#232;ne &#233;trange mais &#244; combien salvateur. Ecouter le silence, regarder la nature reprendre ses droits et red&#233;couvrir la proximit&#233; d'une mani&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le Covid 19, d'une mani&#232;re brutale et impr&#233;visible a transform&#233; nos vies et nos habitudes. Demain sera forc&#233;ment diff&#233;rent. Ce fl&#233;au a mis bas nos certitudes, a rendu &#224; l'esp&#232;ce humaine son vrai niveau, le doute, le besoin de connaissance, l'espoir. Pour la premi&#232;re fois de notre existence, nous avons d&#233;couvert, par la force des choses, un monde sans bruit, ph&#233;nom&#232;ne &#233;trange mais &#244; combien salvateur. Ecouter le silence, regarder la nature reprendre ses droits et red&#233;couvrir la proximit&#233; d'une mani&#232;re oblig&#233;e avec une &#233;vidence non n&#233;gligeable : le recul de la pollution. Malheureusement la difficult&#233; &#233;conomique est &#224; notre porte et le quotidien va devenir, pour beaucoup, difficile (petits commerces en particulier) les nantis vont maigrir mais les petits risquent de mourir. La planche &#224; billets va tourner mais il faudra un jour ou l'autre rembourser mais l&#224;, c'est une autre histoire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;De cette p&#233;riode, que va-t-on retenir ? Evidemment le manque de moyens, la communication maladroite, la lourdeur administrative, l'opposition entre m&#233;decins, les statistiques &#224; r&#233;p&#233;tition, le nombre de d&#233;c&#232;s &#224; l'h&#244;pital, dans les Ephad, la solitude oblig&#233;e pour nos anciens, l'infantilisation des populations par les chroniqueurs, un nouveau vocabulaire, la distanciation, la chloroquine, les personnes asymptomatiques, l'apprentissage &#224; l'&#233;cole par la t&#233;l&#233;transmission, le t&#233;l&#233;travail &#224; l'exp&#233;rience grandeur nature et bien d'autres choses comme malheureusement la d&#233;lation triste comportement avec de surcro&#238;t les &#171; fake news &#187; qui nous inondent sur internet.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;N&#233;anmoins, de cette &#233;preuve, le monde peut sortir grandi, aller &#224; l'essentiel, refuser l'inutile et retrouver la solidarit&#233;, en un mot vivre autrement en d&#233;pla&#231;ant nos priorit&#233;s. A l'heure actuelle, nos h&#233;ros sont nos soignants, issus de toutes les r&#233;gions de France, ils m&#233;ritent, non seulement les applaudissements &#224; 20 heures, mais aussi la reconnaissance dans le temps. Saluons cette infanterie de premi&#232;re ligne car, comme l'a si bien dit Monsieur le Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#171; nous sommes en guerre &#187;. Souhaitons que nos vieilles habitudes disparaissent, l'&#233;go&#239;sme, le toujours plus et retrouvons le plaisir du partage, r&#233;inventons de nouvelles m&#233;thodes pour la solidarit&#233;, surtout avec ceux qui ont le moins. Le confinement, certes n&#233;cessaire avec l'application des gestes barri&#232;re, nous a fait percevoir la n&#233;cessit&#233; de mettre fin au gaspillage et retourner &#224; l'essentiel. Il faut convenir que ce virus, &#224; peine perceptible au microscope, s'inscrit comme le plus grand perturbateur de l'&#233;conomie mondiale et nous interroge sur les vraies valeurs et le sens de la vie.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une chose est certaine, demain le tourisme de masse aura v&#233;cu pour laisser place au tourisme intelligent. Pour ma part, je reste convaincu que dans un proche avenir, nos m&#233;decins, nos chercheurs, nos scientifiques avec peut-&#234;tre l'aide de l'intelligence artificielle trouveront avec la complicit&#233; d'algorithmes, le vaccin n&#233;cessaire qui permettra au monde entier de retrouver sa s&#233;r&#233;nit&#233;. Faisons leur confiance. A ce moment-l&#224; et seulement l&#224;, l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s ne sera plus sur nos t&#234;tes. En attendant ce jour, soyons prudents et patients et ne rangeons pas trop vite au placard les gestes barri&#232;re, conditions essentielles &#224; la protection du plus grand nombre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:350px;'&gt; &lt;/span&gt;Patrick Desingly, Pr&#233;sident.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;Strong&gt;Nouveau tarif&lt;/Strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;A partir du n&#176;87, le prix de vente de notre revue sera de 6 et l'abonnement pour 4 num&#233;ros &#224; 24 . Nos fid&#232;les lecteurs comprendront la n&#233;cessit&#233; de cette augmentation pour assurer l'&#233;quilibre financier, la qualit&#233; et la survie de notre publication&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Aussit&#244;t 1918 : Les abattoirs de Menou.</title>
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		<dc:date>2020-06-29T11:48:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Quand un vieux meurt, c'est une biblioth&#232;que qui br&#251;le &#187; dit ce proverbe attribu&#233; aux Arabes, mais aussi aux Chinois, aux Russes Comme nous regrettons de ne pas avoir assez fait parler nos anciens ! Heureusement, il nous reste les &#233;crits et parfois nous retrouvons des t&#233;moignages du temps pass&#233; tout &#224; fait par hasard. C'est le cas de celui que nous vous proposons dans son int&#233;gralit&#233; tant il nous parait int&#233;ressant. Nous remercions Chantal Palin de nous avoir transmis ce document. C'est en rangeant le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand un vieux meurt, c'est une biblioth&#232;que qui br&#251;le &#187; dit ce proverbe attribu&#233; aux Arabes, mais aussi aux Chinois, aux Russes Comme nous regrettons de ne pas avoir assez fait parler nos anciens ! Heureusement, il nous reste les &#233;crits et parfois nous retrouvons des t&#233;moignages du temps pass&#233; tout &#224; fait par hasard. C'est le cas de celui que nous vous proposons dans son int&#233;gralit&#233; tant il nous parait int&#233;ressant. Nous remercions Chantal Palin de nous avoir transmis ce document. C'est en rangeant le grenier de la maison de sa m&#232;re, Madame Palin, qui tenait la boucherie-charcuterie &#224; Menou, qu'elle a trouv&#233; ce document attribu&#233; &#224; la famille Lelorain, eux aussi bouchers rue Chanzy de 1911 &#224; 1973.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s la tourmente des ann&#233;es 1914 &#224; 1918, d&#232;s 1919, le mode de vie, de travail et des transactions pour le commerce du b&#233;tail et des viandes n'avait pas encore beaucoup &#233;volu&#233; dans notre r&#233;gion d'Argonne.&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_4750 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH279/abatoirs_ph1-edc48.jpg?1773521978' width='350' height='279' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les marchands de bestiaux, comme les bouchers et les charcutiers, continuaient, comme avant la Guerre, leurs contacts d'achat et de vente avec les petites et moyennes exploitations de cultivateurs-&#233;leveurs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Presque tous les bovins &#233;taient vendus &#224; la pi&#232;ce apr&#232;s accord sur l'estimation, la bascule ne servant que pour les veaux, porcs ou agneaux ; les veaux &#233;taient g&#233;n&#233;ralement vendus au maximum &#224; 90 ou 100 kg vifs ; c'&#233;tait un poids commode pour la d&#233;coupe et la pr&#233;sentation.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A ce moment-l&#224; le boucher ou le marchand de bestiaux jouissait souvent d'une certaine consid&#233;ration. Avec son exp&#233;rience (c'&#233;tait souvent un don), d&#232;s son entr&#233;e dans une &#233;table, il savait, apr&#232;s avoir touch&#233; l'animal, son poids et sa qualit&#233; de viande.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Si certains marchands avaient une vach&#232;re pour charger deux bovins, chaque boucher poss&#233;dait sa b&#233;taill&#232;re pour une b&#234;te, attel&#233;e &#224; un cheval. (Il avait &#233;t&#233; possible d'acheter des chevaux canadiens de r&#233;cup&#233;ration apr&#232;s la guerre). Ce v&#233;hicule, en forme de caisse surbaiss&#233;e, n'avait le plancher qu'&#224; 30 cm du sol gr&#226;ce &#224; son essieu incurv&#233; et l'arri&#232;re servant de pont permettant l'entr&#233;e facile du bovin. Charg&#233;, la vitesse n'&#233;tait que celle d'un cheval au pas. Un treuil, avec son c&#226;ble, pouvait servir pour les animaux r&#233;ticents.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le chariot &#224; ridelles, tract&#233; &#233;galement par un cheval, servait au ramassage et au transport des veaux, porcs et moutons. Souvent beaucoup de b&#234;tes de viande &#233;taient amen&#233;es par les vendeurs eux-m&#234;mes, attach&#233;es &#224; l'arri&#232;re d'un tombereau ou m&#234;me en libert&#233; sur les routes encore non goudronn&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour les porcs, le transport &#233;tait facilit&#233; en coin&#231;ant l'animal dans la fameuse &#171; bo&#238;te &#224; cochon &#187;, cage tr&#232;s pratique en bois ou en tubulure, comme une chaise &#224; porteur. Elle servait aussi pour les pesages. Beaucoup de fermes en poss&#232;dent encore aujourd'hui.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il y avait, &#224; l'&#233;poque, beaucoup de b&#234;tes d'&#233;levage pour la viande et le lait dans tous les villages de l'arrondissement et m&#234;me &#224; Sainte-M&#233;nehould il y avait cinq fermes importantes, l'Argonne &#233;tant, en allant vers l'est, le d&#233;but des bonnes p&#226;tures.