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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>L'apiculture</title>
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		<dc:date>2020-09-30T13:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut reconna&#238;tre qu'&#224; la date d'aujourd'hui, malgr&#233; les innombrables inventions, personne n'a fait mieux que l'abeille pour veiller sur l'&#233;tat de notre environnement. Indispensable &#224; l'&#233;quilibre des &#233;cosyst&#232;mes, l'abeille m&#233;rite toute notre attention et notre reconnaissance. &lt;br class='autobr' /&gt; Aujourd'hui en Argonne, dans presque tous les villages, les apiculteurs contribuent au maintien de la biodiversit&#233; et assurent une gestion saine des populations d'abeilles domestiques dont le d&#233;veloppement d&#233;pend de la qualit&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il faut reconna&#238;tre qu'&#224; la date d'aujourd'hui, malgr&#233; les innombrables inventions, personne n'a fait mieux que l'abeille pour veiller sur l'&#233;tat de notre environnement. Indispensable &#224; l'&#233;quilibre des &#233;cosyst&#232;mes, l'abeille m&#233;rite toute notre attention et notre reconnaissance.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aujourd'hui en Argonne, dans presque tous les villages, les apiculteurs contribuent au maintien de la biodiversit&#233; et assurent une gestion saine des populations d'abeilles domestiques dont le d&#233;veloppement d&#233;pend de la qualit&#233; de l'environnement. L'&#233;leveur exerce son art de deux mani&#232;res, l'apiculture pastorale ou s&#233;dentaire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les abeilles sont des insectes sociaux, vivant en colonies. Il existe en France pr&#232;s de 1 000 races d'abeilles. Dans une ruche leur nombre varie de 25 000 &#224; 50 000 individus en moyenne. Il existe trois sortes d'abeilles : la reine, les ouvri&#232;res (les plus nombreuses) et les m&#226;les (faux bourdons). Chacun a un r&#244;le pr&#233;cis. Celui de la reine est de pondre, elle devient ainsi la m&#232;re de toutes les abeilles. Celui des bourdons est de f&#233;conder la reine. En principe elle ne pique pas. La production d'une ruche s'&#233;tablit &#224; 15-20 kilos par an, suivant les ann&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En Europe, la plus connue est &#171; l'avis melifera &#187;, mais attention, toutes les abeilles ne produisent pas de miel. Elles se nourrissent du nectar de fleurs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les ours bruns, les blaireaux, le frelon asiatique sont les ennemis av&#233;r&#233;s de l'abeille, tout comme le virus du &#171; varoa &#187;. Dans la ruche, la long&#233;vit&#233; revient &#224; la reine avec 3 &#224; 5 ans ; une ouvri&#232;re vit 5 &#224; 6 semaines en &#233;t&#233; et 5 &#224; 6 mois en hiver. Le sort des m&#226;les est diff&#233;rent puisqu'il meurt apr&#232;s l'accouplement.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le monde des abeilles est fantastique et surprenant. Les abeilles communiquent au moyen d'odeurs qu'elles captent avec leurs antennes. Elles disposent de variantes pour exprimer diff&#233;rents messages. Les scientifiques nous disent qu'il existe en plus de l'odorat, un autre moyen de communication.... Il s'agit de mouvements, une sorte de danse qui indique aux autres ouvri&#232;res l'emplacement exact d'un lieu riche &#224; butiner. Ces mouvements indiquent &#233;galement la distance qui les s&#233;pare de ces lieux ainsi que la route &#224; suivre pour s'y rendre. Que d'autres choses il nous reste &#224; d&#233;couvrir !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On note aujourd'hui de plus en plus d'apiculteurs en ville malgr&#233; toutes les pollutions. Il faut n&#233;anmoins savoir que les abeilles disposent d'un filtre qui les pr&#233;munit davantage contre les pollutions urbaines que contre les pesticides. Il faut savoir &#233;galement que le nourrissement est un substitut indispensable en automne car l'absence de floraison nuit essentiellement &#224; la ponte de la reine et ainsi cet apport de nourriture renforce la ruche. Chaque miel est diff&#233;rent. L'abeille butine &#224; son gr&#233;. Depuis la nuit des temps, le miel est recommand&#233; pour la sant&#233; tout comme le miellat (miel de for&#234;t).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Que &#171; melons &#187;, protectrice des abeilles et des ruches, nous assure de sa protection pour la p&#233;rennit&#233; de notre environnement et le plaisir des papilles.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:350px;'&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;sident, Patrick Desingly&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les dames de la fontaine.</title>
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		<dc:date>2020-09-29T18:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Qu'elles sont jolies les dames de la fontaine Wallace, les cheveux boucl&#233;s, les bras nus dans une grande robe nou&#233;e au niveau des seins et qui leur tombe jusqu'aux pieds. Ce sont des cariatides. &lt;br class='autobr' /&gt; En architecture, les cariatides sont des dames qui soutiennent un entablement ; on en trouve beaucoup dans les temples grecs et romains. Quand c'est un homme, on parle d'atlante. &lt;br class='autobr' /&gt; Les dames de la fontaine ont un nom : elles se nomment : Bont&#233;, Simplicit&#233;, Charit&#233; et Sobri&#233;t&#233;. Simplicit&#233; et Sobri&#233;t&#233; ont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4826 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH747/les_dames_de_la_fontaine_ph1-0d6d4.jpg?1773487832' width='500' height='747' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Qu'elles sont jolies les dames de la fontaine Wallace, les cheveux boucl&#233;s, les bras nus dans une grande robe nou&#233;e au niveau des seins et qui leur tombe jusqu'aux pieds. Ce sont des cariatides.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4827 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH263/les_dames_de_la_fontaine_ph2-8afda.jpg?1773487832' width='350' height='263' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En architecture, les cariatides sont des dames qui soutiennent un entablement ; on en trouve beaucoup dans les temples grecs et romains. Quand c'est un homme, on parle d'atlante.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les dames de la fontaine ont un nom : elles se nomment : Bont&#233;, Simplicit&#233;, Charit&#233; et Sobri&#233;t&#233;. Simplicit&#233; et Sobri&#233;t&#233; ont les yeux ferm&#233;s, Bont&#233; et Charit&#233; ont les yeux ouverts, mais il est bien difficile, dans les deux dames aux yeux ferm&#233;s, de savoir qui est Simplicit&#233; et qui est Sobri&#233;t&#233;, tout comme de savoir qui est Bont&#233; et qui est Charit&#233;. Les cariatides repr&#233;sentent aussi les saisons : Bont&#233; c'est l'hiver, Simplicit&#233; le printemps, Charit&#233; l'&#233;t&#233; et Sobri&#233;t&#233; l'automne, ce qui fait que le printemps et l'automne ont les yeux ferm&#233;s. O&#249; est le symbole ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4828 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH262/les_dames_de_la_fontaine_ph3-d7d49.jpg?1773487832' width='350' height='262' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les quatre dames sont toutes diff&#233;rentes, d&#233;j&#224; dans leur regard, mais aussi dans leurs v&#234;tements : le corsage n'est jamais le m&#234;me, les plis de la robe non plus.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ces statues sont dues au sculpteur Charles Auguste Lebourg, un Nantais qui a travaill&#233; pour Richard Wallace. Apr&#232;s la guerre de 1870, il fallait donner &#224; boire aux Parisiens ; aussi le philanthrope anglais Richard Wallace a fait &#233;difier ces fontaines dans les rues de Paris. Mais on trouve de ces fontaines dans toutes les villes de France. Il fallait qu'elles soient assez grandes pour &#234;tre vues, pas trop pour s'int&#233;grer dans le paysage, et qu'elles soient belles. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces fontaines sont &#233;l&#233;gantes.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les cariatides sont souvent peintes en vert, comme celles de la fontaine m&#233;n&#233;hildienne, mais il y a des fontaines arborant des couleurs jaunes ou rouges.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4831 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH545/les_dames_de_la_fontaine_ph4-e0377.jpg?1773538037' width='500' height='545' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4832 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH308/les_dames_de_la_fontaine_ph5-54b4e.jpg?1773487832' width='350' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Imaginons maintenant un passant se saisir du gobelet pendu par une cha&#238;ne &#224; la fontaine et boire l'eau qui coulait en mince filet entre les jolies dames. Simple, pratique, mais avec un gobelet qui passe de bouche en bouche, pas tr&#232;s hygi&#233;nique &#224; notre &#233;poque. Les gobelets ont &#233;t&#233; supprim&#233;s en 1970.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:500px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Notre beau Florent (Noute b&#233;e Flora).</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1304</link>
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		<dc:date>2020-09-28T18:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>


