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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Editorial</title>
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		<dc:date>2017-03-30T18:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 7 mai 2017 &#224; 20 heures, nous conna&#238;trons officiellement le nom du nouveau Pr&#233;sident de la r&#233;publique pour les cinq prochaines ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; Sa t&#226;che ne sera pas simple apr&#232;s un tel d&#233;samour pour la classe politique. Plus grave encore, le magazine &#171; L'&#233;tudiant &#187; nous informe que 45% des jeunes n'ont pas l'intention de se rendre aux urnes malgr&#233; un nombre de postulants qui risque de battre le record de 2002 qui &#233;tait de 16 candidats. &lt;br class='autobr' /&gt; Aujourd'hui sans doute, dans l'inconscient collectif, la politique n'est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 7 mai 2017 &#224; 20 heures, nous conna&#238;trons officiellement le nom du nouveau Pr&#233;sident de la r&#233;publique pour les cinq prochaines ann&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sa t&#226;che ne sera pas simple apr&#232;s un tel d&#233;samour pour la classe politique. Plus grave encore, le magazine &#171; L'&#233;tudiant &#187; nous informe que 45% des jeunes n'ont pas l'intention de se rendre aux urnes malgr&#233; un nombre de postulants qui risque de battre le record de 2002 qui &#233;tait de 16 candidats.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aujourd'hui sans doute, dans l'inconscient collectif, la politique n'est plus synonyme d'honneur, de conviction, de don de soi, de noblesse, mais de magouilles, de langue de bois, de copinages, de trahisons, d'int&#233;r&#234;ts personnels, de d&#233;ni de la r&#233;alit&#233;. Les politiques ont oubli&#233; que faire de la politique n'est pas avant tout se faire &#233;lire, mais de s'occuper du quotidien et tout faire pour l'am&#233;liorer. Michel Rocard n'a-t-il pas d&#233;clar&#233; que s'occuper des ascenseurs, c'est aussi faire de la politique ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aujourd'hui, la politique est-elle devenue un m&#233;tier bien r&#233;mun&#233;r&#233;, une caste r&#233;serv&#233;e aux &#233;lites des partis, un business, une usine &#224; fabriquer des m&#233;contents ? Pour preuve, une simple d&#233;claration suffit : &#171; l'indemnit&#233; &#187;&#233;tait m&#233;rit&#233;e eu &#233;gard aux dipl&#244;mes, mais combien de dipl&#244;m&#233;s travaillent pour &#224; peine le SMIC et combien d'autres recherchent du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ne jugeons pas, mais ce d&#233;ni de la r&#233;alit&#233; nous interroge et risque d'&#233;loigner la mobilisation des jeunes pour leur avenir, ce que je ne souhaite pas. Oui vraiment, nous allons vivre une &#233;lection qui risque de ne ressembler &#224; aucune autre dans notre histoire avec une interrogation quant &#224; une majorit&#233; &#224; trouver lors des l&#233;gislatives.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; &lt;/span&gt;Rappelons que le mandat que re&#231;oit le candidat n'est pas un ch&#232;que en blanc mais une obligation de le partager. Qui en prendra l'engagement demain ? Trop promettre et ne pas tenir, c'est assur&#233;ment d&#233;cevoir. De tout temps, il y a le souhaitable et le possible. Le souhaitable appartient pour partie aux r&#234;ves, le possible &#224; l'&#233;conomie et &#224; la volont&#233;. Demain le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, quel qu'il soit, aura l'obligation de nous faire partager un avenir commun dans la s&#233;curit&#233;, la libert&#233;, la justice. Il devra oser faire partager le progr&#232;s et ne laisser personne au bord de la route. La France est un beau et grand pays et il n'y a pas deux France, celle d'en haut et celle d'en bas.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aujourd'hui le climat d&#233;l&#233;t&#232;re des affaires &#224; r&#233;p&#233;tition, transform&#233;es en feuilleton, de la droite et de la gauche nous interroge et perturbe nos convictions. Aussi il serait sage que les citoyens de base se r&#233;approprient, dans la simplicit&#233; et dans l'int&#233;r&#234;t de tous, l'ensemble des pratiques, des faits et des institutions.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il faut redescendre sur terre, ouvrir les yeux et sans doute crever la bulle, mais pour agir sur notre avenir, les 23 avril et 7 mai, nous devons aller voter, pour, contre, le moins pire, car n'oublions pas que le droit de vote n'est jamais acquis d&#233;finitivement et que certains pays en r&#234;vent encore. Il est bon de rappeler qu'au XIXe si&#232;cle, le droit de vote &#233;tait censitaire, seuls les plus ais&#233;s avaient le droit de voter.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour la d&#233;mocratie, ne faisons pas machine arri&#232;re car aujourd'hui la grande majorit&#233; des Fran&#231;ais ressentent l'impression que les puissants s'exon&#232;rent des r&#232;gles communes, &#224; tort ou &#224; raison.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Bonne lecture du num&#233;ro 74.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:350px;'&gt; &lt;/span&gt;Patrick Desingly, Pr&#233;sident.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La haraz&#233;e en Bretagne !</title>