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Beaucoup de petites &#233;tables avaient cinq-six vaches trayantes et quelques jeunes pour l'avenir. Mais rares &#233;taient ceux qui n'&#233;levaient pas chaque ann&#233;e un veau m&#226;le bien choisi pour faire un taureau. Ces taureaux dits &#171; de pays &#187; (800 kg environ), bien nourris et non surmen&#233;s constituaient, &#224; 35 ou 40 mois, des bovins de relative bonne viande non n&#233;gligeable.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Chaque ferme ayant ses loges &#224; porcs nourrissait deux ou trois cochons pour sa consommation personnelle et aussi la vente. Ces porcs graissaient dans la chaleur des loges construites en bois ; couch&#233;s dans la paille, ils dig&#233;raient la &#171; Cuierie &#187;, soupe consistante avec pommes de terre, grains et eaux grasses.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est &#224; cette &#233;poque qu'en quittant Sainte-M&#233;nehould vers l'ouest on rencontrait dans chaque village une ou plusieurs troupes de moutons, M&#233;rinos, Disney-M&#233;rinos, Ile-de-France, brebis, b&#233;liers et agneaux avec leur berger.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Chaque boucher ou charcutier avait son abattoir ou sa tuerie &#224; porcs derri&#232;re sa maison de commerce.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il y en avait deux &#224; Givry-en-Argonne, une &#224; Passavant-en-Argonne, une &#224; Herpont, une &#224; Ville-sur-Tourbe, une &#224; Vienne-le-Ch&#226;teau, une &#224; La Neuville-au-Pont, ainsi que deux aux Islettes, avec aussi, dans cette Meuse si voisine, deux tueries &#224; porcs et plus loin, &#224; Clermont-en-Argonne et Varennes, il y avait aussi un abattoir communal.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cet environnement, avec l'abattoir communal de Sainte-M&#233;nehould au centre, rendait les transactions faciles et garantissait des viandes non tourment&#233;es par de trop longs parcours du b&#233;tail vivant ou en viande. Pour les b&#234;tes accident&#233;es, qui sont l'impr&#233;vu de chaque &#233;leveur, ces abattoirs &#224; leur disposition jour et nuit permirent souvent de sauver ce qui pouvait l'&#234;tre en viande de qualit&#233;, apr&#232;s les contr&#244;les v&#233;t&#233;rinaires.&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_4751 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH504/abatoirs_ph2-9aec2.jpg?1773521978' width='250' height='504' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans les premi&#232;res ann&#233;es de cet apr&#232;s-guerre, il &#233;tait abattu un bovin tous les deux jours par le boucher de La Neuville-au-Pont ; celui-ci approvisionnait les cantines de r&#233;cup&#233;rateurs qui travaillaient dans la zone rouge toute proche.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A Sainte-M&#233;nehould, l'abattoir municipal dont la construction datait du d&#233;but du 19&#232;si&#232;cle (d'apr&#232;s un plan de Ste-M&#233;nehould &#233;tabli en 1836 sous Louis Philippe, l'abattoir &#233;tait d&#233;j&#224; construit) avait un concierge asserment&#233; ; celui-ci &#233;tait charg&#233; de toutes les surveillances, du pesage des animaux vivants (&#224; la demande) et de toutes les viandes pour la redevance mensuelle.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;	&lt;span class='spip_document_4754 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/abatoirs_ph3-4f2b0.jpg?1773521978' width='200' height='267' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les abattoirs avaient &#233;t&#233; construits en dehors de la ville, sur la route de Moiremont, de l'autre c&#244;t&#233; du pont sur l'Aisne, nomm&#233; Pont des Maures et par d&#233;formation Pont des Morts. On y acc&#233;dait, &#224; partir de la place par la rue des pr&#233;s et le faubourg des pr&#233;s qui deviendra rue de la lib&#233;ration. On remarquera sur ce plan de 1836 le moulin des Pr&#233;s, aujourd'hui les vannes. Sur le plan de la ville dress&#233; en 1980, les abattoirs sont mentionn&#233;s n&#176;5 avec les b&#226;timents publics, mais dans la l&#233;gende il a &#233;t&#233; rajout&#233; &#224; c&#244;t&#233; de &#171; 5 : abattoirs &#187; la mention : &#171; , &#233;crite &#224; la main. &#187;anciens&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le b&#226;timent principal &#233;tait divis&#233; en cinq cases s&#233;par&#233;es pour l'abattage et d'une tuerie &#224; porcs avec le grilloir &#224; paille ; de l'autre c&#244;t&#233; d'une vaste cour, &#233;taient les &#233;curies d'attente pour bovins, veaux et moutons, et les stalles &#224; cochons avec mangeoires. Cinq bovins pouvaient donc &#234;tre abattus simultan&#233;ment, ainsi qu'autant de veaux, porcs ou agneaux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les cases s&#233;par&#233;es permettaient &#224; chaque professionnel de traiter ses viandes dans les meilleures conditions, en vue d'une conservation &#224; l'air libre des carcasses, jamais mouill&#233;es, elles &#233;taient &#233;pong&#233;es de leur sang avec des torchons propres et secs ; la fente faite au couperet &#233;vitait les d&#233;chirures (nids &#224; mouches). Ainsi travaill&#233;s, les &#171; quartiers &#187; pouvaient attendre le jour de vente sans frigorifique ni glaci&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il &#233;tait pris beaucoup de soins &#224; la d&#233;pouille, les cuirs &#233;taient bien soign&#233;s en &#233;vitant trous et coutelures, pes&#233;s &#224; la r&#233;ception par Monsieur Leleu, du caf&#233; de l'Abattoir. Ces cuirs eurent une certaine valeur apr&#232;s la guerre de 1914-1918.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4753 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH288/abatoirs_ph4-20f61.jpg?1773740754' width='500' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'abattoir avait un puits, avec un simple treuil mais la rivi&#232;re toute proche fournissait l'eau n&#233;cessaire. Ce puits servit encore par moments, m&#234;me de nos jours, lorsque les gel&#233;es avaient d&#233;t&#233;rior&#233; les conduites.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une triperie avait &#233;t&#233; construite en 1934 o&#249; les bouchers traitaient leurs abats eux-m&#234;mes. Il n'y avait plus de tripier depuis 1925.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La grille d'entr&#233;e devait &#234;tre soigneusement ferm&#233;e avant chaque abattage et, malgr&#233; cela, par une chaude journ&#233;e d'&#233;t&#233;, plusieurs agneaux s'&#233;taient &#233;chapp&#233;s et un &#171; r&#233;calcitrant &#187; ne fut rattrap&#233; par les gar&#231;ons-bouchers que devant la maison Philbert, rue Chanzy, &#224; la grande joie des passants. Moins heureux fut celui qui, s'&#233;tant &#233;chapp&#233; par la petite porte du jardin un jour d'hiver, plongea dans l'Aisne en crue et p&#233;rit noy&#233; et perdu (pour le boucher).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les tueries particuli&#232;res furent supprim&#233;es progressivement au cours des ann&#233;es soixante. La loi du 8 juillet 1968 nota la suppression ou la reconversion de beaucoup d'abattoirs publics municipaux&lt;br&gt;. &lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;A suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Reconstruction apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale .</title>
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		<dc:date>2020-06-28T11:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Le Hingrat</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une ligne de front d&#233;vastatrice pour l'Argonne &lt;br class='autobr' /&gt; Durant la Premi&#232;re Guerre Mondiale, la ligne de front coupe le massif argonnais d'ouest en est &#224; sa partie m&#233;diane. Apr&#232;s quatre ann&#233;es de guerre, les villages sont en ruines, les terres sont an&#233;anties, des croix indiquent le sacrifice. En novembre 1918, l'armistice est sign&#233;. Il est temps de reconstruire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; Charte des sinistr&#233;s &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Le 17 avril 1919 est vot&#233;e la loi sur la r&#233;paration des dommages caus&#233;s par les faits de la guerre, dite &#171; Charte des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Une ligne de front d&#233;vastatrice pour l'Argonne&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Durant la Premi&#232;re Guerre Mondiale, la ligne de front coupe le massif argonnais d'ouest en est &#224; sa partie m&#233;diane. Apr&#232;s quatre ann&#233;es de guerre, les villages sont en ruines, les terres sont an&#233;anties, des croix indiquent le sacrifice. En novembre 1918, l'armistice est sign&#233;. Il est temps de reconstruire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;La &#171; Charte des sinistr&#233;s &#187;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 17 avril 1919 est vot&#233;e la loi sur la r&#233;paration des dommages caus&#233;s par les faits de la guerre, dite &#171; Charte des sinistr&#233;s &#187;. La base est le principe de solidarit&#233;. Les sinistr&#233;s se regroupent en coop&#233;rative afin de g&#233;rer les dossiers plus rapidement et d'&#234;tre conseill&#233;s. Certaines sont sp&#233;cialis&#233;es comme les coop&#233;ratives des mairies-&#233;coles ou les dioc&#233;saines.&lt;span class='spip_document_4755 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH353/reconstruction_ph1_n87-e3e66.jpg?1773519796' width='250' height='353' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Face &#224; la population d&#233;munie, des habitats provisoires sont propos&#233;s. Il est con&#231;u 2 types de cabanes : la cabane Adrian, du nom d'un sous-intendant militaire Louis Adrian, et la cabane Nissen.