		<dc:subject>Patois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le patois de Florent &#187; est un livre &#233;crit par l'abb&#233; Janel et publi&#233; en 1902. Sans doute pour la premi&#232;re fois, le patois, qui se transmettait oralement, a &#233;t&#233; &#233;crit. La grammaire est tr&#232;s copieuse et le vocabulaire important. &lt;br class='autobr' /&gt; L'abb&#233; Janel est n&#233; &#224; Dommartin-la-Planchette en 1845. Il &#233;tait chanoine honoraire de l'institution saint-Etienne de Ch&#226;lons-sur-Marne. Il a aussi publi&#233; : &#171; Les saints lieux : Constantinople, Ath&#232;nes : notes d'un p&#232;lerin &#187; et &#171; No&#235;ls anciens en l'honneur de N.S. J&#233;sus-Christ et de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Le patois de Florent &#187; est un livre &#233;crit par l'abb&#233; Janel et publi&#233; en 1902. Sans doute pour la premi&#232;re fois, le patois, qui se transmettait oralement, a &#233;t&#233; &#233;crit. La grammaire est tr&#232;s copieuse et le vocabulaire important.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'abb&#233; Janel est n&#233; &#224; Dommartin-la-Planchette en 1845. Il &#233;tait chanoine honoraire de l'institution saint-Etienne de Ch&#226;lons-sur-Marne. Il a aussi publi&#233; : &#171; Les saints lieux : Constantinople, Ath&#232;nes : notes d'un p&#232;lerin &#187; et &#171; No&#235;ls anciens en l'honneur de N.S. J&#233;sus-Christ et de la Sainte Vierge avec les airs not&#233;s &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est dans son livre sur le patois de Florent que j'ai d&#233;couvert ce po&#232;me.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Doux pays, retranch&#233; dans tes for&#234;ts de Ch&#234;nes,&lt;br&gt;
J'aime tes frais vallons o&#249; le chevreuil bondit,&lt;br&gt;
Tes verts sentiers &#224; l'ombre et tes claires fontaines,&lt;br&gt;
Ton horizon mouvant que l'&#233;t&#233; reverdit.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J'aime &#224; voir &#224; mes pieds ta riante vall&#233;e&lt;br&gt;
Sous les saules, l&#224;-bas, le ruisseau qui reluit,&lt;br&gt;
L'herbe s&#232;che en monceaux par les pr&#233;s entass&#233;e ;&lt;br&gt;
Les faneurs, quand leur troupe lass&#233;e&lt;br&gt;
Nous revient en chantant &#224; l'heure o&#249; le jour fuit.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Quand le matin du printemps, de ses fleurs embaum&#233;es,&lt;br&gt;
Va semant ses tr&#233;sors par nos champs rajeunis,&lt;br&gt;
C'est pour nous qu'au soleil la cerise empourpr&#233;e&lt;br&gt;
Distille sa liqueur parfum&#233;e&lt;br&gt;
Limpide, chaude au c&#339;ur, l'honneur de ce pays.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J'aime entendre ton maire, d&#232;s que para&#238;t l'aurore,&lt;br&gt;
Le bras fort, le c&#339;ur gai, reprendre ses travaux,&lt;br&gt;
Promenant le marteau sur la douve sonore,&lt;br&gt;
O&#249; le vin que la Champagne dore,&lt;br&gt;
P&#233;tillant et mousseux, va s'&#233;chapper &#224; flots.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J'aime &#233;treindre ces mains au travail endurcies ;&lt;br&gt;
J'aime surtout ces c&#339;urs ouverts &#224; l'amiti&#233; ;&lt;br&gt;
J'aime ce vieux parler et ses gr&#226;ces hardies,&lt;br&gt;
Ces propos, ces fines railleries&lt;br&gt;
O&#249; de nos Florentins s'&#233;panche la ga&#238;t&#233;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On sent tr&#232;s bien dans ce po&#232;me, combien l'abb&#233; Janel &#233;tait sensible &#224; la beaut&#233; de notre campagne et l'empathie, l'attachement qu'il avait pour les villageois.&lt;br&gt;
D'ailleurs, voil&#224; ce qu'il &#233;crit dans sa pr&#233;face :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous savons peu de choses sur les origines de ce village. D'o&#249; vient ce nom ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour qui a vu, au printemps, le plateau, o&#249; le village est construit, surgir de la for&#234;t avec ses cerisiers et ses pommiers en fleurs, comme une immense corbeille blanche et rose, il n'y a pas d'h&#233;sitation possible, et dussent les chercheurs nous condamner, Florent, &#224; notre avis, vient de &lt;i&gt;flor, florant, florissant&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4833 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L400xH269/notre_beau_florent_ph1-3c6f8.jpg?1773538037' width='400' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les habitants sont de caract&#232;re gai, quelque peu caustique : t&#233;moin leur aptitude &#224; saisir les travers des uns des autres, et &#224; les fixer dans des surnoms qui ont leur originalit&#233; et qui souvent s'attachent &#224; toute une descendance jusqu'&#224; faire oublier le nom de famille.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais ce qui les caract&#233;rise surtout, c'est leur nature accueillante et hospitali&#232;re : les Florentins sont des h&#244;tes aimables, et connus pour tels.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Exub&#233;rants, ils le sont, tout en dehors, un peu vantards, disent quelques-uns. Qu'&#224; cela ne tienne, s'ils le sont avec bonhomie, et s'ils puisent dans le cas qu'ils peuvent faire d'eux-m&#234;mes, un peu de l'entrain et de l'esprit d'initiative qu'ils portent dans les affaires.&lt;br&gt;
Ils sont fiers de leur village. &lt;b&gt;Il n'y a qu'un Florent&lt;/b&gt;, aiment-ils &#224; r&#233;p&#233;ter. &lt;b&gt;&#171; Mou b&#233;e Flora ! &#187;&lt;/b&gt; soupirent-ils, non sans &#233;motion, quand ils doivent le quitter.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La population ouvri&#232;re, pour une grande partie du moins, exploite les for&#234;ts environnantes ou fabrique les tonneaux que l'on exp&#233;die dans les vignobles de la Champagne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les pommes et les cerises sont la fortune du pays ; elles fournissent, les unes un cidre des plus savoureux, les autres un kirsch tr&#232;s recherch&#233; des vrais connaisseurs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; J'ai &#233;galement trouv&#233; un petit conte &lt;b&gt;&#171; le St Blaise &#187; de Florent&lt;/b&gt;, dans un bulletin du comit&#233; du folklore champenois de 1936.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A Florent on fabrique des tonneaux ; c'est ce qui explique pourquoi saint Vincent avait &#233;t&#233; pendant longtemps le saint pr&#233;f&#233;r&#233; et le patron de la paroisse. Il eut une triste fin ce saint Vincent ! Est-ce qu'une Florentine par trop pudibonde ne lui avait pas s&#233;par&#233; la t&#234;te du tronc ! L'histoire est v&#233;ridique.&lt;br&gt; Florent se trouvait sans patron, il fallait absolument un patron &#224; Florent. Le conseil municipal et le conseil de fabrique r&#233;unis en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re d&#233;cid&#232;rent de choisir saint Bl&#226;se (saint Blaise) pour remplacer Saint Vincent. Ce choix fut ratifi&#233; par &#171; Moncieu &#187; l'&#233;v&#234;que de Ch&#226;lons.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une d&#233;l&#233;gation de six membres, accompagn&#233;e de Pierre Tondu, le sonneur, un malin de la paroisse, se rendit &#224; Varennes trouver M. Mantanfell, &#171; un faiseur de saints &#187;, pour lui demander un saint Blaise.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nos sept d&#233;l&#233;gu&#233;s font donc leur entr&#233;e chez M. Mantanfell par un beau jour d'avril, &#224; dix heures du matin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Florentins avaient M. Manfantell en grande estime et de son c&#244;t&#233;, &#171; ce faiseur de saints &#187; aimait beaucoup les Florentins qui &#233;taient de bons clients. Il les re&#231;ut donc &#224; bras ouverts. &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#034; Quelle est donc la bonne occasion qui me procure le plaisir de votre visite matinale ? Leur dit-il.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Ah ! Monsieur Manfell, taise'v (taisez-vous) vous ne savez donc pas la triste fin de not' pauv' saint Vincent... Ah ! C'est un rude malheur !&lt;br&gt;
Et les voil&#224; &#224; pleurer comme sept veaux.&lt;br&gt; &#8220;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En effet, dit Monsieur Mantanfell, j'en ai entendu parler. Mais l&#224;, que voulez-vous y faire ? Remettez-vous, je vous en prie.&lt;br&gt; &#8220;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ah, oui, c'est cruel &#224; supporter, plus de saint Vincent, lui le patron des caques, des tonneaux et des barils, pauv' saint Vincent...Pour le remplacer j'v'nons vous commander un saint Bl&#226;se.&lt;br&gt; &#8220;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est tr&#232;s bien, je vous ferai un saint Bl&#226;se.&lt;br&gt;
Puis tout &#224; coup se ravisant : &#034;Comment le voulez-vous votre Saint Bl&#226;se, mort ou vif ?&lt;br&gt; Voil&#224; nos sept Florentins &#224; se regarder. &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Ah, par exemple, j'nom' (nous n'avons) r&#233;fl&#233;chi &#224; &#231;a avant d'partir, vous nous mettez dans un singulier embarras.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; -Si vous l'faites mort, dit l'un, il n'exau&#231;'r&#226;mes nos pri&#232;res.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; -Si vous l'faites vivant dit l'autre, y co&#251;tera cher &#224; nourrir.&lt;br&gt;