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		<dc:date>2017-03-29T19:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Haraz&#233;e, hameau d&#233;pendant de Vienne-le-Ch&#226;teau, est un haut lieu de la premi&#232;re guerre mondiale. Adoss&#233; &#224; la ligne de front de l'Argonne, face aux sinistres bois de la Gruerie, il verra d&#233;filer des milliers de poilus. Un camarade de lyc&#233;e, natif de La Haraz&#233;e, m'a dit que, dans sa jeunesse, lorsqu'il d&#233;clinait son lieu de naissance, ses interlocuteurs lui disaient : &#171; Ah ! La Haraz&#233;e ! Oui, je connais j'y ai combattu en 14 ! &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Joachim Baucher est l&#224; dans ces tranch&#233;es o&#249; la vie est souvent si dure et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La Haraz&#233;e, hameau d&#233;pendant de Vienne-le-Ch&#226;teau, est un haut lieu de la premi&#232;re guerre mondiale. Adoss&#233; &#224; la ligne de front de l'Argonne, face aux sinistres bois de la Gruerie, il verra d&#233;filer des milliers de poilus.&lt;span class='spip_document_3633 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L120xH176/harazee1_n74-bbe3f.jpg?1773462538' width='120' height='176' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Un camarade de lyc&#233;e, natif de La Haraz&#233;e, m'a dit que, dans sa jeunesse, lorsqu'il d&#233;clinait son lieu de naissance, ses interlocuteurs lui disaient : &lt;i&gt;&#171; Ah ! La Haraz&#233;e ! Oui, je connais j'y ai combattu en 14 ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Joachim Baucher est l&#224; dans ces tranch&#233;es o&#249; la vie est souvent si dure et le danger si pr&#233;sent. Il est natif de Bretagne, de Saint-Jean-Br&#233;velay, au c&#339;ur du Morbihan, pr&#232;s de Vannes. Apr&#232;s son service militaire il s'installe &#224; Plaudren, un village proche de Saint-Jean.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 2 ao&#251;t 1914, il est mobilis&#233; et int&#232;gre le 2&#232;me r&#233;giment de l'infanterie coloniale. Il a 32 ans lorsqu'il d&#233;couvre l'enfer des tranch&#233;es de La Haraz&#233;e. La peur au ventre il ne s'imagine pas, sous les tirs des canons, survivre au carnage. Alors il fait un v&#339;u : &lt;i&gt;&#171; Si j'ai la vie sauve et si, de retour au pays, je fais construire une maison, je lui donnerai le nom de La Haraz&#233;e, nom du lieu o&#249; j'ai tant souffert &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il eut la chance de revenir de cette guerre et une vingtaine d'ann&#233;es plus tard il fait construire &#224; Saint-Jean-Br&#233;velay, au carrefour du Moustoir, une maison. Il y installe un caf&#233;&lt;span class='spip_document_3634 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L150xH89/harazee2_n74-45f87.jpg?1773462538' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;-&#233;picerie o&#249; s'arr&#234;taient les cars. Une pancarte &#171; La Haraz&#233;e &#187; &#233;tait appos&#233;e sur la maison. Par la suite un panneau mentionnant ce nom a &#233;t&#233; plac&#233; en bord de route. La mairie de la commune m'a confirm&#233; qu'elle est toujours en place. C'est ainsi qu'un habitant de Vienne-le-Ch&#226;teau, circulant sur ce carrefour, a &#233;t&#233; &#233;tonn&#233; par cette appellation et s'est document&#233; sur cette similitude. Afin d'associer les deux lieux qui ont compt&#233; dans la vie de cet ancien combattant, un peu de terre du cimeti&#232;re de La Haraz&#233;e a &#233;t&#233; ajout&#233;e &#224; celle de sa tombe &#224; Saint-Jean-Br&#233;velay.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:475px;'&gt; &lt;/span&gt;Fran&#231;ois Duboisy&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3635 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH238/harazee3_n74-5ca27.jpg?1773741313' width='500' height='238' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Emile Hacquart : profession &#171; brandevinier &#187;</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1050</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1050</guid>