&lt;span class='spip_document_4756 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH269/reconstruction_ph2_n87-5063d.jpg?1773519796' width='350' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;L'adoption et l'aide financi&#232;re aux communes sinistr&#233;es&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la fin de la guerre, les villages sont adopt&#233;s par des communes non d&#233;truites par la guerre. Elles apportent des aides financi&#232;res pour la reconstruction. Pour le d&#233;tail des dons aux communes du canton de Ville-sur-Tourbe, consulter la revue &#171; Le Petit journal de Sainte-M&#233;nehould et ses voisins d'Argonne &#187;, n&#176;68, pages 7 et 8.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Certains villages sont an&#233;antis, particuli&#232;rement ceux situ&#233;s &#224; l'ouest de la vall&#233;e de la Tourbe. Ils ne sont pas reconstruits. En 1950, le nom de ces villages d&#233;truits est accol&#233; aux noms des villages proches.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Le plan des villages et l'architecture avant la guerre ?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans l'ensemble, les villages pr&#233;sentent un b&#226;ti assez compact et continu le long des rues. Les maisons sont g&#233;n&#233;ralement &#224; pans de bois. Les toitures sont recouvertes de tuiles &#171; canal &#187;. Les &#233;tables, les granges sont au milieu du village. L'usoir est cet espace de chaque c&#244;t&#233; de la chauss&#233;e o&#249; l'on d&#233;pose le fumier et les outils agraires. Tout ce b&#226;ti, parfois disparate, se m&#234;le sans soucis d'alignement. Les habitants et les animaux se c&#244;toient. Les routes ne sont pas goudronn&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ci-dessous : La Grande Rue de Ville-sur-Tourbe et la rue des Ponts &#224; Vienne-le-Ch&#226;teau, avant ou durant la Premi&#232;re Guerre Mondiale et aujourd'hui, les maisons construites lors de la reconstruction.&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_4757 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/reconstruction_ph3_n87-ab5fe.jpg?1773740754' width='500' height='333' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;De nouveaux plans et la recomposition des villages&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur les bases de l'architecture traditionnelle et des particularit&#233;s r&#233;gionales, d&#232;s 1915, les architectes Agache, Aubertin et Redont impulsent dans leur ouvrage &lt;i&gt;&#171; Comment reconstruire nos cit&#233;s d&#233;truites &#187;&lt;/i&gt; des principes fondateurs d'un nouvel urbanisme.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur la base de la loi &#171; Cormudet &#187; du 14 mars 1919 imposant un plan d'alignement, de nivellement et d'am&#233;nagement, le g&#233;nie civil est en charge d'&#233;tudier les nouveaux plans o&#249; les notions d'hygi&#233;nisme, de circulation et d'agr&#233;ment sont &#233;galement prises en compte. Les villages sont recompos&#233;s et deviennent a&#233;r&#233;s, moins denses. L'habitat est individualis&#233;. En g&#233;n&#233;ral, les &#233;tables sont s&#233;par&#233;es des logis afin que les animaux ne cohabitent plus avec les personnes. Les b&#226;timents publics sont regroup&#233;s autour de la place du village o&#249; le monument aux morts est au centre. Les villages se dotent notamment de l'adduction d'eau et d&#233;velopperont leurs r&#233;seaux &#233;lectriques un peu plus tard. Il convient, aussi, de penser &#224; l'arriv&#233;e de l'automobile. La Soci&#233;t&#233; Des Architectes du Gouvernement (SDAG) effectue des recherches sur la standardisation des proc&#233;d&#233;s de construction et l'&#233;laboration des mat&#233;riaux de substitution. L'Union des syndicats d'architectes agr&#233;&#233;s publie un album de 59 planches : &#171; Standardisation d'&#233;l&#233;ments de construction &#8220; Charpente et menuiserie &#187;, dont une partie caract&#233;rise des &#233;l&#233;ments architecturaux propres aux r&#233;gions impact&#233;es.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;b&gt;La standardisation des proc&#233;d&#233;s et des mat&#233;riels de construction&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4758 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH231/reconstruction_ph4_n87-9688b.jpg?1773519796' width='300' height='231' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les maisons sont reconstruites sur un m&#234;me plan, avec un &#233;tage. Les ouvertures sont sym&#233;triques par rapport &#224; l'axe de la porte d'entr&#233;e. La brique est fabriqu&#233;e industriellement et majoritairement utilis&#233;e. L'utilisation de nouveaux mat&#233;riaux, notamment le b&#233;ton, les profil&#233;s d'acier en I (IPN) se g&#233;n&#233;ralisent, ainsi que la pierre taill&#233;e industriellement. Les volets en bois sont remplac&#233;s par des persiennes m&#233;talliques. Il en est de m&#234;me pour les toitures avec des couvertures r&#233;alis&#233;es en tuiles &#224; embo&#238;tement, dite m&#233;canique de par sa fabrication m&#233;canis&#233;e.&lt;span class='spip_document_4759 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L325xH246/reconstruction_ph5_n87-4d766.jpg?1773519796' width='325' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Les ma&#231;ons apportent une touche esth&#233;tique en r&#233;alisant des ornements aux motifs g&#233;om&#233;triques avec des briques aux couleurs diff&#233;rentes et en relief. Les chaines d'angles, les bandeaux et les corniches en forme de frise, les linteaux, parfois arrondis sont ainsi r&#233;hauss&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'Art D&#233;co succ&#232;de &#224; l'Art Nouveau. Les deux mouvements &#233;mergent en r&#233;action aux grands &#233;v&#233;nements mondiaux, l'Art Nouveau au moment de l'industrialisation &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, l'Art D&#233;co apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale. Lors de la reconstruction, pour certains b&#226;timents et les maisons bourgeoises, les architectes s'inspirent de l'Art D&#233;co.&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Les mairies-&#233;coles&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4760 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH199/reconstruction_ph6_n87-32476.jpg?1773519796' width='300' height='199' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ces &#233;difices publics deviennent le symbole de la R&#233;publique victorieuse. Ils se doivent d'&#234;tre remarquables et affirmer le caract&#232;re institutionnel. La petite mairie de Rouvroy-Ripont ne d&#233;roge pas &#224; ces r&#232;gles avec quelques &#233;l&#233;ments architecturaux &#233;tonnants pour ce petit &#233;difice. La fa&#231;ade est dot&#233;e d'un oriel (fen&#234;tre en encorbellement &#224; 3 c&#244;t&#233;s), d'un porche dont le fronton est pourvu d'une horloge et d'un porte-drapeau. La sym&#233;trie est &#233;galement respect&#233;e pour les ouvertures. Le toit pentu est &#224; 2 pentes avec une croupette.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Les &#233;glises&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour la Reconstruction, par exemple, l'architecture de l'&#233;glise de Saint-Thomas-en- Argonne diff&#232;re de celle d'avant 1914. La pierre employ&#233;e n'est plus la m&#234;me. L'ext&#233;rieur de la nef montre une fa&#231;ade partag&#233;e en 3 trav&#233;es surmont&#233;es de pignons. L'ensemble est domin&#233; par un imposant clocher accol&#233; d'une tourelle. L'eau des toitures s'&#233;coule par des gargouilles.&lt;span class='spip_document_4761 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH158/reconstruction_ph7_n87-f7c67.jpg?1773740754' width='500' height='158' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aujourd'hui, cette architecture des &#171; Ann&#233;es 20 &#187; nous est famili&#232;re. Nos villages pr&#233;sentent une belle harmonie avec des fa&#231;ades demandant peu d'entretien. Lors de nos promenades, nous pouvons appr&#233;cier de nombreux d&#233;tails architecturaux mis en &#339;uvre habilement par les artisans de l'&#233;poque.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Jean-Louis Le Hingrat.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;&lt;b&gt;Bibliographie&lt;/b&gt;&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'adoption des communes apr&#232;s la guerre de 14/18, Dominique Delacour, &#171; Le Petit Journal de Sainte-M&#233;nehould et ses voisins d'Argonne &#187;, n&#176;68.&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La Reconstruction des ann&#233;es 20 en Meuse.&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Reconstructions des ann&#233;es 1920 et 1950 en lorraine, un renouveau architectural et urbain, co&#233;dit&#233; par La Gazette lorraine et URCAUE Lorraine, septembre 2011.&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les maisons de la Reconstruction, 1920/1930, CAUE 80.&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Reims &#224; l'&#233;poque de l'Art D&#233;co, une ville reconstruite apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale, Olivier Rigaud, ed. Patrimoine ressources, 2006.&lt;br&gt; -&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;glise de saint-Thomas-en-Argonne, Sylvain Mikus, &#171; Le Petit journal &#187;n&#176;68, p.28 &#224; 31&lt;/font&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/la-reconstruction-apres-la-premiere-guerre-mondiale_a1289.pdf" length="496792" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Poste dans la premi&#232;re moiti&#233; du 20e si&#232;cle.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1290</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1290</guid>