Bref, la question &#233;tait en effet embarrassante.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est alors que Pierre Tondu, le sonneur, le malin s'&#233;crie : Si vous l'voulez, moi j'vas vous donner mon avis : Eh ben, M.Mantanfell, faites le toujours vivant not' saint Bl&#226;se, s'il l' faut mort, nous l' turons ben apr&#232;s !&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4834 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L400xH266/notre_beau_florent_ph2-8e64c.jpg?1773538037' width='400' height='266' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ne quittons pas encore Florent. J'ai rencontr&#233; Evelyne Richard. Cette dame a toujours eu une vie tr&#232;s active. Elle a fait beaucoup de b&#233;n&#233;volat. Pendant dix-huit ann&#233;es, elle a &#233;t&#233; pr&#233;sidente de l'association l'ADMR, qui s'occupe des personnes &#226;g&#233;es. Elle a organis&#233; des expositions et particip&#233; &#224; de nombreuses f&#234;tes. Encore maintenant, elle participe &#224; l'entretien de l'&#233;glise et remplace le pr&#234;tre lors des enterrements. Mais ce n'est pas tout, Evelyne s'est d&#233;couvert des dons de conteuse. Elle &#233;crit des histoires pour les enfants. Elle puise son inspiration dans la nature. Ses sujets pr&#233;f&#233;r&#233;s sont les animaux, les oiseaux, les fleurs... Elle en a d&#233;j&#224; imagin&#233; une dizaine : l'arbre magique, le petit berger qui devient un preux chevalier, le printemps, la fille du gouverneur, la famille souris, Rourou, le renardeau... &#171; Mes contes se terminent toujours par une morale &#187; me dit Evelyne. Les dimanches d'&#233;t&#233;, elle les raconte au ch&#226;teau de Braux-Ste-Cohi&#232;re. Les enfants l'appellent &#171; m&#233;m&#233; cocotte &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais le conte pr&#233;f&#233;r&#233; d'Evelyne, qui est d'ailleurs une histoire vraie, est l'histoire des loups. C'est son arri&#232;re-grand-m&#232;re Julienne qui la lui a racont&#233;e. Julienne &#233;tait n&#233;e en 1864 et notre histoire se passe l'ann&#233;e 1872.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le p&#232;re de Julienne (Pierre-Eug&#232;ne), tonnelier de profession, a d&#233;cid&#233; de faire du cidre. Il faut donc aller ramasser des pommes. Julienne l'accompagne. Le verger est au bout du village, pr&#232;s d'un bois. Pendant que son p&#232;re attelle l'&#226;ne &#171; Bijou &#187;, Julienne se pr&#233;pare un bon go&#251;ter : pain, beurre, jambon...Les paniers charg&#233;s dans la charrette, les voil&#224; partis, malgr&#233; un petit crachin et un ciel gris d'automne. Julienne n'est pas trop r&#233;jouie de ce travail, mais &#224; cette &#233;poque pas question de protester.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La r&#233;colte est abondante, les pommes forment un tapis sur le sol. Les voil&#224; au travail. Au bout de quelque temps, Julienne s'&#233;crie :&lt;br&gt; &#034;Papa, regardez, un gros chien !&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Allons, ma fille, ramasse les pommes et ne dit pas de b&#234;tises, il n'y a pas de chien, ce n'est pas jour de chasse.&lt;br&gt; - Si papa, je vous assure, regardez-bien, il avance vers nous !&lt;br&gt; - Oh, ma fille, vite, vite, c'est un loup ! Vite dans la charrette ! Bijou, au trot ! &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4835 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L400xH258/notre_beau_florent_ph3-7d889.jpg?1773538037' width='400' height='258' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le loup les suivait ! Julienne lui lan&#231;a son go&#251;ter, mais le loup &#233;tait toujours derri&#232;re eux. Ouf ! Les voil&#224; rentr&#233;s. Les portes bien ferm&#233;es, ils rest&#232;rent dans le noir, attentifs au moindre bruit. Le loup partit en grognant.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais ils n'avaient pas assez ramass&#233; de pommes !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le lendemain, il fallut donc retourner au verger. Pas de loup ! Mais peu apr&#232;s, dans les fourr&#233;s, ils virent quatre grandes oreilles et six petites ! Toute la famille &#233;tait l&#224; ! Le loup de la veille avec sa louve et ses petits ! Julienne prit son go&#251;ter et le jeta aux loups qui disparurent dans la for&#234;t.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sans plus s'alarmer, le p&#232;re et la fille continu&#232;rent &#224; ramasser les pommes.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est vrai que les loups &#233;taient nombreux autrefois en for&#234;t d'Argonne !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Evelyne me fait encore remarquer qu'elle habite l&#224; o&#249; habitait son arri&#232;re-grand-m&#232;re. Elle est la 6e g&#233;n&#233;ration &#224; vivre dans cette maison.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous ne quitterons pas encore Florent, car je connais un autre conte &#171; les belles filles de Florent &#187;, mais &#231;a sera pour une autre fois.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Nicole Girardot&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On ne s'ennuie pas &#224; la Poste de Menou.</title>
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		<dc:date>2020-09-27T18:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delacour</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[Les facteurs et les chiens &lt;br class='autobr' /&gt; Autrefois, les chiens furent parfois un cauchemar pour les facteurs se d&#233;pla&#231;ant &#224; pied ou &#224; v&#233;lo, entrant dans les fermes et les maisons pour d&#233;poser le courrier. &lt;br class='autobr' /&gt; L'arriv&#233;e des voitures automobiles, la pose de cidex (bo&#238;tes regroup&#233;es) et les bo&#238;tes aux lettres devenues obligatoires, ont r&#233;solu en partie les risques du m&#233;tier de facteur. Voici quelques anecdotes, p&#233;nibles ou dr&#244;les v&#233;cues par des facteurs du secteur : &lt;br class='autobr' /&gt; - Un facteur descend de son v&#233;lo. Un chien se (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Les&lt;/strong&gt; facteurs et les chiens&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Autrefois, les chiens furent parfois un cauchemar pour les facteurs se d&#233;pla&#231;ant &#224; pied ou &#224; v&#233;lo, entrant dans les fermes et les maisons pour d&#233;poser le courrier. &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'arriv&#233;e des voitures automobiles, la pose de cidex (bo&#238;tes regroup&#233;es) et les bo&#238;tes aux lettres devenues obligatoires, ont r&#233;solu en partie les risques du m&#233;tier de facteur.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voici quelques anecdotes, p&#233;nibles ou dr&#244;les v&#233;cues par des facteurs du secteur :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Un facteur descend de son v&#233;lo. Un chien se trouve &#224; proximit&#233;. Pas tr&#232;s rassur&#233;, il d&#233;cide de reprendre le guidon. Aussit&#244;t le chien l'attrape au bras et &#224; chaque geste il serre un peu plus fort. Le facteur m'a r&#233;v&#233;l&#233; le temps que cela a dur&#233; avant qu'il ne soit d&#233;livr&#233;. Je ne d&#233;voile pas le chiffre annonc&#233; car il a d&#251; subir, lui aussi, l'effet d'un c&#339;ur battant tr&#232;s vite, agissant aussi sur la vitesse des aiguilles de sa montre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Une factrice doit livrer un gros colis dans une maison en longeant un jardinet. Un chien, l'air r&#233;barbatif monte la garde, pr&#234;t &#224; accueillir &#224; sa fa&#231;on toute visite. Prenant peur, elle balance le gros colis par-dessus la barri&#232;re et se sauve &#224; toute vitesse avec ses petites jambes. Mal &#224; l'aise elle n'est pas retourn&#233;e voir le devenir du colis&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4836 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L285xH356/la_poste_de_menou_ph1-60372.jpg?1773538037' width='285' height='356' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Un chien peut aussi avoir envie de se mettre en valeur. Une factrice l'a appris &#224; ses d&#233;pens en faisant sa tourn&#233;e. Partie distribuer le courrier dans des cidex, elle laisse la porte de sa voiture ouverte. Pendant ces quelques minutes d'absence, un brave chien de passage, se sent invit&#233;. Il entre et s'installe au volant, pr&#234;t &#224; essayer la voiture. La factrice de retour, un instant admirative, cherche ensuite &#224; reprendre sa place. Mais le toutou, fier de sa promotion et s&#251;r de son talent, n'est pas d'accord. Il ne va quand m&#234;me pas rater cette occasion de se faire plaisir. Seule une voisine alert&#233;e a r&#233;ussi, avec beaucoup de patience et de caresses &#224; lui faire quitter sa place de r&#234;ve.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Nous voici maintenant dans une ferme isol&#233;e en Argonne. Un chien loup en libert&#233; monte une garde sans merci, obligeant le facteur &#224; klaxonner pour pr&#233;venir les habitants de l'arriv&#233;e du courrier. Un jour pas fait comme un autre, il n'y a personne. Le chien se charge alors lui-m&#234;me de l'accueil, assumant son devoir &#224; la perfection. Ne pouvant se payer le facteur &#224; l'abri dans la voiture, il s'en prend &#224; un pneu du v&#233;hicule, r&#233;ussissant l'exploit de l'entailler. Le conducteur s'avoue vaincu, contraint de faire demi-tour sans d&#233;poser le courrier, avec une roue &#224; plat et peu apr&#232;s une jante donnant des signes de faiblesse. L'affaire s'est termin&#233;e avec les fermiers r&#233;glant la note.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les chiens n'ont pas le monopole de l'agressivit&#233;, n'en d&#233;plaise &#224; une factrice oblig&#233;e de prendre un b&#226;ton pour se d&#233;faire d'un coq de l'Argonne profonde, trop entreprenant.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Le m&#233;tier s'est f&#233;minis&#233; au fil du temps&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4843 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L220xH167/la_poste_de_menou_ph2-d7426.jpg?1773538037' width='220' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A partir des ann&#233;es 1960, le m&#233;tier de facteur s'est peu &#224; peu f&#233;minis&#233;. Cela correspond, entre autres, &#224; la fin des d&#233;placements &#224; v&#233;lo dans les villages. Beaucoup de m&#233;tiers sont alors d&#233;volus aux hommes. Les femmes sont pr&#233;sentes essentiellement dans l'enseignement, le social, la sant&#233;, dans les bureaux et pour les travaux m&#233;nagers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Jusqu'&#224; ces ann&#233;es, la plupart des femmes n'ayant pas de profession r&#233;mun&#233;r&#233;e sont d&#233;nomm&#233;es &#171; femmes au foyer &#187; ; et pour leurs papiers personnels elles cochent la case &#171; sans profession &#187; &#224; la colonne demand&#233;e. Cela a pu choquer vu la r&#233;alit&#233; de leurs contraintes journali&#232;res, souvent remplies au maximum.