		<dc:date>2017-03-28T19:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est son fils Daniel qui &#233;voque ici ses souvenirs. Lui n'a pas suivi les traces de son p&#232;re. Il est parti travailler &#224; Paris et n'est revenu &#224; Sainte-M&#233;nehould qu'&#224; la retraite... &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; - - - - - - - - - - &lt;br class='autobr' /&gt; Mon p&#232;re a pris la succession de son p&#232;re L&#233;on et, aid&#233; de son fr&#232;re Louis, a exerc&#233; la profession de brandevinier ou bouilleur de cru ambulant de 1943 &#224; 1980. C'est un m&#233;tier saisonnier qui commence au mois d'octobre et se termine en avril. Il allait dans une vingtaine de villages des environs de Ste-Menou. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;C'est son fils Daniel qui &#233;voque ici ses souvenirs. Lui n'a pas suivi les traces de son p&#232;re. Il est parti travailler &#224; Paris et n'est revenu &#224; Sainte-M&#233;nehould qu'&#224; la retraite...&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mon p&#232;re a pris la succession de son p&#232;re L&#233;on et, aid&#233; de son fr&#232;re Louis, a exerc&#233; la profession de brandevinier ou bouilleur de cru ambulant de 1943 &#224; 1980.&lt;span class='spip_document_3636 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L275xH183/hacquart1_n74-deb11.jpg?1773444725' width='275' height='183' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; C'est un m&#233;tier saisonnier qui commence au mois d'octobre et se termine en avril. Il allait dans une vingtaine de villages des environs de Ste-Menou. Un autre distillateur, M. Rouillon, avait un autre secteur : La-Neuville-au-Pont, Moiremont, Florent Mon p&#232;re transportait son mat&#233;riel dans une camionnette : chaudi&#232;re, alambic, cuve &#224; eau, serpentin. Il s'installait quand c'&#233;tait possible pr&#232;s de la rivi&#232;re. On y prenait l'eau et on y jetait les marcs quand on vidait l'alambic. (On ne sait pas si les poissons appr&#233;ciaient, en tout cas &#224; cette &#233;poque on n'avait pas de probl&#232;mes avec l'&#233;cologie). A Ste-M&#233;nehould, il s'installait dans l'atelier public (aujourd'hui disparu) qui se trouvait tout pr&#232;s de la rivi&#232;re d'Aisne.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3637 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L220xH213/hacquart2_n74-0752e.jpg?1773444725' width='220' height='213' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mon p&#232;re mettait toujours de la paille au fond de l'alambic. Il fallait surveiller le feu pour que cela ne br&#251;le pas. Il remuait le tout avec une louche en cuivre et quand &#231;a bouillait, il mettait le couvercle. Une minute d'inattention et le produit &#233;tait perdu ! Il faisait toujours deux cuissons : la premi&#232;re avec les fruits et la deuxi&#232;me, &lt;b&gt;&lt;i&gt;la repasse&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; avec &lt;i&gt;&lt;b&gt;les petites eaux&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;. Elles revenaient dans l'alambic. On chauffait prudemment. Cela devait couler en filet mince, toujours &#233;gal. Ce n'est qu'apr&#232;s tout ce travail que l'on pouvait d&#233;guster l'eau-de-vie.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le travail de brandevinier &#233;tait tr&#232;s contr&#244;l&#233;. Daniel se souvient que son p&#232;re se plaignait des &#171; paperasses &#187; &#224; remplir. Il craignait la visite &#171; des rats de cave &#187; comme on appelait les contr&#244;leurs du fisc. Mais il avait le sourire quand il en avait bern&#233; un. De nos jours, cette activit&#233; est toujours tr&#232;s encadr&#233;e et soumise au contr&#244;le des douanes.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3638 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L275xH181/hacquart3_n74-e0bb5.jpg?1773444725' width='275' height='181' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans nos villages, autrefois, presque toutes les familles faisaient de la goutte. Il suffisait d'&#234;tre propri&#233;taire ou locataire d'arbres fruitiers pour avoir le droit de distiller sa r&#233;colte dans un atelier public en ayant effectu&#233; une d&#233;claration aux douanes. Certaines personnes ne payaient pas d'imp&#244;t sur les dix premiers litres d'alcool pur. Ce privil&#232;ge remonte &#224; Napol&#233;on qui l'avait accord&#233; &#224; ses soldats. Ce droit doit &#234;tre pratiquement disparu car seules les personnes ayant distill&#233; lors de la campagne 1959-1960 peuvent &#233;chapper &#224; cet imp&#244;t. En France, la commercialisation de l'alcool obtenu est interdite. Il est &#233;galement interdit de poss&#233;der un alambic et de l'utiliser sans autorisation. Chaque alambic est enregistr&#233; aupr&#232;s des douanes et droits indirects. D'ailleurs les alambics sont plomb&#233;s en dehors de la p&#233;riode de distillation.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3639 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L275xH252/hacquart4_n74-e37fc.jpg?1773444725' width='275' height='252' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avec quels fruits fait-on de la goutte ? Les cerises, les mirabelles, les quetsches (les balosses), les &#171; seugnettes &#187;, &#171; les sainte Catherine &#187; des vari&#233;t&#233;s de prunes ordinaires qu'on appelle des prunes &#224; &#171; goutte &#187;, les pommes, les poires et m&#234;me avec les prunelles des haies qu'on gaule sur de vieux draps et qu'on vanne pour chasser les feuilles. Tous ces fruits, ramass&#233;s bien m&#251;rs, panier par panier, ont &#233;t&#233; mis en tonneaux. La nature fait son travail. Puis apr&#232;s avoir &#171; bouilli &#187;, ils sont apport&#233;s &#224; l'atelier de distillation. On fait d'ailleurs chez nous de l'eau de vie de pomme avec les &lt;b&gt;&lt;i&gt;&#171; aines &#187;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Ce sont les r&#233;sidus de pommes que l'on avait press&#233;es pour faire du cidre. On met ces aines dans un tonneau que l'on colmate. Je me souviens avoir vu mon p&#232;re et mon oncle pi&#233;tiner ces r&#233;sidus pour bien les tasser et boucher avec de &#171; la terre glaise &#187; qu'ils allaient chercher &#224; un endroit pr&#233;cis pr&#232;s du village.