		<dc:date>2020-06-27T11:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delacour</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Gilbert Wadel, facteur des ann&#233;es 1940 aux ann&#233;es 1960, par son fils Marc Wadel. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;A cette &#233;poque, mon p&#232;re est facteur au bureau de poste de Dommartin-sut-Y&#232;vre, alors chef-lieu de canton (transf&#233;r&#233; &#224; Givry-en-Argonne en 1958). Il assure la distribution du courrier pour Dommartin-sur-Y&#232;vre, Varimont et Somme-Y&#232;vre. Comme sa tourn&#233;e est restreinte, il est class&#233; auxiliaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Pendant la guerre, et en alternance de 15 jours avec le facteur de Dampierre-le-Ch&#226;teau, M. Poirier am&#232;ne le sac de Dampierre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Gilbert Wadel, facteur des ann&#233;es 1940 aux ann&#233;es 1960, par son fils Marc Wadel.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#034;&lt;span class='spip_document_4792 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH303/la_poste_ph1_n87-6651b.jpg?1773521831' width='300' height='303' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;A cette &#233;poque, mon p&#232;re est facteur au bureau de poste de Dommartin-sut-Y&#232;vre, alors chef-lieu de canton (transf&#233;r&#233; &#224; Givry-en-Argonne en 1958). Il assure la distribution du courrier pour Dommartin-sur-Y&#232;vre, Varimont et Somme-Y&#232;vre. Comme sa tourn&#233;e est restreinte, il est class&#233; auxiliaire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pendant la guerre, et en alternance de 15 jours avec le facteur de Dampierre-le-Ch&#226;teau, M. Poirier am&#232;ne le sac de Dampierre et le sien au bureau de Menou en partant d&#232;s 3 heures du matin et il reprend le courrier de ces deux bureaux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le soir, vers 17 heures, il porte le courrier de Dommartin-sur-Y&#232;vre et celui de Dampierre &#224; l'arr&#234;t des cars de Voilemont. Il y retrouve le facteur de Valmy, le rendez-vous est au caf&#233; Herbin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans ces ann&#233;es 1940, les Allemands ont un camp de prisonniers fran&#231;ais &#224; Somme-Y&#232;vre sous les grands arbres au bout du village. Des militaires y montent la garde et les prisonniers attendent le courrier avec impatience.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4793 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH186/la_poste_ph2_n87-287ac.jpg?1773521831' width='300' height='186' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le v&#233;lo est le moyen de locomotion et mon p&#232;re a fabriqu&#233; la petite remorque pour y mettre les colis. J'ai alors une dizaine d'ann&#233;es et je le guette &#224; son retour de tourn&#233;e. Le bruit de la remorque sautillant m'amuse beaucoup. Ensuite je l'accroche derri&#232;re mon petit v&#233;lo. C'est peut-&#234;tre le d&#233;but de mon int&#233;r&#234;t pour les deux roues. En effet c'est devenu mon m&#233;tier plus tard.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - - - - &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voici le t&#233;moignage d'une guicheti&#232;re du bureau de Givry-en-Argonne o&#249; Gilbert est rattach&#233; : &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but des ann&#233;es 1960, par une journ&#233;e d'hiver enneig&#233;e, Gilbert Wadel est arriv&#233; au bureau apr&#232;s 10 km de marche &#224; pied depuis Dommartin-sur-Y&#232;vre avec son v&#233;lo sur le dos pour pouvoir assurer la distribution du contenu de sa tourn&#233;e. Mais le courrier n'est jamais arriv&#233; au bureau de poste, les cong&#232;res ayant eu le dernier mot. La suite reste &#224; d&#233;couvrir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Un exemple de la distribution du courrier apr&#232;s la guerre 1940-1945.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4794 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH169/la_poste_ph3_n87-f9f60.jpg?1773521831' width='200' height='169' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Henri Appert, de la Croix-en-Champagne, est facteur. Il utilise la bicyclette pour se d&#233;placer et assurer sa tourn&#233;e dans les ann&#233;es 1950-1960.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour d&#233;finir le d&#233;roulement de ses journ&#233;es, voici une phrase un peu coquine utilis&#233;e en premier par ceux qui l'ont connu : &#171; Le parcours aller de sa tourn&#233;e se fait en ligne droite et un peu plus tard, le retour est un peu plus sinueux &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce t&#233;moignage refl&#232;te tout simplement cette &#233;poque : c'est un travail physique, dur, &#224; responsabilit&#233;, r&#233;alis&#233; en majorit&#233; par des hommes. Henri Appert commence sa journ&#233;e &#224; 6 h le matin, &#224; v&#233;lo pour rejoindre le bureau de poste &#224; Auve. L&#224;, il va trier, mettre en ordre le courrier, prendre ce qu'il faut pour le distribuer au village. Puis, avec le v&#233;lo alourdi par le courrier et son propre poids, il rejoint Tilloy puis La Croix,&lt;span class='spip_document_4795 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH216/la_poste_ph4_n87-c0f73.jpg?1773521831' width='200' height='216' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; sans oublier les &#233;carts, revient &#224; Auve d&#233;poser les courriers re&#231;us et retourner vers La Croix, soit environ 30 km en tout. Il se retrouve chez lui vers 14 h pour enfin casser la cro&#251;te.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La m&#233;t&#233;o n'est pas toujours tendre avec lui, &#224; cause du vent, de la neige, du verglas, de la chaleur et surtout de la pluie, ennemie du papier et alourdissant les habits perm&#233;ables &#224; l'&#233;poque.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La distribution se fait en entrant dans les maisons pour y d&#233;poser les nouvelles, plus ou moins bonnes, r&#233;gler en argent liquide les retraites et autres mandats, mais apportant aussi des courriers nettement moins appr&#233;ci&#233;s.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans certaines maisons, la gentillesse, voire l'amiti&#233; aboutissent souvent &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233;. Elle s'exprime spontan&#233;ment en offrant une boisson r&#233;chauffante ou d&#233;salt&#233;rante suivant la temp&#233;rature, soit une autre un tantinet plus remontante Cette derni&#232;re, parfois trop r&#233;p&#233;t&#233;e peut alors faire d&#233;sordre &#224; la fin d'une tourn&#233;e. L'exc&#232;s provient surtout de ceux qui offrent ce remontant pour profiter eux-m&#234;mes de l'occasion, sans se pr&#233;occuper si cela peut se r&#233;p&#233;ter plusieurs fois pour le facteur, car trop bien &#233;lev&#233; pour refuser !!!&lt;br&gt; &lt;span class='spip_document_4796 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH181/la_poste_ph5_n87-53509.jpg?1773740754' width='500' height='181' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;L'&#233;volution de la poste au 20&#232;si&#232;cle.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette &#233;volution a permis beaucoup d'avanc&#233;es, accompagn&#233;es parfois du revers de la m&#233;daille.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La distribution du courrier s'est modernis&#233;e. &lt;span class='spip_document_4797 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH187/la_poste_ph6_n87-f616b.jpg?1773521831' width='300' height='187' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Les d&#233;buts se sont faits &#224; la marche &#224; pied (p&#233;dibus jambus comme cela se disait autrefois). La traction animale a suivi, laissant, au d&#233;but du 20e si&#232;cle la place &#224; la bicyclette, puis &#224; l'automobile.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le progr&#232;s des d&#233;placements entra&#238;ne petit &#224; petit la suppression des points poste, agences postales, bureaux de poste Aujourd'hui, dans notre secteur, il n'y a plus que 2 bureaux de poste, des banques postales, &#224; Sainte-M&#233;nehould, Vienne-le-Ch&#226;teau, et un centre de distribution &#224; Menou, d&#233;tach&#233; du bureau depuis 1998.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 1960, des fourgonnettes, bureaux mobiles, ont sillonn&#233; la campagne pour remplacer les bureaux et agences ayant cess&#233; leur activit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'arriv&#233;e des &#171; sidex &#187; dans les ann&#233;es 1970-80 est une autre &#233;tape. Les mairies ont &#233;t&#233; contact&#233;es pour les accepter ou les refuser. Au d&#233;but, certains clients ont refus&#233; la d&#233;cision positive de la mairie. Appel&#233;s r&#233;fractaires, les facteurs, g&#234;n&#233;s eux aussi, les servent en fin de tourn&#233;e. Dans notre secteur il y a des sidex &#224; peu pr&#232;s dans la moiti&#233; des villages.&lt;span class='spip_document_4798 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH243/la_poste_ph7_n87-6fe3d.jpg?1773521831' width='300' height='243' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au d&#233;but du 20e si&#232;cle il y a souvent une personne charg&#233;e de distribuer le courrier pour son village. Les facteurs ont eu, petit &#224; petit de grosses responsabilit&#233;s avec les lettres recommand&#233;es, les mandats avec des sommes cons&#233;quentes &#224; remettre aux usagers. Ils ont droit jusqu'&#224; 25 mandats journaliers &#224; distribuer. Les erreurs et pertes d'argent sont &#224; leur charge.