&lt;span class='spip_document_4838 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH340/la_poste_de_menou_ph3-1cebc.jpg?1773538037' width='200' height='340' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; D'ailleurs, dans les ann&#233;es 1950, une femme a coch&#233; &#171; cent &#187; en rayant &#171; sans &#187; dans la case pour protester.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;M&#234;me &#224; la Poste, tout ne s'est pas pass&#233; facilement. D'apr&#232;s le t&#233;moignage d'un facteur d&#233;butant &#224; Ch&#226;lons, dans les ann&#233;es 70, les femmes embauch&#233;es pour le tri du courrier sont mal vues des hommes qui n'aiment pas les arr&#234;ts de travail dus aux maternit&#233;s car cela chamboule l'organisation.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Par contre les souvenirs de jeunes facteurs &lt;span class='spip_document_4845 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L185xH327/la_poste_de_menou_ph4-6f68f.jpg?1773538037' width='185' height='327' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;d&#233;butant dans les villes du d&#233;partement, avant de r&#233;int&#233;grer l'Argonne un peu plus tard, concernent l'acc&#232;s &#224; des domiciles o&#249; ils sont accueillis &#224; bras ouverts par la gent f&#233;minine en qu&#234;te de tendresse !!!&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Progressivement le pourcentage de femmes &#224; la distribution et au bureau a &#233;gal&#233; celui des hommes et aujourd'hui leur pr&#233;sence devient majoritaire, personne n'ayant l'air de s'en plaindre, bien au contraire.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A propos de f&#233;minisation, le mot facteur est employ&#233; dans ces articles comme terme g&#233;n&#233;ral. Par contre, dans les anecdotes, ce sera facteur ou factrice suivant le cas.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Les calendriers&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4840 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L220xH307/la_poste_de_menou_ph5-021b8.jpg?1773538037' width='220' height='307' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La fin de l'ann&#233;e et les calendriers font bon m&#233;nage, surtout dans certaines professions et services. Les facteurs et les pompiers sont en premi&#232;re ligne pour continuer cette agr&#233;able tradition.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les facteurs des ann&#233;es les plus &#233;loign&#233;es sont les plus enchant&#233;s de ces rencontres avec leurs &#171; clients &#187;. C'est simplement une fois de plus pour la plupart d'entre eux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En effet, leurs tourn&#233;es journali&#232;res sont un moyen de rendre de nombreux services pour d&#233;panner et faire plaisir. Alors, le facteur est attendu de pied ferme &#224; la fin de l'ann&#233;e avec ses calendriers. C'est l'occasion de lui faire plaisir &#224; son tour en remerciement des services quotidiens. Gare &#224; lui s'il ne vient pas.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au fil des ann&#233;es, les d&#233;placements ont &#233;volu&#233;, les r&#232;gles sont devenues plus strictes. Les cidex ont &#233;t&#233; install&#233;s et les boites aux lettres, rendues obligatoires, ont permis plus de facilit&#233;, mais ceci au d&#233;triment de la convivialit&#233; et des contacts humains. Aujourd'hui, les facteurs se sentent parfois g&#234;n&#233;s en proposant le calendrier car ils ne connaissent pas tous leurs &#171; clients &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4841 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH425/la_poste_de_menou_ph6-b3bea.jpg?1773538037' width='350' height='425' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A ce propos, j'ai entendu plusieurs fois &#171; on a l'air de qu&#233;mander &#187;. Par contre, dans un village avec sidex, un fid&#232;le du calendrier est oblig&#233; de guetter le passage de la factrice qu'il conna&#238;t &#224; peine pour pouvoir &#233;changer quelques mots et donner ce qu'il a pr&#233;par&#233; pour la remercier de ce calendrier.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;J'ajoute la r&#233;flexion de la fille d'un ancien facteur. Elle m'a dit &#234;tre fi&#232;re de voir son p&#232;re rentrer tr&#232;s gai des tourn&#233;es du calendrier. Pourquoi ? Je suppose qu'il devait &#234;tre tr&#232;s content du r&#233;sultat de sa journ&#233;e, agr&#233;ment&#233;e par la chaleur du contact humain. C'est le principal. Inutile d'en rajouter.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 1990, un fan du calendrier ne peut s'en passer. C'est pour la m&#233;t&#233;o annuelle sens&#233;e &#234;tre au top pour les pr&#233;visions journali&#232;res. Il en faut vraiment pour tous les go&#251;ts !!! Cette rubrique, ind&#233;boulonnable, continue &#224; &#234;tre ins&#233;r&#233;e. Je souhaite une longue vie au calendrier en lui disant tout bas : &lt;i&gt;&#171; Attention au r&#233;chauffement climatique pour les pr&#233;visions annuelles ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Anecdotes originales&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Des usagers demandent &#224; leur facteur de jouer au loto pour eux. Avec la &#171; pi&#232;ce &#187; qu'il re&#231;oit en plus &#224; chaque fois, il joue pour lui-m&#234;me mais il n'a jamais gagn&#233;. Il n'a pas dit si ces joueurs ont eu plus de chance que lui !!!&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Un facteur ayant eu 25 mandats &#224; payer, ce qui est alors le maximum pour une journ&#233;e, s'est fait prendre sa sacoche en fin de tourn&#233;e. Il s'est absent&#233; pour boire un pot au caf&#233; du coin, satisfait de sa journ&#233;e. Je vous rassure, la sacoche &#233;tait vide.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Une lettre d'une banque, destin&#233;e &#224; un client, arrive par m&#233;garde chez un voisin qui l'ouvre aussit&#244;t. Se rendant compte de l'erreur, il la remet de suite au facteur. Celui-ci retourne &#224; la banque qui accepte de refaire une enveloppe. Cela est donc pass&#233; inaper&#231;u en &#233;vitant de gros probl&#232;mes. Par contre, un courrier peut arriver &#224; un autre destinataire qui ne le rend pas et m&#234;me parfois, le d&#233;truit. Ces situations sont rares mais souvent p&#233;nibles &#224; g&#233;rer.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Dans la plupart des cas, le facteur donne l'argent du mandat &#224; l'&#233;pouse, pr&#233;sente &#224; la maison. Un jour, une somme rondelette doit revenir &#224; l'&#233;poux absent. Sa femme la re&#231;oit &#224; sa place. Mais, depuis peu, le couple est en conflit s&#233;v&#232;re, &#224; la limite de la s&#233;paration et le facteur n'en sait rien. Il a eu beaucoup de mal &#224; convaincre l'&#233;pouse de rendre l'argent, sinon il y va de sa poche. La somme &#233;tant &#233;lev&#233;e il a pass&#233; quelques nuits sans sommeil. Avec beaucoup de tact et de persuasion, il a r&#233;ussi &#224; r&#233;gler le probl&#232;me.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4842 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH231/la_poste_de_menou_ph7-fe550.jpg?1773538037' width='350' height='231' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Voici le d&#233;cor : un facteur distribue le courrier. Dans une maison, une fille est &#224; la r&#233;ception et elle lui demande de remettre un cadeau &#224; un jeune homme du village voisin. Elle veut lui faire une surprise. Elle remplit discr&#232;tement une sacoche du v&#233;lo du facteur. Celui-ci continue sa tourn&#233;e et arrive ext&#233;nu&#233; chez le destinataire au bout de 6 kilom&#232;tres. Il vide sa sacoche, tout &#233;tonn&#233; d'y voir des pierres. Aussit&#244;t, il se met &#224; rire de bon c&#339;ur. En effet, la fille ne sait pas que son amoureux est le cousin du facteur. Elle comprendra s'&#234;tre fait pi&#233;ger elle-m&#234;me quelques mois plus tard en voyant le facteur, ayant chang&#233; d'uniforme, parmi les invit&#233;s de son mariage. Le secret avait &#233;t&#233; bien gard&#233; et l'ambiance, d&#233;j&#224; au top, de la noce est mont&#233;e d'un cran.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;-Un facteur distribue le courrier &#224; Hans ; Une paysanne arrive, affol&#233;e : je suis seule, mon mari est aux champs, une vache va v&#234;ler et il faut tirer le veau. Le facteur aper&#231;oit le boulanger en tourn&#233;e lui aussi pour une autre raison. Il l'appelle et tous les deux, n'en menant pas large, r&#233;ussirent ce qui est pour eux une premi&#232;re. Les jours suivants le facteur est all&#233; voir le nouveau-n&#233;, heureux et fier de le trouver en bonne sant&#233;.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;A suivre.&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dominique Delacour&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La construction des monuments aux morts.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1306</link>