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;b&gt;&#171; Vous boirez bien une petite goutte ? &#187;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Jamais on n'aurait laiss&#233; partir un visiteur sans lui offrir un petit verre d'eau de vie ! La bouteille &#233;tait toujours sur l'&#233;tag&#232;re &#224; port&#233;e de la main. On l'offrait aux voisins, aux amis, au facteur, aux gendarmes. D'ailleurs c'est avec un verre de goutte que l'on testait les nouveaux venus. Celui-ci avait les larmes aux yeux et toussait &#224; la premi&#232;re gorg&#233;e, on le prenait pour une &#171; mauviette &#187;, celui-l&#224; buvait son verre sans sourciller, il avait le droit &#224; toute la consid&#233;ration des hommes pr&#233;sents. La goutte&lt;span class='spip_document_3640 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L220xH211/hacquart5_n74-28a19.jpg?1773444725' width='220' height='211' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; accompagnait souvent le caf&#233;. Certains en buvaient d&#232;s le matin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;L'eau-de-vie &#233;tait une assurance contre la chaleur et le froid, le malaise et l'indigestion. Les b&#251;cherons en prenaient une topette quand l'hiver ils allaient aux Grands-Bois &#187;&lt;/i&gt;, Joseph Cressot.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Au premier janvier, F&#233;f&#232;de faisait le tour du pays, il allait souhaiter la bonne ann&#233;e dans toutes les maisons On lui payait la goutte dans des verres &#224; moutarde &#187;&lt;/i&gt;, Andr&#233; Dh&#244;tel , Terres de m&#233;moire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; On chiffrait parfois la quantit&#233; d'alcool absorb&#233;e par un ouvrier &#224; sept ou huit gouttes par jour, soit un demi-litre. En bien des communes cela n'avait rien d'exceptionnel &#187;&lt;/i&gt; D. Bontemps, Au temps de la soupe au lard.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il ne faut pas croire cependant que tous les hommes &#233;taient alcooliques. Car comme l'&#233;crit Joseph Cressot dans son livre &lt;i&gt;&#171; Le pain au li&#232;vre &#187; : &#171; La bouteille restait sur l'&#233;tag&#232;re, &#224; port&#233;e de la main. On n'y touchait pas plus souvent, mais c'&#233;tait un signe de politesse rustique, et tel qui n'en buvait pas chez lui n'osait pas la refuser chez les autres &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et les femmes, que buvaient-elles ? Elles buvaient plut&#244;t des &#171; cerises &#224; la goutte &#187; qu'elles avaient pr&#233;par&#233;es pendant l'&#233;t&#233; ou simplement un sucre tremp&#233; dans l'alcool &#171; un canard &#187;. Les enfants, eux &lt;i&gt;&#171; r'lichaient &#187;&lt;/i&gt; les verres en cachette quand les adultes &#233;taient partis. Et bien s&#251;r, on buvait la goutte dans toutes les grandes occasions : bapt&#234;mes, communions, mariages. On en avait gard&#233; d'une ann&#233;e o&#249; elle &#233;tait particuli&#232;rement bonne.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avec la goutte, on faisait aussi des br&#251;lots. C'est G&#233;rard Thi&#233;bault de la Grange-aux-Bois qui m'a donn&#233; la recette : &lt;i&gt;&#171; On prend des sucres en morceaux que l'on place dans une casserole. On verse l'alcool et on chauffe. On remue un peu pour que &#231;a ne br&#251;le pas. Quand c'est bien chaud, on enflamme. Quand la flamme est presque &#233;teinte on met le couvercle et on laisse un peu refroidir. Il ne reste qu'&#224; &lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;D&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;4&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;E&lt;/font&gt;&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;5&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;GUS&lt;/font&gt;&lt;font color=&#034;#000000&#034; size=&#034;6&#034; face=&#034;Times New Roman, Times, serif&#034;&gt;TER !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; &#187; Mais on faisait plus souvent des grogs. Mal &#224; la gorge ? Un peu fi&#233;vreux ? Un grog bien tass&#233;, vite au lit avec un cruchon et sous le bon &#233;dredon en plumes. Le lendemain, on &#233;tait en forme. On utilisait parfois aussi l'eau-de-vie en guise de d&#233;sinfectant.