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les bo&#238;tes aux lettres deviennent obligatoires dans les ann&#233;es 1980. Et depuis, les techniques nouvelles, la robotisation, le num&#233;rique, ont fait &#233;voluer les fa&#231;ons d'op&#233;rer, apportant des avanc&#233;es int&#233;ressantes, mais avec bien entendu, le revers de la m&#233;daille. Un exemple pour la poste : la chute du volume de courrier depuis peu l'oblige &#224; trouver sans cesse des solutions pour survivre. Et les probl&#232;mes humains sont &#224; r&#233;soudre.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Les timbres.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quand on parle de la poste, il ne faut pas oublier les timbres. En plus de leur fonction, ils font la joie de nombreuses personnes, en particulier les collectionneurs nomm&#233;s philat&#233;listes. Vu l'abondance des diff&#233;rentes esp&#232;ces, &lt;span class='spip_document_4799 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH204/la_poste_ph9_n87-28683.jpg?1773521831' width='300' height='204' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;ce doit &#234;tre un v&#233;ritable casse-t&#234;te.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Rempla&#231;ant les cursives, ils sont mis en service d&#232;s juin 1849 et obligatoires en 1854. Au d&#233;but ils repr&#233;sentent l'effigie de la femme, symbole de la R&#233;publique, puis Napol&#233;on III la remplace. Ensuite, c'est Marianne, repr&#233;sent&#233;e par un buste de femme coiff&#233;e d'un bonnet phrygien apparu en 1792 pendant la R&#233;volution. Puis la semeuse a &#233;t&#233; choisie en 1903 pour une quarantaine d'ann&#233;es. Maintenant, les nouveaut&#233;s avec des th&#232;mes diff&#233;rents paraissent sans cesse.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les timbres et les flammes postales &#224; caract&#232;re local sont particuli&#232;rement recherch&#233;s et pris&#233;s. Le num&#233;ro du d&#233;partement, appos&#233; sur le cachet d&#232;s 1830 puis abandonn&#233;, est r&#233;apparu en 1965. En 1972, c'est l'arriv&#233;e du code postal : 51800 pour le secteur de Sainte-M&#233;nehould. Dans l'arrondissement, quelques villages sont en 51460 (Courtisols), en 51600 (Suippes) et &lt;span class='spip_document_4800 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH207/la_poste_ph10_n87-47c44.jpg?1773521831' width='300' height='207' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;en 51330 (Givry-en-Argonne est maintenant desservi par Ste-M&#233;nehould mais garde son ancien num&#233;ro).&lt;br&gt;
A propos de la couleur des timbres, deux anciens facteurs ont fait la m&#234;me constatation : ils &#233;coulent plus de timbres rouges (les plus chers) dans la partie est de la tourn&#233;e, c'est-&#224;-dire l'Argonne, que dans la partie ouest cens&#233;e &#234;tre plus &#224; l'aise financi&#232;rement, mais attir&#233;e en majorit&#233; par les timbres verts (moins chers).&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On peut en d&#233;duire nombre d'explications. Je vais me lancer dans quelques interpr&#233;tations personnelles :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Soit plus les gens sont ais&#233;s, moins ils sont g&#233;n&#233;reux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Soit il y a des gens plus fut&#233;s les uns que les autres.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Soit il y a des &#233;colos attir&#233;s par le vert et d'autres plus sanguins attir&#233;s par le rouge.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour finir avec cette liste qui peut &#234;tre compl&#233;t&#233;e, j'en arrive &#224; me demander si l'un des deux facteurs ou m&#234;me les deux ne sont pas daltoniens donc peu &#224; l'aise avec le vert et le rouge !!! En conclusion, m&#234;me les timbres ordinaires font parler d'eux.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Dominique Delacour&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/la-poste-dans-la-premiere-moitie-du-20e-siecle_a1290.pdf" length="673004" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au temps de l'Etoile Cycliste en photos.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1291</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1291</guid>
		<dc:date>2020-06-26T11:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Wadel</dc:creator>


		<dc:subject>Photographie ancienne</dc:subject>
		<dc:subject>Photo</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le v&#233;lo &#233;tait roi, et les spectateurs nombreux pendant les courses cyclistes. Que pouvait-on faire dans les ann&#233;es 60 ? Le foot, la gym, la musique &#224; l'Aiglonne et le v&#233;lo &lt;br class='autobr' /&gt; Le club &#233;tait n&#233; dans les ann&#233;es 1920 et comptait de nombreux adh&#233;rents dont certains gagnaient des courses, m&#234;me au niveau national comme Roger Rondaux qui fut champion de France (cyclo-cross) et m&#234;me champion du monde dans les ann&#233;es 50. &lt;br class='autobr' /&gt; Et pourtant, participer &#224; des courses n'&#233;tait pas si facile qu'aujourd'hui. On partait &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;Photographie ancienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Photo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le v&#233;lo &#233;tait roi, et les spectateurs nombreux pendant les courses cyclistes. Que pouvait-on faire dans les ann&#233;es 60 ? Le foot, la gym, la musique &#224; l'Aiglonne et le v&#233;lo&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le club &#233;tait n&#233; dans les ann&#233;es 1920 et &lt;span class='spip_document_4806 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L125xH224/etoile_cycliste_ph1_n87-edec4.jpg?1773519696' width='125' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;comptait de nombreux adh&#233;rents dont certains gagnaient des courses, m&#234;me au niveau national comme Roger Rondaux qui fut champion de France (cyclo-cross) et m&#234;me champion du monde dans les ann&#233;es 50.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et pourtant, participer &#224; des courses n'&#233;tait pas si facile qu'aujourd'hui. On partait &#224; v&#233;lo jusqu'&#224; la ville o&#249; se d&#233;roulait la course, on participait &#224; l'&#233;preuve et on revenait &#224; la maison &#224; v&#233;lo. Bien s&#251;r, il y avait, quand c'&#233;tait possible, le train, sans oublier la ligne nord-sud Vouziers-Givry et il y avait aussi la camionnette de monsieur Vatier !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Marc Wadel, qui a tenu longtemps un magasin de cycles avec son &#233;pouse Huguette, nous a confi&#233; quelques photos et ses souvenirs.&lt;span class='spip_document_4802 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/etoile_cycliste_ph2_n87-ceae3.jpg?1773740754' width='500' height='331' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;A l'&#233;poque de Jean Depors&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Jean Depors a tenu un magasin de cycles rue Chanzy, avec une pompe &#224; essence sur le trottoir. C'&#233;tait entre la rue du Puits et la place de l'h&#244;tel de ville.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;A lire l'article : &#171; M&#233;n&#233;hildien d'hier : Jean Depors &#187; par F. Duboisy, Petit journal n&#176;50, avril 2011.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_4803 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH710/etoile_cycliste_ph3_n87-0fc69.jpg?1773740754' width='500' height='710' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4804 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH361/etoile_cycliste_ph4_n87-3a5a8.jpg?1773740754' width='500' height='361' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Jean Depors est devant la pompe &#224; essence avec une casquette blanche. On remarquera les pav&#233;s de la rue, le salon de coiffure de Denise, la boulangerie, les meubles Vergne et au fond l'h&#244;tel de ville avec un chapiteau sur la place. Les coureurs n'ont pas de casque mais souvent une casquette et parfois des lunettes. Photo Carlier, ann&#233;es 60.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4805 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH410/etoile_cycliste_ph5_n87-621ef.jpg?1773740754' width='500' height='410' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Jean-Louis Poirier, Jean-Louis Ross, Eric Bozec, Bruno Galli, Christophe Francart, Bertrand Roncelet, Jean-Marc Wadel&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/au-temps-de-l-etoile-cycliste-en-photos_a1291.pdf" length="218237" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un soldat &#224; la maison.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1292</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1292</guid>