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		<dc:date>2020-09-26T18:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Le Hingrat</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce 11 novembre 1918, il est 5h 15 &#224; Rethondes lorsque les bellig&#233;rants signent l'armistice mettant fin &#224; quatre ann&#233;es de guerre. Le cessez-le-feu doit &#234;tre effectif &#224; 11h 00. Il vient ensuite le long recensement pour d&#233;nombrer le nombre de tu&#233;s. Ceux-ci sont presque 1 400 000. Des soldats fran&#231;ais qui ne sont jamais revenus dans leur village, leur ville. La mention &#171; Mort pour la France &#187;, instaur&#233;e par la loi du 2 juillet 1915, est ajout&#233;e &#224; titre honorifique posthume &#224; leur &#233;tat civil. &lt;br class='autobr' /&gt; La loi (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce 11 novembre 1918, il est 5h 15 &#224; Rethondes lorsque les bellig&#233;rants signent l'armistice mettant fin &#224; quatre ann&#233;es de guerre. Le cessez-le-feu doit &#234;tre effectif &#224; 11h 00. Il vient ensuite le long recensement pour d&#233;nombrer le nombre de tu&#233;s. Ceux-ci sont presque 1 400 000. Des soldats fran&#231;ais qui ne sont jamais revenus dans leur village, leur ville. La mention &#171; Mort pour la France &#187;, instaur&#233;e par la loi du 2 juillet 1915, est ajout&#233;e &#224; titre honorifique posthume &#224; leur &#233;tat civil.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4937 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH230/monument_aux_morts_ph1-2-fd22d.jpg?1773538037' width='300' height='230' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La loi relative &#224; la comm&#233;moration et &#224; la glorification des &#171; Morts pour la France &#187; au cours de la Grande Guerre du 25 octobre 1919 &#233;nonce les modalit&#233;s pour honorer les combattants ou non-combattants tu&#233;s. Une subvention est vers&#233;e aux communes &#224; hauteur de l'effort et du sacrifice consenti pour glorifier leurs disparus. Entre 1919 et le d&#233;but des &#171; ann&#233;es 20 &#187;, il est &#233;rig&#233; la plupart des 36000 monuments aux morts.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La construction et le choix de l'emplacement a parfois g&#233;n&#233;r&#233; des querelles, soit par convictions politiques, religieuses ou par d'autres int&#233;r&#234;ts, notamment entre pr&#233;fecture et commune au sujet des symboles religieux appos&#233;s sur le monument. En effet, la loi de s&#233;paration des Eglises et de l'Etat est bien &lt;span class='spip_document_4938 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH328/monument_aux_morts_ph2-2-51e81.jpg?1773538037' width='200' height='328' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;pr&#233;sente dans les esprits. A ce sujet, l'arr&#234;t&#233; du Conseil d'Etat du 4 juillet 1924 &#233;tablit que les monuments aux morts sont des monuments fun&#233;raires et peuvent donc recevoir des embl&#232;mes religieux. Certaines tensions vont ainsi s'apaiser et l'on verra des croix latines sur les monuments aux morts. Ainsi, &#224; Valmy, le monument aux morts est surmont&#233; d'une croix latine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la cr&#233;ation des monuments aux morts, il est constat&#233; une certaine banalit&#233; des &#339;uvres. Le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur d&#233;cide, par circulaire du 20 mai 1920, de la mise en place de commissions artistiques d&#233;partementales charg&#233;es de l'examen des projets. En effet il est propos&#233; pour la statuaire des mod&#232;les standardis&#233;s sur catalogue, notamment le Poilu au repos du sculpteur Etienne Camus, trois fonderies assurant l'&#233;dition.&lt;span class='spip_document_4939 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L180xH300/monument_aux_morts_ph3-2-91291.jpg?1773538037' width='180' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Un mod&#232;le choisi pour le monument aux morts de Binarville. A Sainte-M&#233;nehould, le th&#232;me est identique mais le soldat est accompagn&#233; d'un chien. Une mani&#232;re d'honorer la contribution des animaux durant la Guerre 14-18.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A noter l'ajout de plaques pour honorer les victimes de la guerre 39-45, certes moins nombreuses, car &#224; l'&#233;poque de la construction des monuments aux morts, comment concevoir et imaginer une nouvelle guerre et laisser la place pour recevoir d'autres noms ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4940 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L175xH257/monument_aux_morts_ph4-2-77714.jpg?1773538037' width='175' height='257' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour l'&#233;tude des monuments aux morts, une typologie se d&#233;cline en fonction de leur situation par rapport &#224; la proximit&#233; de la mairie, de l'&#233;glise, du cimeti&#232;re, de la place publique, suivant leur forme, leur ornementation et les &#233;pitaphes inscrites. Ainsi, ils sont patriotiques, religieux, fun&#233;raires, pacifistes, classiques ou civiques. A Minaucourt-le-Mesnil-l&#232;s-Hurlus, le monument se place entre l'&#233;glise et la mairie ; &#224; Servon-Melzicourt, il est situ&#233; sous le parvis de l'&#233;glise ; &#224; Saint-Thomas-en-Argonne, o&#249; un seul disparu est &#224; d&#233;plorer, la plaque est accroch&#233;e dans l'&#233;glise.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A La Neuville-au-Pont, la st&#232;le est surmont&#233;e d'un coq sur une sph&#232;re, symbole gaulois, il repr&#233;sente la Patrie, mais aussi la combativit&#233;. Les palmes symbolisent le martyr.&lt;span class='spip_document_4941 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH231/monument_aux_morts_ph5-ae17a.jpg?1773538037' width='300' height='231' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; La couronne, o&#249; sont associ&#233;es feuilles de laurier et de ch&#234;ne repr&#233;sentent la victoire (laurier), la force, la puissance (ch&#234;ne). Sur de nombreux monuments aux morts est arbor&#233; la croix de guerre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le monument aux morts de Passavant-en-Argonne est &#233;rig&#233; apr&#232;s la guerre de 1870. Il est en dehors du village. Le visage et la main de la statue sont mutil&#233;s en 1914 par les Allemands. A noter les grilles entourant ce monument. En effet, l'espace entourant le monument est souvent mat&#233;rialis&#233;, par exemple par des obus reli&#233;s par une cha&#238;ne, indiquant la limite sacr&#233;e du lieu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Depuis la loi du 24 octobre 1922, faisant du 11 novembre un jour de f&#234;te nationale,&lt;span class='spip_document_4942 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH220/monument_aux_morts_ph6-2007d.jpg?1773538037' width='300' height='220' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; le monument aux morts est lieu de l'hommage collectif.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est aussi le titre d'un article de Georges Ravis-Giordani : &lt;i&gt;&#171; Honorer les morts, parler aux vivants : le discours au monument aux morts &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cahiers slaves n&#176;13, Les lamentations dans le monde euro-m&#233;diterran&#233;en, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; qui semble appropri&#233; pour qualifier ces monuments aujourd'hui et dont chaque &#233;l&#233;ment est empreint d'une &#233;tonnante et riche charge symbolique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;&lt;b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_4943 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L400xH291/monument_aux_morts_ph7-5c6c5.jpg?1773538037' width='400' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4944 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH330/monument_aux_morts_ph8-ffb96.jpg?1773538037' width='200' height='330' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Bibliographie&lt;/u&gt; :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Les monuments aux morts, une aide pour les d&#233;crire et les expliquer, Histoire des arts, V. Bisson, septembre 2014.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Une base de donn&#233;es sur les monuments aux morts : histoire concr&#232;te et valorisation num&#233;rique, Martine Aubry et Mathieu de Oliveira.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Art et m&#233;moire, les monuments aux morts de la Grande Guerre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- monumentauxmorts1418somme.jimdo.com, Dominique et Jean-Etienne Guerrini.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Monuments aux morts en France. &#171; Maudite soit la guerre, et ses auteurs ! &#187; https//87dit.canalblog.com.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- A la rencontre des poilus de 14-18 : T&#233;moignages de pierres.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Le Poilu au repos,&lt;br&gt; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Poilu_au_repos&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Poilu_au_repos&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Jean-Louis Le Hingrat&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cahiers slaves n&#176;13, Les lamentations dans le monde euro-m&#233;diterran&#233;en, Honorer les morts, parler aux vivants : le discours au monument aux morts, [article], Georges Ravis, Ann&#233;e 2013, pp. 203 &#224; 209.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les bouchers charcutier de Menou.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1320</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1320</guid>
		<dc:date>2020-09-25T18:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 60, les abattoirs connaissaient une grande activit&#233; avec les bouchers de Menou et des environs.
&lt;br class='autobr' /&gt; Une page du journal local, de d&#233;cembre 1966, nous pr&#233;sente ces bouchers-charcutiers de la ville :
&lt;br class='autobr' /&gt; - Chauveau-Boivin, rue des Pr&#233;s.
&lt;br class='autobr' /&gt; - Palin, rue Chanzy.
&lt;br class='autobr' /&gt; - Flamant, rue Chanzy, en face du coll&#232;ge.
&lt;br class='autobr' /&gt; - Jollet, rue Chanzy.
&lt;br class='autobr' /&gt; - Lelorain n'avait pas fait de pub ce jour-l&#224;.