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et maintenant ? On boit peu la goutte. Mais les ann&#233;es o&#249; la r&#233;colte de fruits est abondante on en fabrique encore. Un brandevinier travaille encore &#224; Passavant-en-Argonne. Dans de nombreuses maisons, &#224; la campagne, il y a encore des bonbonnes au grenier, des bouteilles cach&#233;es au fond de l'armoire, du buffet ou du placard. Le temps a effac&#233; ce qui &#233;tait &#233;crit sur l'&#233;tiquette, mais vous pouvez me croire, la goutte d'Argonne, c'est de la bonne ! Un conseil, avant de la boire, prenez le temps de la humer. Mettez-en quelques gouttes dans le creux de vos mains, frottez, sentez, elle d&#233;gage tout son ar&#244;me ! (&lt;i&gt;A consommer avec mod&#233;ration !&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:475px;'&gt; &lt;/span&gt;Nicole G&#233;rardot&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3642 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH307/hacquart6_n74-8d2da.jpg?1773741313' width='500' height='307' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vous lirez bien quelques histoires &#171; de goutte &#187;.</title>
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		<dc:date>2017-03-27T19:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A vout'sant&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait en 1900, pendant la matin&#233;e de la Sainte Agathe, patronne des bonnes femmes. Deux d'entre elles sortirent de leur maison et s'abouch&#232;rent comme suit : &lt;br class='autobr' /&gt; - Bonjour don, dit la plus ancienne, de son nom Justine, &#224; Fran&#231;oise, assez jeune mari&#233;e ; vous n'payezm la goutte &#224; neuie ? (aujourd'hui). &lt;br class='autobr' /&gt; - Oh ! J'veux bin, r&#233;pond Fran&#231;oise. Ya ni enco das l'bocal d'la noce ; i n'avontm'bu tortout. Et peuie noume, j'la rafaouni (rempli) pou les am&#239;es. &lt;br class='autobr' /&gt; - V'av&#233; un'boune ida&#239;e, Fran&#231;oise. Mais (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;A vout'sant&#233; !&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'&#233;tait en 1900, pendant la matin&#233;e de la Sainte Agathe, patronne des bonnes femmes. Deux d'entre elles sortirent de leur maison et s'abouch&#232;rent comme suit :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; - Bonjour don, dit la plus ancienne, de son nom Justine, &#224; Fran&#231;oise, assez jeune mari&#233;e ; vous n'payezm la goutte &#224; neuie ? (aujourd'hui).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Oh ! J'veux bin, r&#233;pond Fran&#231;oise. Ya ni enco das l'bocal d'la noce ; i n'avontm'bu tortout. Et peuie noume, j'la rafaouni (rempli) pou les am&#239;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - V'av&#233; un'boune ida&#239;e, Fran&#231;oise. Mais pou trinqua&#239;e, &#231;a n'vam &#224; deux Si v'disiz &#224; la Caroline qu'est das l'jardin, au s'laou (soleil), de v'ni avo nous ? Pus qu'on est d'faous, pus qu'on rit.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pendant que la Caroline s'am&#232;ne, rincer, essuyer, servir et remplir les petits verres, fut pour Fran&#231;oise l'affaire de quelques minutes, et bient&#244;t nos trois amies toast&#232;rent en l'honneur de la bonne Sainte Agathe.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans l'intervalle, arrive la voisine Marguerite, par le bruit ou par l'odeur attir&#233;e, l'histoire ne le dit pas.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; -&lt;i&gt; Ah, bonjour ! dit-elle sans plus de fa&#231;on, j'arrive ben, j'ma vas choquais avo vous ?&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Ben oui, allons ! reprend Fran&#231;oise qui a un c&#339;ur d'or et qui va vite qu&#233;rir un quatri&#232;me verre qu'elle s'empresse de remplir et sert &#224; la nouvelle arriv&#233;e.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On taoste pour la deuxi&#232;me fois :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; &lt;i&gt;- A vout'sant&#233; ! A la noute !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Et, be, dit la Marguerite, j'n'pensoum'si ben faire la Sainte Agathe &#224; neu&#239;e !&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Puis toutes en ch&#339;ur :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Tant que j'y &#233;tans, faut vuidi l'bocal !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; - C'criezm'don si fourt ! diot Fran&#231;oise : si M'sieu le Cur&#233; &#233;tait das s'jardin, et qu'il oyit ?&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3643 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L194xH130/goutte1_n47-e0bba.jpg?1773737024' width='194' height='130' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;J'accepte toujours !&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'Ad&#233;la&#239;de avait le meilleur des hommes, mais il ne savait pas dire non quand on lui offrait la goutte.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une fois, &#224; la nuit, il rentre ivre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; - Encore so&#251;l, aujourd'hui, dit sa femme, pourquoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Pace qu'on m'a offert &#224; boire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Vous ne pouviez pas refuser ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Ecoutez, n'est-ce pas ? moi j'accepte &lt;br&gt;toujours : pour faire plaisir &#224; ceux qui offrent de bon c&#339;ur, et pour faire mal au ventre &#224; ceux qui offrent &#224; contre c&#339;ur.