		<dc:date>2020-06-25T11:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ma m&#232;re m'a toujours racont&#233; qu'un Allemand &#233;tait chez nous, avenue Kellermann &#224; Sainte-M&#233;nehould. Qui &#233;tait-il, que faisait-il ? 12 juin 1940 : les arm&#233;es allemandes qui ont d&#233;ferl&#233; sur la France arrivent en Argonne. Le g&#233;nie fran&#231;ais fait sauter tous les ponts pour retarder l'avance des troupes. Bon nombre de M&#233;n&#233;hildiens partent en exode. &lt;br class='autobr' /&gt; Les Allemands s'installent rapidement en ville r&#233;quisitionnent des b&#226;timents et parmi ceux-ci le garage avenue Kellermann. C'&#233;tait le 27 mai Cela semble s'&#234;tre fait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;1939-1945&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4808 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH814/soldat_maison_ph2_n87-4e129.jpg?1773740754' width='500' height='814' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ma m&#232;re m'a toujours racont&#233; qu'un Allemand &#233;tait chez nous, avenue Kellermann &#224; Sainte-M&#233;nehould. Qui &#233;tait-il, que faisait-il ?&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;12 juin 1940 : les arm&#233;es allemandes qui ont d&#233;ferl&#233; sur la France arrivent en Argonne. Le g&#233;nie fran&#231;ais fait sauter tous les ponts pour retarder l'avance des troupes. Bon nombre de M&#233;n&#233;hildiens partent en exode.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Allemands s'installent rapidement en ville r&#233;quisitionnent des b&#226;timents et parmi ceux-ci le garage avenue Kellermann. C'&#233;tait le 27 mai Cela semble s'&#234;tre fait dans les r&#232;gles, en ex&#233;cution des prescriptions de la note de service 686 !... &#233;crite le 24 mai.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce soldat inconnu qui vivait dans notre maison est parti en 1943, appel&#233; sur le front russe. Il avait promis de revenir apr&#232;s la guerre, si les combats l'&#233;pargnaient. Cela s'est produit chez de nombreux Argonnais qui ont vu revenir un jour le combattant d'hier, cela prouve aussi que certains n'avaient gu&#232;re envie de cette guerre Mais cet Allemand-l&#224;, dont je n'ai jamais su ni le nom ni le pr&#233;nom, n'est jamais revenu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais pourquoi un Allemand vivait-il chez nous ? Pourquoi chez un particulier ? Tant de questions sans r&#233;ponses car les Anciens n'avaient pas souvent envie de parler de la guerre. Pas de r&#233;ponse donc jusqu'&#224; la d&#233;couverte d'une simple feuille de papier jauni &#233;crite &#224; la main par un officier.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Allemands, la 2&#232;arm&#233;e d'artillerie, avaient donc r&#233;quisitionn&#233; le garage de Claude Chardeville ; le tampon sur le papier stipule &lt;i&gt;&#171; Parc r&#233;quisition auto &#187;&lt;/i&gt;. Et une chambre de la maison que mon p&#232;re louait &#224; M. Chardeville &#233;tait occup&#233;e par le service des d&#233;tails et approvisionnements.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'officier des d&#233;tails est un officier subalterne en charge des services administratifs et, dans le cas pr&#233;sent, charg&#233; du parc automobile.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La double feuille manuscrite, d'une belle &#233;criture, r&#233;pertorie tout le mobilier des pi&#232;ces de la maison, y compris l'&#233;tat du papier peint ; un &#233;tat des lieux en quelque sorte. Avec une grande pr&#233;cision. Pour le cellier, il est &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Quelques bouteilles vides, une cuve en bois, un grand coffre en bois et quelques bocaux &#224; conserve qui sont vides &#187;&lt;/i&gt;. A quoi cela pouvait-il servir ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cependant, l'officier devait bien se d&#233;placer dans la maison. La pi&#232;ce n'avait pas d'acc&#232;s direct sur la rue et &#224; cette &#233;poque il n'y avait qu'un point d'eau, sur l'&#233;vier de la cuisine. Quant aux toilettes, c'&#233;tait une cabane en bois tout au fond du jardin, sans eau ni &#233;lectricit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le document est sign&#233; de M. Chardeville, le propri&#233;taire, et de l'officier des d&#233;tails. Dommage que l'on n'ait pas le nom de cet officier, ni celui de &#171; Monsieur le colonel commandant d'Armes de la place de Sainte M&#233;nehould &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4762 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/soldat_maison_n87-4fbd6.jpg?1773740754' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;C'est la pi&#232;ce sous le balcon qui avait &#233;t&#233; r&#233;quisitionn&#233;e. Le jour o&#249; la photo a &#233;t&#233; prise, il ne s'agissait pas de la lib&#233;ration mais peut-&#234;tre d'une course cycliste, du moins un &#233;v&#233;nement festif car on voit &#224; droite sur le trottoir des tables du caf&#233; Champion.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; On trouve partout en France des justificatifs de r&#233;quisitions de logements ou de d&#233;pendances qui sont souvent des &#233;l&#233;ments de r&#233;gularisation de situation car, dans la proclamation &#187;aux habitants des pays occup&#233;s&#171; du gouvernement militaire en France du20 juin 1940, on pr&#233;cise que : &#187;L'arm&#233;e allemande garantira aux habitants pleine s&#233;curit&#233; personnelle et sauvegarde de leurs biens&#171; , et cela implique notamment d'officialiser endroit l'occupation de locaux si n&#233;cessaire avec inventaire &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Allemands devaient donc &#233;tablir un &#171; contrat &#187; avec les propri&#233;taires de chaque maison qu'ils occupaient. Les plus connus de ces immeubles r&#233;quisitionn&#233;s sont l'h&#244;tel de ville (la mairie fut un temps install&#233;e dans un caf&#233; place d'Austerlitz), le grand &#171; Moderne H&#244;tel &#187; avenue de la gare et les maisons de la rue Philippe de La Force, dont la premi&#232;re fut il y a peu de temps sous-pr&#233;fecture.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les biens &#233;taient garantis cela n'a pas emp&#234;ch&#233; les Allemands, en cette fin ao&#251;t 1944, de mettre le feu aux b&#226;timents. L'h&#244;tel de ville aurait d&#251; subir le m&#234;me sort si un Major allemand n'&#233;tait pas intervenu.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si vous passez par l&#224;... La rue Pierre Brossolette.</title>
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		<dc:date>2020-06-24T11:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>Si vous passez par l&#224;...</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un s&#233;jour &#224; Paris, un tour dans les mus&#233;es, une visite au Panth&#233;on, l&#224; o&#249; sont tous les grands personnages. Une d&#233;ambulation dans la crypte, ici la tombe de Victor Hugo, l&#224; Simone Veil et puis le sarcophage de Pierre Brossolette. Tiens, voil&#224; un nom connu &#224; Menou. Le nom de Pierre Brossolette a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; une rue, entre la rue Florion et la rue du Milanais. Si beaucoup de noms comme Menu, Zo&#233; Michel ou encore Gaillot Aubert ne concernent que l'histoire locale, celui de Brossolette nous rappelle la Grande (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4763 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L125xH162/brossollette_ph1_n87-53a5c.jpg?1773521672' width='125' height='162' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un s&#233;jour &#224; Paris, un tour dans les mus&#233;es, une visite au Panth&#233;on, l&#224; o&#249; sont tous les grands personnages. Une d&#233;ambulation dans la crypte, ici la tombe de Victor Hugo, l&#224; Simone Veil et puis le sarcophage de Pierre Brossolette. Tiens, voil&#224; un nom connu &#224; Menou. Le nom de Pierre Brossolette a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; une rue, entre la rue Florion et la rue du Milanais. Si beaucoup de noms comme Menu, Zo&#233; Michel ou encore Gaillot Aubert ne concernent que l'histoire locale, celui de Brossolette nous rappelle la Grande histoire, la r&#233;sistance. D'ailleurs cela est mentionn&#233; sur la plaque de rue : &#171; H&#233;ros de la R&#233;sistance &#187;. Baillon, dans son livre d'histoire locale a &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Rue Brossolette : du nom d'un r&#233;sistant de la guerre 1940. Cette rue &#233;tait anciennement la continuation de la rue du Paradis appel&#233;e rue du Milanais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4764 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH340/brossollette_ph2_n87-5cd41.jpg?1773521672' width='300' height='340' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pierre Brossolette &#233;tait journaliste, homme politique. Au d&#233;but de la guerre il a &#233;t&#233; mobilis&#233; sous le grade de lieutenant au 5&#232;r&#233;giment d'infanterie ; il fut m&#234;me nomm&#233; capitaine avant la d&#233;faite. Apr&#232;s la mort de Jean Moulin, il participe &#224; la r&#233;organisation de la R&#233;sistance, en compagnie de Bouchinet-Serreules, Bingen et Bollaert.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est avec ce dernier qu'il voulut, en 1944, gagner l'Angleterre pour rejoindre le g&#233;n&#233;ral de Gaulle mais le bateau &#233;choua pr&#232;s de la pointe du Raz. Arr&#234;t&#233;, reconnu le 16 mars, il est transf&#233;r&#233; le 19 mars au si&#232;ge de la gestapo &#224; Paris, avenue Foch, interrog&#233; et tortur&#233;. Il r&#233;ussit cependant &#224; sauter par la fen&#234;tre du 4&#232;&#233;tage et meurt le 22 mars sans avoir parl&#233;. Il avait 40 ans. Pierre Brossolette fut inhum&#233; au cimeti&#232;re du P&#232;re-Lachaise le 24 mars. C'est le 30 ao&#251;t 1946, lors de la comm&#233;moration du 2&#232;anniversaire de la lib&#233;ration de la ville qu'eut lieu l'inauguration de la rue Pierre Brossolette qui est entr&#233; au Panth&#233;on le 27 mai 2015.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4765 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L280xH164/brossollette_ph3_n87-fde0b.jpg?1773521672' width='280' height='164' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;La dr&#244;le de plaque de rue : &lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Tout &#224; fait &#233;tonnante cette plaque de rue au nom de Pierre Brossolette car les deux dates sont fausses. Il n'est pas n&#233; en 1905 mais en 1903, le 25 juin, et il est mort non pas en 1943 mais en 1944.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/si-vous-passez-par-la-la-rue-pierre-brossolette_a1293.pdf" length="193826" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La R&#233;sistance en Argonne.</title>