&lt;br class='autobr' /&gt; Mais cette liste n'est pas compl&#232;te. Il y avait &#233;galement une boucherie-charcuterie chevaline et d'autres commerces
&lt;br class='autobr' /&gt; A (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;code class='spip_code' dir='ltr'&gt;&lt;/code&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 60, les abattoirs connaissaient une grande activit&#233; avec les bouchers de Menou et des environs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une page du journal local, de d&#233;cembre 1966, nous pr&#233;sente ces bouchers-charcutiers de la ville :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Chauveau-Boivin, rue des Pr&#233;s.&lt;span class='spip_document_4846 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH100/abattoirs_de_menou_ph1-03be9.jpg?1773538037' width='300' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Palin, rue Chanzy.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Flamant, rue Chanzy, en face du coll&#232;ge.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Jollet, rue Chanzy.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Lelorain n'avait pas fait de pub ce jour-l&#224;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais cette liste n'est pas compl&#232;te. Il y avait &#233;galement une boucherie-charcuterie chevaline et d'autres commerces&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4847 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH139/abattoirs_de_menou_ph2-94be0.jpg?1773538037' width='500' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4848 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/abattoirs_de_menou_ph3-d4207.jpg?1773538037' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;A cette &#233;poque, la rue des Pr&#233;s &#233;tait tr&#232;s commer&#231;ante : une boulangerie,&lt;br&gt; une boucherie-charcuterie et la maison Develle.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les abattoirs de Menou, suite et fin.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1307</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1307</guid>
		<dc:date>2020-09-24T18:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;M. Lelorain, boucher &#224; Menou avait &#233;crit : &#034;La boucherie, les abattoirs, le commerce. Mme Palin a retrouv&#233; ce texte, en voici la seconde partie. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'arrondissement et toute la r&#233;gion, les marchands de bestiaux &#233;taient exportateurs de b&#233;tail et les bouchers commer&#231;aient &#233;galement les animaux vivants. Ils participaient &#224; des foires et concours agricoles ; il est encore possible de trouver des plaques-dipl&#244;mes r&#233;colt&#233;s lors de d&#233;placement &#224; Paris notamment (avant 1914). &lt;br class='autobr' /&gt; Pour les transports (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;M. Lelorain, boucher &#224; Menou avait &#233;crit : &#034;La boucherie, les abattoirs, le commerce. Mme Palin a retrouv&#233; ce texte, en voici la seconde partie.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans l'arrondissement et toute la r&#233;gion, les marchands de bestiaux &#233;taient exportateurs de b&#233;tail et les bouchers commer&#231;aient &#233;galement les animaux vivants. Ils participaient &#224; des foires et concours agricoles ; il est encore possible de trouver des plaques-dipl&#244;mes r&#233;colt&#233;s lors de d&#233;placement &#224; Paris notamment (avant 1914).&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4853 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH319/abattoirs_de_menou_ph4-2-461b4.jpg?1773538038' width='500' height='319' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour les transports n&#233;cessaires, les wagons &#224; bestiaux de la Compagnie des chemins de fer de l'Est &#233;taient employ&#233;s couramment et les trains de messageries &#233;taient journaliers dans chaque direction. De plus chaque train de voyageurs avait son fourgon et il &#233;tait courant d'exp&#233;dier veaux et moutons en &#171; grande vitesse &#187; pour de petits parcours et au march&#233; de Reims.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le veau ou le mouton, attach&#233;, voisinait, dans le fourgon, avec les v&#233;los et colis divers ; l'animal &#233;tait muni d'une plaque en bois, &#224; son attache avec l'adresse (en bois pour &#233;viter d'&#234;tre suc&#233;e ou mordue par l'animal voisin. Tarif en 1926 pour un mouton : 0,50 F. pour les Islettes ou Ville-sur-Tourbe.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est ainsi que dans le quartier de la gare de Sainte-M&#233;nehould, chaque jeudi apr&#232;s-midi, &#224; l'h&#244;tel de la Poste et sur la place, les commer&#231;ants en bestiaux et grains rencontraient les cultivateurs &#233;leveurs, herbagers, etc C'&#233;tait le &#171; Commerce &#187; du Jeudi.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s les ann&#233;es 1921-1922, une modernisation et une am&#233;lioration se dessinent : les devantures et &#233;ventaires des magasins de la corporation se transforment. Les grosses grilles (genre grille de cages &#224; lion) disparaissent et des marbres et &#233;talages vitr&#233;s commencent &#224; remplacer les vieilles fen&#234;tres et les tables en bois peint. Les automobiles, camionnettes l&#233;g&#232;res font leur apparition, mais beaucoup de bouchers continueront la vente &#171; &#224; la chine &#187; dans les villages, avec leur voiture tapissi&#232;re &#224; cheval, ceci jusqu'en 1927-1928.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A cette p&#233;riode d'apr&#232;s-guerre, beaucoup de bouchers commenc&#232;rent &#224; abattre des porcs et se modernis&#232;rent dans la charcuterie comme leurs coll&#232;gues des campagnes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A noter qu'avant 1914, &#224; Sainte-M&#233;nehould, les professions &#233;taient bien distinctes : il y avait cinq boucheries pures, trois charcuteries et un chevalin-tripier. L'&#233;volution est nette &#233;galement dans les m&#233;thodes de travail de d&#233;coupe et de pr&#233;sentation ; les professionnels suivent de plus en plus les activit&#233;s des grandes villes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avant ces ann&#233;es, beaucoup de morceaux &#233;taient vendus aux clients avec l'os ; en g&#233;n&#233;ral ils &#233;taient destin&#233;s &#224; des cuissons lentes (rago&#251;t, brais&#233;s). La demande, sans cesse croissante de morceaux &#171; nobles &#187; poussa la corporation &#224; rechercher le maximum de viande &#224; griller ou &#224; r&#244;tir dans les qualit&#233;s extra ou premi&#232;re. Il ne fut plus abattu de bovins au-dessus de quatre &#224; cinq &lt;span class='spip_document_4854 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L150xH203/abattoirs_de_menou_ph5-2-8415b.jpg?1773538038' width='150' height='203' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;ans d'&#226;ge ; beaucoup de g&#233;nisses et b&#339;ufs et de moins en moins de taureaux &#224; part quelques exceptions, dans les &#171; extra &#187; pour les fournitures aux collectivit&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Jusqu'en ao&#251;t 1914 les trois cent cuirassiers du 6e R&#233;giment du Quartier Valmy &#233;taient approvisionn&#233;s en viande par les bouchers locaux. Dans les ann&#233;es vingt, la caserne est occup&#233;e par le 120e ERGT ; avec les deux compagnies et le C.H.R., c'est un effectif de 280 hommes qui seront fournis en viande par la concurrence des bouchers de Ch&#226;lons-sur-Marne. Il fallait suivre les exigences du &#171; cahier des charges &#187;, ceci pour les qualit&#233;s, les cat&#233;gories, et surtout les prix par &#171; adjudication &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour alimenter les glaci&#232;res deux brasseries de la ville vendaient des pains de glace chaque matin. Mais, en p&#233;riode chaude de l'ann&#233;e, la cadence et les heures d'abattage &#233;taient fonction des temp&#233;ratures. Il n'&#233;tait pas rare d'abattre un veau, un porc chaque jour du d&#233;but de semaine, selon la demande. Le bovin n'&#233;tant &#171; assomm&#233; &#187; que le jeudi pour le jour principal de vente du samedi.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A ce sujet, chaque boucher &#233;tait propri&#233;taire ou locataire d'une cave sous la butte du ch&#226;teau et pouvait ainsi stocker pour quelques jours de gros quartiers de bovin, des veaux, etc ceci dans l'obscurit&#233; et la fra&#238;cheur (environ 8&#176;C).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour fournir une commande importante pour une noce, un banquet, une premi&#232;re communion, il fallait se rendre service entre coll&#232;gues avec les possibilit&#233;s de la r&#233;gion. Les bouchers se pr&#234;taient ou se rec&#233;daient alors langues de b&#339;uf, t&#234;tes de veau, ris de veau, filets de b&#339;uf.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La concurrence n'&#233;tait pas d&#233;loyale et s'il y avait quelquefois intrigues et surench&#232;res, c'&#233;tait lors des achats de b&#233;tail sur pied &#224; la ferme.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Vers 1927-1928, les moyens de communications et de transports deviennent de plus en plus rapides. Les routes sont goudronn&#233;es, les moyens de conservation sont de plus en plus modernes avec l'&#233;lectricit&#233; et le froid artificiel, surtout dans les magasins, mais pas encore dans les v&#233;hicules professionnels. L'am&#233;lioration est cependant consid&#233;rable pour la pr&#233;sentation.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Jusqu'en 1935 et m&#234;me 1939, chaque boucher avait sa voiture &#224; bras, avec roues &#224; bandages, et souvent le petit apprenti, aussi matinal que son patron, la poussait &#224; travers les rues pav&#233;es, en r&#233;veillant les riverains heureusement habitu&#233;s. Chaque matin, sur un v&#233;lo, le gar&#231;on boucher, en veste bleue et tablier blanc, portait en sifflotant, &#224; travers la ville, les commandes donn&#233;es la veille. Souvent avec un coll&#232;gue &#233;tait la rencontre dans un des nombreux estaminets, soit de &#171; Mon Id&#233;e &#187;, rue du Moulin, rue Florion ou &#224; la grande gare. &lt;i&gt;&#171; Eh, jeune homme, il y a un gros chien noir qui vient de faire tomber le panier du v&#233;lo ! Il est occup&#233; &#224; d&#233;vorer quelque chose dans le Jard ! &#187;&lt;/i&gt; C'&#233;tait un petit drame, mais quelquefois difficile &#224; r&#233;parer.