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;b&gt;Elle est tourn&#233;e.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ils faisaient un peu d'eau de vie de prune tous les ans et la mettaient dans des litres au grenier pour qu'elle vieillisse.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'homme l'aimait beaucoup et trouvait souvent un pr&#233;texte pour en boire : il en buvait m&#234;me en cachette. Sa femme le savait bien et pour avoir toujours de la goutte, et peur d'en manquer, elle en cachait deux ou trois litres.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La r&#233;serve, au grenier, ne durait que quelques mois. Chaque fois qu'il y montait, il buvait un petit coup et quand le litre &#233;tait vide, il le remplissait avec de l'eau. Mais quand toute la goutte &#233;tait chang&#233;e en eau, il &#233;tait bien sevr&#233; de n'avoir plus rien &#224; boire et bien inquiet de peur que sa femme ne se doute du truc.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et pourtant il trouvait dur de se priver parce qu'il savait que sa femme en avait cach&#233;. Il avait cherch&#233;, mais il n'avait pas &#233;t&#233; capable de trouver la cachette.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un jour, c'&#233;tait la collecte pour les incendies. Le maire, le ma&#238;tre d'&#233;cole, deux conseillers entrent. On cause, on paye, puis la femme dit :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; - Offrez donc une petite goutte &#224; ces gens-l&#224;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Ce n'est pas la peine, toute notre goutte est tourn&#233;e. Elle ne sent plus rien.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Vous croyez ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - C'est comme je vous dis.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il va au grenier, revient avec un litre d'eau, la fait go&#251;ter &#224; tous, m&#234;me &#224; sa femme :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; &lt;i&gt;- C'est vrai ! Elle est tourn&#233;e ! Je n'y comprends rien. En voil&#224; une histoire ! Attendez ! Vous n'allez pas partir comme cela. J'en ai de l'autre.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et la voil&#224; partie &#224; sa cachette, pendant que son mari, sans rien dire, la guettait et regardait bien pour savoir l'endroit.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle revient, reverse &#224; boire et l'homme dit d'un ton de col&#232;re :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; &lt;i&gt;- Vous n'aviez pas besoin de faire un affront pareil &#224; ces messieurs. Vous n'aviez qu'&#224; me croire et aller chercher votre goutte tout de suite !&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&#171; Bacchus &#224; la ferme &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La fermi&#232;re &#233;tait en plein m&#233;nage de printemps. Tout y &#233;tait pass&#233; : les armoires, les commodes, les placards&lt;span class='spip_document_3644 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH234/goutte2_n47-b8775.jpg?1773737024' width='250' height='234' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; et voil&#224; qu'elle d&#233;couvre dans le buffet un fond de bocal de fruits &#224; la goutte bien dess&#233;ch&#233;s. Que faisait-on &#224; l'&#233;poque des d&#233;tritus qu'on ne pouvait donner ni aux cochons, ni aux lapins ? On les jetait sur le tas de fumier qui tr&#244;nait au milieu de cour. C'est donc tout naturellement l&#224; que notre fermi&#232;re jette les fruits qui restent. Puis elle retourne &#224; son m&#233;nage. Peu apr&#232;s, le fermier qui &#171; bassote &#187; dans la grange est intrigu&#233; par le silence qui r&#232;gne dans la cour. Un seul coup d'&#339;il lui suffit pour r&#233;aliser le d&#233;sastre : toutes les poules gisent sur le tas de fumier, compl&#232;tement inertes, les pattes en l'air et les yeux clos ! &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Imaginez la sc&#232;ne entre le fermier et sa femme qui, toute penaude doit lui raconter ce qu'elle a fait : les volailles avaient mang&#233; les fruits et n'avaient pas support&#233; l'alcool dont ils &#233;taient imbib&#233;s. Mais, en fin d'apr&#232;s midi, une premi&#232;re poule ouvrit un &#339;il, se remit p&#233;niblement sur ses pattes, fit quelques pas d'une d&#233;marche chancelante. Une deuxi&#232;me suivit, puis une troisi&#232;me Finalement toutes &#233;merg&#232;rent de leur coma et le lendemain tout &#233;tait rentr&#233; dans l'ordre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les poules de la ferme avaient, ce jour-l&#224;, ramass&#233; la premi&#232;re et certainement la seule &#171; cuite &#187; de leur vie.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;La derni&#232;re m'a &#233;t&#233; racont&#233;e par un M&#233;n&#233;hildien.