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		<dc:date>2020-06-23T11:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Marquet</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La R&#233;sistance, c'est une partie m&#233;connue de la seconde guerre mondiale ; si on conna&#238;t la trag&#233;die du Vercors, que sait-on de la r&#233;sistance en Argonne ? Denis Marquet, Argonnais qui fut instituteur &#224; Verri&#232;res, a dress&#233; une liste des groupes de r&#233;sistance en Argonne. &lt;br class='autobr' /&gt; Qui sait &#233;galement qu'un monument d&#233;di&#233; &#224; &#171; Ceux de la r&#233;sistance 1940-1945 &#187; se trouve sur la route de Vienne-la-Ville &#224; Vienne-le-Ch&#226;teau ? - - - - - - - - - - - &lt;br class='autobr' /&gt; Le 18 juin1940, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, depuis Londres, appelle les Fran&#231;ais &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La R&#233;sistance, c'est une partie m&#233;connue de la seconde guerre mondiale ; si on conna&#238;t la trag&#233;die du Vercors, que sait-on de la r&#233;sistance en Argonne ? Denis Marquet, Argonnais qui fut instituteur &#224; Verri&#232;res, a dress&#233; une liste des groupes de r&#233;sistance en Argonne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Qui sait &#233;galement qu'un monument d&#233;di&#233; &#224; &#171; Ceux de la r&#233;sistance 1940-1945 &#187; se trouve sur la route de Vienne-la-Ville &#224; Vienne-le-Ch&#226;teau ?&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - - &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 18 juin1940, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, depuis Londres, appelle les Fran&#231;ais &#224; r&#233;sister &#224; l'occupant allemand et cr&#233;e la France Libre. En janvier 1942, il envoie Jean Moulin en France avec mission d'unifier la r&#233;sistance int&#233;rieure qui comprenait de nombreux r&#233;seaux. Les r&#233;sistants, qu'ils soient Fran&#231;ais ou &#233;trangers, hommes ou femmes, aussi appel&#233;s des maquisards, ont jou&#233; un r&#244;le important avec les sabotages, les renseignements. Ces r&#233;sistants se sont appel&#233;s des F.F.I. (Forces Fran&#231;aises de l'Int&#233;rieur).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les r&#233;sistants &#233;taient group&#233;s en de nombreux r&#233;seaux. Ceux de l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould, le &#171; Maquis Paulus &#187;, form&#233; de 3 groupes :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- &lt;b&gt;Le Groupe Alsace&lt;/b&gt;, 49 hommes, chef Lucien Picq.&lt;span class='spip_document_4780 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L285xH428/resistance_argonne_ph1_n87-8a657.jpg?1773521531' width='285' height='428' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- &lt;b&gt;Le Groupe Champagne&lt;/b&gt;, 29 hommes, chefs Roger Jacquemet, Andr&#233; Oudet, Jacques Yanou.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- &lt;b&gt;Le Groupe Argonne&lt;/b&gt;, 44 hommes, chefs Guy Gravier, Edouard Daigni&#232;re, Robert Cadet.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le Groupe Argonne comprenait 49 hommes &#224; Ste-M&#233;nehould, chef Maurice Jaunet ; 14 hommes &#224; Florent-en-Argonne, chef Louis Mulon ; 29 hommes &#224; Ville-sur-Tourbe, chef Roger Henry ; un groupe &#224; Vienne-le-Ch&#226;teau, chef Paul Besan&#231;on ; 18 hommes &#224; Villers-en-Argonne, chef Marcel Pierre dit M&#233;ry.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les R&#233;sistants ont jou&#233; un r&#244;le important dans le renseignement, le sabotage. Certains ont &#233;t&#233; tortur&#233;s, fusill&#233;s ou d&#233;port&#233;s. Une st&#232;le, sur le bord de la route pr&#232;s de Vienne-le-Ch&#226;teau, porte le nom des 104 R&#233;sistants du r&#233;seau Argonne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Denis Marquet&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Sources :&lt;/b&gt; &#171; Ceux de la R&#233;sistance Argonne-Marne &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:70px;'&gt; &lt;/span&gt;Editions Impression Nouvelle ; Epernay.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les actions du Groupe Alsace.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1295</link>
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		<dc:date>2020-06-22T12:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans son article, Denis Marquet cite le Groupe Alsace. On nous avait remis, il y a quelques ann&#233;es, un document important : le journal de bord du Groupe Alsace en 1944, du samedi 8 juillet au mercredi 12 septembre, avec un moment fort, la lib&#233;ration de la ville le mercredi 30 ao&#251;t. &lt;br class='autobr' /&gt; A la lecture de ces nombreuses pages, on est &#233;tonn&#233; de la diversit&#233; des actions : abattage des arbres au bord de la route, destruction des voies ferr&#233;es, des ponts de chemin de fer ou des lignes t&#233;l&#233;phoniques, et m&#234;me (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Dans son article, Denis Marquet cite le Groupe Alsace. On nous avait remis, il y a quelques ann&#233;es, un document important : le journal de bord du Groupe Alsace en 1944, du samedi 8 juillet au mercredi 12 septembre, avec un moment fort, la lib&#233;ration de la ville le mercredi 30 ao&#251;t.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la lecture de ces nombreuses pages, on est &#233;tonn&#233; de la diversit&#233; des actions : abattage des arbres au bord de la route, destruction des voies ferr&#233;es, des ponts de chemin de fer ou des lignes t&#233;l&#233;phoniques, et m&#234;me pose de clous sur la route. Tout est mis en &#339;uvre pour couper les communications. Et un rapport &#233;tonnant : le vol de lapins chez un collaborateur, une prise en guise de punition en quelque sorte.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Relater cette page d'histoire locale, c'est rendre hommage &#224; ces hommes courageux souvent rentr&#233;s dans l'anonymat &#224; l'issue du conflit. Voici quelques extraits des actions du Groupe Alsace :&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Samedi 5 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;span class='spip_document_4781 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L320xH203/groupe_alsace_ph1_n87-d1fe3.jpg?1773520294' width='320' height='203' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;quipe MARCEL essaie de faire d&#233;railler une locomotive sur la ligne de Ch&#226;lons entre Valmy et Somme Bionne. Malgr&#233; 2 fogs et 4 charges d'explosifs, la machine parvient &#224; continuer sa route ; n&#233;anmoins la voie est coup&#233;e. Dans l'apr&#232;s-midi, en voulant passer la route nationale de Ch&#226;lons pr&#232;s de Dommartin-la-planchette, deux de nos hommes tombent sur une patrouille cycliste de 10 allemands. Ils r&#233;ussissent &#224; se d&#233;gager en filant dans les roseaux. Nous r&#233;quisitionnons le tabac du d&#233;bit de Florent.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Mercredi 9 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Vers 7 heures du matin, l'&#233;quipe JACKIE rentre au complet. Elle a fait du bon travail : arriv&#233;e le dimanche soir sur la ligne des Islettes, elle a r&#233;ussi, dans la soir&#233;e, &#224; faire d&#233;railler un train de chars &#171; Tigres &#187;. La locomotive, le tender et deux wagons sont sortis de la voie. Le train n'a pu repartir que le lendemain vers 16 heures.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Lundi 14 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Premi&#232;re repr&#233;saille d'un collaborateur de Vienne-la-Ville, nous lui enlevons 22 lapins.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous essayons de couper des arbres &#224; l'aide d'explosifs sur la route de Ch&#226;lons o&#249; passent de nombreux Allemands qui se replient. Un grand nombre d'explosifs est employ&#233; sur 2 arbres : l'un d'eux, presque coup&#233;, tombe par le vent dans la nuit et barre la route.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Samedi 19 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Depuis plusieurs jours, le groupe &#233;tait au repos forc&#233; par la suite des &#233;v&#233;nements de la semaine pr&#233;c&#233;dente. Aujourd'hui il se remet s&#233;rieusement au travail.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le groupe JACKIE r&#233;ussit &#224; faire sauter, en plein jour et sous les yeux de la femme d'un garde-barri&#232;re le reste d'un pont de chemin de fer pr&#232;s de Chaudefontaine.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le groupe MARCEL fait sauter 1km &#194;&#189; de voie pr&#232;s de Dommartin-la-Planchette. Le succ&#232;s est complet : 30 charges d'explosifs employ&#233;es, 30 coupures de voie et par cons&#233;quent 60 rails &#224; changer. Le m&#234;me soir, une mission conduite par PIERROT et qui avait pour but d'entraver la circulation des convois allemands sur la route de Ch&#226;lons &#224; l'aide de clous doit rebrousser chemin par suite de la surveillance &#233;troite de cette route : une sentinelle est post&#233;e tous les 20 m&#232;tres.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Mercredi 23 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le travail effectu&#233; samedi dernier sur la ligne de Ch&#226;lons avait &#233;t&#233; excellent : il a fallu 3 jours pour r&#233;parer la voie. Aussi entendons-nous aujourd'hui recommencer le m&#234;me travail&lt;span class='spip_document_4782 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L400xH255/groupe_alsace_ph2_n87-0d040.jpg?1773520294' width='400' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;, entre Valmy et Somme-Bionne. Mais la retraite allemande est compl&#232;te, des convois d&#233;filent sans arr&#234;t et le groupe MARCEL ne peut traverser la route de Suippes et doit rebrousser chemin. Il se contente de faire sauter les fils t&#233;l&#233;phoniques allemands.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;quipe JACKIE fait sauter les aiguillages de la gare de Vienne-la-Ville afin d'immobiliser une rame de wagons vides destin&#233;e &#224; &#233;vacuer les Allemands. L'op&#233;ration r&#233;ussit pleinement malgr&#233; la surveillance de la voie.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Samedi 26 ao&#251;t.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous sabotons la ligne des Islettes : la voie est coup&#233;e en 20 endroits. Nous nous rendons sur le terrain d&#233;sign&#233; en vue d'un parachutage d'hommes et d'armes. Aucun avion ne vient.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;Dans un prochain num&#233;ro : des actions p&#233;rilleuses, la vie au campement, la fin du groupe.&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lib&#233;ration de Menou.</title>