&lt;span class='spip_document_4855 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L120xH160/abattoirs_de_menou_ph6-2-ac63e.jpg?1773538038' width='120' height='160' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une semaine importante pour la corporation &#233;tait la semaine sainte, avant P&#226;ques. D&#232;s le mardi saint &#224; midi, la vente &#233;tait presque totalement suspendue, le mercredi saint &#233;tait un jour maigre, le jeudi aussi pour certains et naturellement le vendredi saint. A partir du lundi tous profitaient pour faire des am&#233;nagements, peinture, etc et faire &#233;tamer les crochets, allonges et dents de loup. La temp&#233;rature au cours de cette semaine &#233;tait heureusement souvent encore froide.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Donc, d&#232;s le jeudi apr&#232;s-midi les viandes, particuli&#232;rement bien choisies, &#233;taient rentr&#233;es &#224; l'abattoir : les bovins en demi-b&#339;uf, les veaux et moutons entiers et, comme souvent la temp&#233;rature le permettait, certaines maisons faisaient un &#233;talage. Il s'agissait de pr&#233;sentations originales, garnies de fleurs multicolores en papier, plantes vertes, et les charcutiers rivalisaient d'adresse avec des sujets en saindoux.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour le boucher, sa famille et son employ&#233;, c'&#233;tait le vendredi &#171; jour de repos &#187;, et un menu sp&#233;cial au repas de midi avec brochet, langouste, etc tradition bien suivie chez tous ; et ce jour-l&#224;, pas une livre de viande n'&#233;tait vendue.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je n'ai pas connu la promenade du &#171; b&#339;uf &lt;span class='spip_document_4856 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L100xH129/abattoirs_de_menou_ph7-2-46a6a.jpg?1773538038' width='100' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;gras &#187; qui, para&#238;t-il, avait lieu le jeudi saint. Pour terminer ce tour d'horizon de la r&#233;gion d'Argonne, du b&#233;tail et des viandes, je me rem&#233;more une fameuse course de voitures &#224; bras. C'&#233;tait au cours de l'&#233;t&#233; 1931. Les gar&#231;ons-bouchers poussaient leurs voitures &#224; bras &#224; travers les rues Camille Margaine, Chanteraine et Chanzy sans but bien sportif (les v&#233;hicules avec bandages en fer n'avaient pas tous le m&#234;me poids). Les voitures d&#233;cor&#233;es eurent un succ&#232;s bien m&#233;rit&#233; et les honneurs de la Presse (m&#234;me parisienne).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avec le &#171; doyen &#187; Monsieur Leleu du Caf&#233; de l'Abattoir, une gerbe fut d&#233;pos&#233;e au monument des soldats de 1914-1918.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le caf&#233; de l'abattoir &#233;tait attenant &#224; celle-ci. Il &#233;tait tenu par M. et Mme Leleu, ancien tripier, qui r&#233;ceptionnait aussi les peaux. Tr&#232;s utile, cette petite salle avec ses tables de marbre blanc, o&#249;, dans le fond, on voyait une grande voli&#232;re dans laquelle gazouillaient pinsons, serins et chardonnerets.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;Boucherie Lelorain, 1911-1973.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/les-abattoirs-de-menou-suite-et-fin_a1307.pdf" length="185864" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paroles de G&#246;ethe.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1308</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1308</guid>
		<dc:date>2020-09-23T18:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution 1789</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; De ce lieu et de ce jour date une nouvelle &#233;poque dans l'histoire du monde, et vous pourrez dire : j'y &#233;tais. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Cette phrase de Goethe est tr&#232;s connue, elle est m&#234;me grav&#233;e dans la pierre au dos du monument de Kellermann sur la butte de Valmy. Mais quand le c&#233;l&#232;bre &#233;crivain allemand a-t-il prononc&#233; ces mots ? A Valmy ou plus tard en &#233;crivant son livre &#171; La campagne de France &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt; La r&#233;ponse se trouve dans ce livret, un original datant de 1861 et d&#233;nich&#233; par notre collaborateur Roger Berdold. &lt;br class='autobr' /&gt; On est (...)&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot74" rel="tag"&gt;R&#233;volution 1789&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&#171; De ce lieu et de ce jour date une nouvelle &#233;poque dans l'histoire du monde, et vous&lt;br&gt; pourrez dire : j'y &#233;tais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4857 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L100xH130/paroles_de_goethe_ph1-0f9d3.jpg?1773428076' width='100' height='130' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4858 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L100xH143/paroles_de_goethe_ph2-ab409.jpg?1773428076' width='100' height='143' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cette phrase de Goethe est tr&#232;s connue, elle est m&#234;me grav&#233;e dans la pierre au dos du monument de Kellermann sur la butte de Valmy. Mais quand le c&#233;l&#232;bre &#233;crivain allemand a-t-il prononc&#233; ces mots ? A Valmy ou plus tard en &#233;crivant son livre &#171; La campagne de France &#187; ?&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La r&#233;ponse se trouve dans ce livret, un original datant de 1861 et d&#233;nich&#233; par notre collaborateur Roger Berdold.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On est au soir de la bataille, ce 20 septembre 1792, les arm&#233;es fran&#231;aises ont tenu face aux alli&#233;s prussiens et autrichiens. Sur la butte, en haut de la c&#244;te nomm&#233;e encore de &#171; La Lune &#187;, les ennemis bivouaquent, essaient de manger, se posent des questions. Il pleut, le vent souffle et la maladie &#171; dysenterie &#233;pid&#233;mique &#187; s&#233;vit toujours, une maladie qui fera na&#238;tre la l&#233;gende de la colique de soldats ayant mang&#233; du raisin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les hommes n'ont pas le moral ; le matin on ne parlait plus que &#171; d'embrocher les Fran&#231;ais &#187;, ce devait &#234;tre une bataille facile, mais&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Goethe, qui est au milieu des soldats, expos&#233; au feu de l'ennemi, raconte : &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4859 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH423/paroles_de_goethe_ph3-21dae.jpg?1773538038' width='500' height='423' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/paroles-de-goethe_a1308.pdf" length="99457" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kellermann &#224; Paris.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1309</link>
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		<dc:date>2020-09-22T18:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution 1789</dc:subject>
		<dc:subject>Si vous passez par l&#224;...</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mus&#233;e de la L&#233;gion d'honneur &#224; Paris abrite des choses exceptionnelles, m&#233;dailles, bien s&#251;r, documents et tableaux. D&#232;s l'entr&#233;e dans le grand hall, sur le mur principal, le portrait de Napol&#233;on ; normal, c'est lui, alors qu'il &#233;tait Premier Consul, qui a instaur&#233; la L&#233;gion d'honneur, la plus haute d&#233;coration honorifique fran&#231;aise. C'&#233;tait le 19 mai 1802. Juste &#224; sa droite, un autre tableau, plus petit sans lire la plaque explicative, on se dit &#171; Mais cet homme-l&#224;, avec toutes ses d&#233;corations, je l'ai (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Revue N&#176;88&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Si vous passez par l&#224;...&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le mus&#233;e de la L&#233;gion d'honneur &#224; Paris abrite des choses exceptionnelles, m&#233;dailles, bien s&#251;r, documents et tableaux. D&#232;s l'entr&#233;e dans le grand hall, sur le mur principal, le portrait de Napol&#233;on ; normal, c'est &lt;span class='spip_document_4860 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L285xH183/rue_kellermann_ph1-6a109.jpg?1773499257' width='285' height='183' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;lui, alors qu'il &#233;tait Premier Consul, qui a instaur&#233; la L&#233;gion d'honneur, la plus haute d&#233;coration honorifique fran&#231;aise. C'&#233;tait le 19 mai 1802.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Juste &#224; sa droite, un autre tableau, plus petit sans lire la plaque explicative, on se dit &lt;i&gt;&#171; Mais cet homme-l&#224;, avec toutes ses d&#233;corations, je l'ai d&#233;j&#224; vu &#187;&lt;/i&gt; Cet homme l&#224;, ce soldat, c'est Kellermann, Fran&#231;ois-Christophe Kellermann, le &#171; h&#233;ros de Valmy &#187; qui arbore cette L&#233;gion d'honneur. Le g&#233;n&#233;ral Kellermann a &#233;t&#233; fait grand-croix de la L&#233;gion d'honneur, ce qui justifie sa pr&#233;sence dans ce mus&#233;e, le 13 pluvi&#244;se an XIII, c'est-&#224;-dire le 2 f&#233;vrier 1805. Il est en 26e position sur la liste des r&#233;cipiendaires de la L&#233;gion d'honneur.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Kellermann porte aussi sur le tableau, la grande croix de l'ordre de Saint-Louis que lui attribu&#233; Louis XVIII. Kellermann avait &#233;t&#233; fait mar&#233;chal d'Empire en 1804, duc de Valmy en 1808, pair de France en 1815.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et toujours pour Kellermann la r&#233;f&#233;rence de la bataille de Valmy. Et pourtant, ce jour-l&#224;, il &#233;tait sous les ordres de Dumouriez, sa position &#233;tant le centre de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Mais comme Dumouriez est parti un jour en Angleterre, c'est Kellermann qui a gard&#233; toute la gloire de la victoire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4861 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH341/rue_kellermann_ph2-8d1d3.jpg?1773499257' width='250' height='341' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Kellermann est aux c&#244;t&#233;s de Napol&#233;on Est-ce normal quand on lit qu'il a vot&#233; au s&#233;nat le 1er avril 1814 la d&#233;ch&#233;ance de l'empereur ? On apprend aussi que pendant les cent jours, Kellermann s'est fait discret. A Sainte- H&#233;l&#232;ne, Napol&#233;on a &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Kellermann &#233;tait un bon soldat, extr&#234;mement actif, ayant beaucoup de bonnes qualit&#233;s. Mais il &#233;tait tout &#224; fait priv&#233; des moyens n&#233;cessaires pour la direction d'une arm&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Et pourtant, on lit dans la biographie du g&#233;n&#233;ral, que Kellermann tenait, le jour du sacre de Napol&#233;on, la couronne de Charlemagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La couronne de Charlemagne qui servait pour le sacre des rois avait disparu (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cette couronne que Napol&#233;on se posera lui-m&#234;me sur la t&#234;te.