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Le P&#232;re Baugue &#187; &#233;tait poissonnier rue des pr&#233;s &#224; Sainte-M&#233;nehould. Il vendait surtout des poissons d'eau douce. L'Aisne coulant derri&#232;re chez lui, c'&#233;tait facile de garder ses poissons dans de grands viviers. Le &#171; P&#232;re Baugue &#187; &#233;tait aussi distillateur. Il partageait l'atelier communal avec E. Hacquart. Pas loin de ce local, il y avait le lavoir. A l'&#233;poque, il &#233;tait tr&#232;s fr&#233;quent&#233;. Les laveuses y venaient, leur lessiveuse sur la brouette. On imagine combien ce m&#233;tier &#233;tait p&#233;nible, surtout les jours de neige et de grands froids. Travailler les mains et les avant-bras dans l'eau glac&#233;e !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Le P&#232;re Baugue &#187; avait bon c&#339;ur. Pour r&#233;chauffer ces pauvres laveuses, il leur apportait &#171; une petite goutte &#187;. Ce qui fait que le travail termin&#233;, certaines n'avaient plus l'esprit tr&#232;s clair et, par temps de neige, les traces laiss&#233;es par la brouette allaient d'un bord de la route &#224; l'autre.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:475px;'&gt; &lt;/span&gt;Nicole G&#233;rardot&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3645 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH360/goutte3_n47-0f4cf.jpg?1773737024' width='500' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Les lavoirs pr&#232;s du Pont Bouch&#233;, dans la rue des Pr&#233;s&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/IMG/pdf/vous-lirez-bien-quelques-histoires-de-goutte_a1051.pdf" length="153475" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fermes, Hameaux, villages...</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1052</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1052</guid>
		<dc:date>2017-03-26T19:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delacour</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'id&#233;e de cet article consiste &#224; r&#233;pertorier le plus compl&#232;tement possible les localit&#233;s, villages, &#233;carts, fermes, etc, ayant exist&#233; dans l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould au fil des ann&#233;es et leur &#233;volution dans le temps. On va voir de quelle commune ils font partie ou ont fait partie. Certains sont d&#233;truits, d'autres encore pr&#233;sents. Des changements sont intervenus : r&#233;unions de communes, finages ayant boug&#233; et ayant entra&#238;n&#233; une ferme ou un autre habitat dans une autre commune. &lt;br class='autobr' /&gt; La principale (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'id&#233;e de cet article consiste &#224; r&#233;pertorier le plus compl&#232;tement possible les localit&#233;s, villages, &#233;carts, fermes, etc, ayant exist&#233; dans l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould au fil des ann&#233;es et leur &#233;volution dans le temps. On va voir de quelle commune ils font partie ou ont fait partie. Certains sont d&#233;truits, d'autres encore pr&#233;sents. Des changements sont intervenus : r&#233;unions de communes, finages ayant boug&#233; et ayant entra&#238;n&#233; une ferme ou un autre habitat dans une autre commune.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La principale source de renseignements pour ce r&#233;pertoire est le dictionnaire d'Auguste Longnon dat&#233; de 1891. Cet historien a fait un travail &#233;norme, absolument remarquable et fiable en citant toutes ses r&#233;f&#233;rences de documents dont certains datent du XII&#232;me si&#232;cle.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La liste des communes sera donc celle de 1891 car des changements sont intervenus apr&#232;s cette date, exception faite de Bellay, rattach&#233; &#224; Tilloy d&#232;s 1835.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je me suis &#233;galement appuy&#233; sur d'autres sources : quelques bouquins et surtout des cartes de diff&#233;rentes &#233;poques pour assurer, compl&#233;ter, rep&#233;rer certaines incoh&#233;rences dont je n'ai pas toujours trouv&#233; l'explication.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ci-contre et ci-apr&#232;s, vous trouverez la liste des communes (1891) et pour chacune d'elles sont indiqu&#233;s les lieux qui en d&#233;pendent. Quand ce lieu est issu de &#171; Longnon &#187;, il est transmis en caract&#232;re &#171; normal-majuscules &#187;, c'est le cas de la grande majorit&#233; des lieux. Par contre, quand il n'est pas issu du &#171; Longnon &#187;, il est &#233;crit en italique. A la gauche de chaque lieu, il n'y a aucun, un ou plusieurs sigles indiquant d'autres sources. Voici la liste de ces sigles ainsi que leur signification :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; - Livre : Dioc&#232;se ancien de Ch&#226;lons sur Marne par &#201;douard de Barth&#233;l&#233;my en 1861. Ses &#233;crits sont not&#233;s moyennement fiables par les historiens.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; - Carte : Atlas du canton de Dommartin-sur-Y&#232;vre, 1877.