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		<dc:date>2020-06-21T12:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Lecourtier</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Dans ce qui s'est pass&#233; &#224; Sainte-M&#233;nehould, il faut, je pense, renoter des points importants, &#224; savoir que cette lib&#233;ration ne s'est pas faite dans une tonalit&#233; de grande simplicit&#233; &#187; C'est ce que disait Herv&#233; Chabaud, le conf&#233;rencier invit&#233; par notre association qui organisait une soir&#233;e &#171; Veill&#233;e de l'histoire &#187;. C'&#233;tait le 30 ao&#251;t 2004 &#224; l'h&#244;tel de ville de Sainte M&#233;nehould ; dans le grand salon il y avait de nombreux M&#233;n&#233;hildiens qui avaient connu cette lib&#233;ration du 30 ao&#251;t 1944 : Robert No&#235;l, Jean-Louis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Revue N&#176;87&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;1939-1945&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans ce qui s'est pass&#233; &#224; Sainte-M&#233;nehould, il faut, je pense, renoter des points importants, &#224; savoir que cette lib&#233;ration ne s'est pas faite dans une tonalit&#233; de grande simplicit&#233; &#187;&lt;/i&gt; C'est ce que disait Herv&#233; Chabaud, le conf&#233;rencier invit&#233; par notre association qui organisait une soir&#233;e &#171; Veill&#233;e de l'histoire &#187;. &lt;span class='spip_document_4783 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH213/liberation_lecourtierph1_n87_-d9985.jpg?1773519483' width='200' height='213' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;C'&#233;tait le 30 ao&#251;t 2004 &#224; l'h&#244;tel de ville de Sainte M&#233;nehould ; dans le grand salon il y avait de nombreux M&#233;n&#233;hildiens qui avaient connu cette lib&#233;ration du 30 ao&#251;t 1944 : Robert No&#235;l, Jean-Louis M&#233;ry, Robert Ob&#233;lianne, Raymond Collin et Michel Lecourtier. Depuis, tous ont quitt&#233; l'Argonne. La veill&#233;e de l'histoire, c'&#233;tait il y a 16 ans et ceux qui avaient connu la lib&#233;ration &#233;taient encore nombreux. Par contre de nombreux seniors de Menou n'ont pas connu ces &#233;v&#233;nements car ils vivaient dans une autre r&#233;gion avant de venir s'installer dans la cit&#233; argonnaise.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Michel Lecourtier habitait la grande maison &#171; La Mignonerie &#187; dans la rue nomm&#233;e aujourd'hui &#171; rue de la Lib&#233;ration &#187;. Pour aller acheter son pain rue des Pr&#233;s, il franchissait la passerelle en bois qui rempla&#231;ait le pont d&#233;truit pr&#232;s des abattoirs et empruntait cette rue des Pr&#233;s o&#249; tout ou presque &#233;tait en ruine (voir photo). La belle grille du pont des Maures &#233;tait au fond de la rivi&#232;re (photo).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Michel Lecourtier a &#233;t&#233; conseiller municipal et conseiller g&#233;n&#233;ral. Il avait connu la lib&#233;ration et ce soir-l&#224;, il a racont&#233; &#171; sa journ&#233;e &#187;.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La journ&#233;e de la Lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould s'est pass&#233;e en deux temps. C'est cela qui a provoqu&#233; les drames. C'est-&#224;-dire qu'une premi&#232;re colonne de cinq autos mitrailleuses a travers&#233; la ville, s'est arr&#234;t&#233;e en haut de la place d'Austerlitz. Tout le monde est descendu pour voir les Am&#233;ricains et &#224; un moment donn&#233; on a vu, arrivant par la rue de l'h&#244;pital, des v&#233;hicules qui faisaient partie d'une colonne allemande habill&#233;e en jaune, ce que l'on n'avait pas l'habitude de voir. Parce que c'&#233;tait l'arm&#233;e de Rommel qui venait de Vitry. Tout le monde est parti en courant jusque chez nous. Les Allemands, &#224; ce moment- l&#224;, ont d&#233;couvert un tu&#233;. Je ne sais pas si c'est celui qui &#233;tait au coin du Jard. La maison que j'habitais et que j'habite toujours &#233;tait la derni&#232;re maison de la rue de la Lib&#233;ration. A ce moment-l&#224;, nous avions dans la cave, la maison est importante, beaucoup de personnes, dont Simone Jaunet, qui &#233;tait l&#224;, avec sa maman. Notre maison servait donc d'abri. On a vu la progression de cette colonne allemande qui revenait et je me souviens d'&#234;tre sorti jusqu'au milieu de la rue de la Lib&#233;ration avec un Allemand arm&#233; d'un fusil mitrailleur. Ils montaient de chaque c&#244;t&#233;. On avait une petite employ&#233;e &#224; la maison qui criait : &#171; Voil&#224; les Am&#233;ricains, voil&#224; les am&#233;ricains ! &#187; Je lui dis &#171; attention ! &#187;. Ils &#233;taient habill&#233;s en jaune. Quand ils sont arriv&#233;s &#224; une trentaine de m&#232;tres, celui qui &#233;tait de notre c&#244;t&#233; a dit &#171; Raus &#187;. J'ai bien compris que ce n'&#233;taient pas des Am&#233;ricains. Ces gens l&#224; ont continu&#233; &#224; monter la rue. Au-del&#224; de chez moi, dans un bois, il y avait un Allemand qui avait &#233;t&#233; tu&#233; et &#233;tait &#233;tendu l&#224;, au coin. Les Allemands sont redescendus fous furieux. Ils sont entr&#233;s dans notre propri&#233;t&#233; et l&#224;, j'ai b&#233;ni le ciel d'avoir &#233;t&#233; six ans &#224; l'&#233;cole en apprenant l'allemand. &#171; Terroriste ! Terroriste ! Terroriste ! &#187; L'un d'eux n'avait que ce mot l&#224; &#224; la bouche et j'ai fait le tour de la maison avec une mitraillette dans le dos, la mitraillette &#224; camembert, me pr&#233;cipitant dans la pi&#232;ce, devant lui. Il a fait venir mon p&#232;re, a fait ouvrir le coffre et a pris ce qu'il y avait dedans. Il m'a vol&#233; ma montre et m'a dit : &#171; Ich komme wieder &#187;. Il n'est jamais revenu.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Alors les Allemands nous ont fait sortir et nous sommes tous partis en direction de Verri&#232;res ou Daucourt. Dans le groupe que nous formions, il y avait Madame jaunet, Simone, qui &#233;tait derri&#232;re moi et l'&#233;l&#233;ment assez dr&#244;le dans cette histoire est qu'il y avait avec nous la grand-m&#232;re de Simone, Madame Lacaze, la m&#232;re de Madame jaunet, qui avait du mal &#224; marcher. On &#233;tait les &lt;span class='spip_document_4784 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L325xH237/liberation_lecourtierph2_n87_-d31aa.jpg?1773519483' width='325' height='237' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;derniers de la colonne et en arrivant derri&#232;re chez Monsieur Darbois qui habitait dans la rue Berryer, on a trouv&#233;, dans le jardin, une petite remorque que l'on attelait derri&#232;re les v&#233;los. On a fauch&#233; cette remorque et on a install&#233; la grand-m&#232;re de Simone dedans. Ainsi on a pu partir jusque Verri&#232;res. Et quand on montait, les allemands mettaient en batterie les canons anti chars. On &#233;tait les derniers de la colonne qui partaient, retenus par cette grand-m&#232;re qui avait du mal &#224; marcher. Les Am&#233;ricains tiraient depuis le haut de la ville. A la tomb&#233;e de la nuit, c'&#233;tait impressionnant. On avait peur de se trouver entre deux feux. On est enfin arriv&#233;s &#224; Verri&#232;res et le lendemain les choses s'&#233;taient calm&#233;es.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4785 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L325xH274/liberation_lecourtierph3_n87_-945e0.jpg?1773519483' width='325' height='274' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Baillon, dans son livre d'histoire locale, reprend le r&#233;cit de Maurice Jaunet, pompier qui a racont&#233; : &lt;i&gt;&#171; Parmi les Allemands rest&#233;s en ville, cinq s'&#233;taient fait remarquer comme ayant vol&#233; des montres, une voiture Citro&#235;n neuve, etc Ces soldats continuaient leur pillage quand l'un d'eux, sortant du jard, se fait tuer au coin de la place, devant le caf&#233; de Paris par un FFI. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Lecourtier et son groupe sont pass&#233;s pr&#232;s de l'ancien h&#244;pital et ont emprunt&#233; le rue Berryer, appel&#233;e autrefois Faubourg de Verri&#232;res, dans laquelle il restait peu de maisons.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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