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Fran&#231;ois-Christophe Kellermann &#233;tait n&#233; &#224; Strasbourg et son corps repose dans la tombe familiale au cimeti&#232;re du P&#232;re Lachaise &#224; Paris ; mais le valeureux g&#233;n&#233;ral nous a laiss&#233; son c&#339;ur sur le plateau de Valmy. Il est presque devenu un Argonnais. Alors, si vous passez par-l&#224;, allez saluer &#171; notre &#187; g&#233;n&#233;ral.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;b&gt;Mus&#233;e de la L&#233;gion d'honneur et des ordres de chevalerie, 2 rue de la L&#233;gion d'honneur (face mus&#233;e d'Orsay) Paris (entr&#233;e gratuite).&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La couronne de Charlemagne qui servait pour le sacre des rois avait disparu &#224; la R&#233;volution Fran&#231;aise. Napol&#233;on en avait fait faire une copie pour son sacre.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Menou br&#251;le-t-il ?</title>
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		<dc:date>2020-09-21T18:13:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En cette fin du mois d'ao&#251;t 1944, les arm&#233;es allemandes se replient en d&#233;sordre. Emile Baillon a &#233;crit : &#171; Les uns &#224; pied, les autres dans toutes sortes de v&#233;hicules ou &#224; bicyclette et m&#234;me avec des motos sans moteur &#187;. Ma m&#232;re me racontait : certains trainaient une poussette d'enfant avec leurs affaires. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce mardi 29 ao&#251;t, les Allemands quittent les maisons de la rue Philippe de la Force qu'ils occupaient. Ils ne savent que faire du mat&#233;riel : le laisser, l'emporter, ou encore le d&#233;truire en le br&#251;lant. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En cette fin du mois d'ao&#251;t 1944, les arm&#233;es allemandes se replient en d&#233;sordre. Emile Baillon a &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Les uns &#224; pied, les autres dans toutes sortes de v&#233;hicules ou &#224; bicyclette et m&#234;me avec des motos sans moteur &#187;.&lt;/i&gt; Ma m&#232;re me racontait : certains trainaient une poussette d'enfant avec leurs affaires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce mardi 29 ao&#251;t, les Allemands quittent les maisons de la rue Philippe de la Force qu'ils occupaient. Ils ne savent que faire du mat&#233;riel : le laisser, l'emporter, ou encore le d&#233;truire en le br&#251;lant. Et les ordres et les contrordres vont se succ&#233;der.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au cours de notre soir&#233;e donn&#233;e en 2004 avec la participation d'Herv&#233; Chabaud, les M&#233;n&#233;hildiens nombreux &#224; l'h&#244;tel de ville racontaient ce qu'ils avaient vu. Et Raymond Collin allait &#233;voquer cette difficile soir&#233;e du 29 ao&#251;t :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#034; J'ai quatre-vingt-sept ans. A l'&#233;poque, j'en avais vingt-sept. Je travaillais sur Sainte-M&#233;nehould. J'habitais rue Philippe de la Force. Pendant des jours, on a vu des camions allemands qui rapatriaient du mat&#233;riel, d'apr&#232;s ce que l'on nous a dit. C'&#233;tait un d&#233;p&#244;t de mat&#233;riel de transmissions qui venait de Chartres et ils ont entass&#233; tout dans les maisons et principalement dans la maison de Pierre Autier, qui est la sous-pr&#233;fecture maintenant. J'habitais o&#249; exerce maintenant le docteur Bresson, une maison qui appartenait &#224; Pierre Menu. J'ai donc vu les navettes des Allemands. J'ai vu le mat&#233;riel qu'ils amenaient. En tant que militaire, j'avais &#233;t&#233; dans les transmissions fran&#231;aises et le mat&#233;riel qu'ils amenaient &#233;tait bien sup&#233;rieur &#224; celui que l'on avait. Ils ont amen&#233; &#233;galement des lingots de m&#233;taux, principalement de l'&#233;tain,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4912 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L289xH288/liberation_menoui_ph1-0f9af.jpg?1773503224' width='289' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4911 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L330xH289/liberation_menoui_ph2-d179e.jpg?1773503224' width='330' height='289' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
lingots qui pesaient au moins cinq kilos pi&#232;ce.&lt;br&gt; Il y en avait des dizaines, voire des centaines. Tout ce mat&#233;riel avait d'abord &#233;t&#233; stock&#233; avec les c&#226;bles dont parlait tout &#224; l'heure Serge Walch. Tout avait &#233;t&#233; entass&#233; dans les maisons, dans l'ex-prison qui se situait &#224; c&#244;t&#233; de l'h&#244;tel de ville et dans la cour de l'&#233;cole des filles. Le jour o&#249; &#231;a a d&#233;m&#233;nag&#233;, j'&#233;tais au poste de guet pr&#232;s de la statue de Sainte-M&#233;nehould. J'&#233;tais membre de la d&#233;fense passive et on a observ&#233;, j'ai vu, on &#233;tait au courant d'ailleurs, que les Allemands avaient fait une tractation en disant : &#171; Si vous d&#233;m&#233;nagez le mat&#233;riel, on ne br&#251;lera pas les maisons &#187;. Ea m'int&#233;ressait parce que j'y avais tout mon mat&#233;riel personnel. J'ai vu transporter, mais je voyais &#233;galement les navettes et les Allemands qui tournaient autour. Je pensais que cela allait tr&#232;s mal se terminer. Heureusement, cet officier dont on vient de parler avait quand m&#234;me un sens humain, puisque c'est lui qui avait propos&#233; de d&#233;m&#233;nager le mat&#233;riel pour ne pas br&#251;ler les maisons. Alors, quand les S.S. sont arriv&#233;s, on a mis le feu au truc. Ils ont disparu. J'&#233;tais redescendu sur la place avec Maurice Renard, artisan &#233;lectricien, qui parlait impeccablement l'allemand. Il a discut&#233; avec l'officier et lui a propos&#233; : &#171; Donnez-moi votre arme, on va vous prendre sous notre protection puisque vous avez fait preuve d'humanit&#233;. &#187; L'officier lui a r&#233;pondu &#171; Non, je ne peux pas faire &#231;a &#187;. Il a remis son r&#233;volver dans sa poche et il est parti en direction de la gare.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Emile Baillon, dans son livre d'histoire locale, &#233;voque aussi cet &#233;v&#233;nement &lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;2&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;(page 185, &#233;dition originale)&lt;/font&gt; :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce m&#234;me jour, vers 18 heures, les Allemands avaient donn&#233; l'ordre dans tous les abris, &#224; tous les hommes valides de se rendre place de l'h&#244;tel de ville pour transporter de la prison et des immeubles de la rue de La Force, tout leur mat&#233;riel de bureau, de radio, de t&#233;l&#233;phone, etc.. sur la place et dans l'&#233;cole des filles. Les hommes, &#224; peine rentr&#233;s dans les abris, un second ordre vers 20 heures leur demandait de retourner place de l'h&#244;tel de ville, mais ce n'&#233;tait qu'une fausse alerte et chacun retournait &#224; nouveau dans les abris. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le lendemain, mercredi 30 ao&#251;t, au matin, d'&#233;pais nuages de fum&#233;e noire envahissaient la place de l'h&#244;tel de ville : les Allemands avaient mis le feu &#224; tout ce qui avait &#233;t&#233; entrepos&#233; sur la place. Une photo prise par un t&#233;m&#233;raire photographe et souvent reproduite montre la fum&#233;e devant l'h&#244;tel de ville.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_4891 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L350xH177/liberation_menoui_ph3-8c3fa.jpg?1773503224' width='350' height='177' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Mais des b&#226;timents devaient aussi p&#233;rir dans les flammes : toutes les maisons c&#244;t&#233; gauche de la rue Philippe de la Force, dont la maison Autier qui deviendra un jour sous-pr&#233;fecture, et l'h&#244;tel moderne pr&#232;s de la gare.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Maurice Jaunet et son fr&#232;re Camille vont d'un incendie &#224; l'autre avec l'autopompe. Pour les b&#226;timents rue Philippe de la Force, il n'y a plus rien &#224; faire mais les deux hommes vont rencontrer un major allemand. Maurice Jaunet raconte :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Celui-ci avait un revolver dans sa main droite. Arriv&#233; &#224; trois m&#232;tres de lui, je le priai de bien vouloir mettre son arme dans sa poche. Il me dit que je n'avais rien &#224; craindre et qu'il n'avait pas l'intention de se suicider et ajouta : Je suis d&#233;shonor&#233;, ces incendies ont &#233;t&#233; mis malgr&#233; mon opposition formelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On n'ose m&#234;me pas imaginer ce qui se serait pass&#233; si ce major avait donn&#233; des ordres pour mettre le feu L'h&#244;tel de ville avait souffert, avait perdu son horloge, mais &#233;tait sauv&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce major fut tu&#233; devant la gendarmerie ; c'&#233;tait le d&#233;but de l'apr&#232;s-midi et peu apr&#232;s les Am&#233;ricains traversaient la ville.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;i&gt;A lire : Sainte-M&#233;nehould et ses environs par Emile Baillon, r&#233;&#233;dition .Ed. &#171; Le livre d'histoire &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_4893 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH718/liberation_menoui_ph4-93627.jpg?1773503224' width='500' height='718' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;L'horloge dans le toit de la mairie a disparu. Butin de guerre ?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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