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; - Carte : Topographique du d&#233;partement de la Marne, 1850.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;&#163;&lt;/b&gt; - Carte : Partie septentrionale de la Champagne, par Robert, g&#233;ographe du roy, 1762.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; - Carte : de Cassini, vers 1750.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; - Carte : &#201;v&#234;ch&#233; de Ch&#226;lons par N. Sanson, 1616.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; - Indique que le lieu est pr&#233;sent partout ou presque dans toutes les r&#233;f&#233;rences ci-dessus.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Autres sigles utilis&#233;s par le dictionnaire Longnon :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt; - vill. = Village. - H. = Hameau. - M. = Maison. - F. = Ferme. - D. = D&#233;truit.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un exemple pour lire la liste des villages et leurs d&#233;pendances :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Remicourt : &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt;1 - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; : LA LIEUE : F. (ferme inscrite sur le Longnon, l'atlas de 1877 &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; , la carte de 1850 &lt;b&gt;@&lt;/b&gt;, et la carte de Cassini &lt;b&gt;$&lt;/b&gt;)&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt;2 - LA MAISON AUX BOIS : M.D. (n'est que sur le Lognon, maison d&#233;truite).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:30px;'&gt; &lt;/span&gt;3 - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; La Gieu, cense(ferme), n'est pas sur le Longnon. Elle provient du livre d'&#201;douard de Barth&#233;lemy de 1861, &lt;b&gt;#&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;1 - Canton de Dommartin-sur-Y&#232;vre puis de Givry-en-Argonne en 1957&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Ante :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; BONCOURT, ch&#226;teau d&#233;truit au 19&#232;me si&#232;cle. - La FORESTI&#200;RE, M. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LES HORGNES, F.D. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; F. - REQUIGNY, M. - LA SALMONERIE, F. -&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Auve :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LA HAUTE-AUVE, &#233;cart - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; ? LE MOULIN, lieu habit&#233; - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; HERCONVAL, fief au XIII&#232;me si&#232;cle d&#233;pendant de l'Abbaye de Ch&#226;trices avec une chapelle. D&#233;truit &#224; la guerre de cent ans, reconstruit peu avant la R&#233;volution puis vendu comme bien national.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Bellay :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; Hameau. Relais de Poste en 1731, transf&#233;r&#233; vers 1756 au Neuf-Bellay.&lt;br&gt;
_Bellay prend alors le nom de Vieux-Bellay.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Belval : &lt;/b&gt;&lt;b&gt;#&lt;/b&gt; BOIS-DES-DAMES, cense D. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LES DORMANS, cense D. &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; Herbaumont, cense - JEAN-LE-MARESCHAL, cense D.&lt;b&gt;#&lt;/b&gt; PONTERVAUX, &#233;cart - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; PREBOUQUIN, cense D. LA PUTTEFIN F.D. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; Vaussonnant, cense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;- Charmontois-L'Abb&#233;-&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:10px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;Charmontois-le-Roi :&lt;/b&gt; BONNEBISE, fief - LA CHAPELLE, lieu-dit d'une ancienne chapelle. - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; Vernaufays F. not&#233;e &#224; Eclaires sur le Longnon.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Le Chatelier :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; LE HAUT-CHATELIER F. - LES MAISONNAGES M.D.&lt;br class='autobr' /&gt; LE RU-MOREL H.D. - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; VAUREAL F. marqu&#233;e ancien ch&#226;teau sur &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; . LA TUILERIE, marqu&#233;e ancienne briqueterie sur &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; .&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Le Chemin :&lt;/b&gt; LES FREYS, &#233;cart.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Contault-le-Maupas :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt; &lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; MAISONVIGNY, vill. D. &#224; la guerre de cent ans. LA MAISON-ROUGE F. - &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; &lt;b&gt; &lt;/b&gt; Rouges maisons probablement le m&#234;me lieu que le pr&#233;c&#233;dent.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Dampierre-le-Ch&#226;teau :&lt;/b&gt; HANS-AUX-PLANCHES, localit&#233; D. JEAN-DE-CRECY, fief. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; Les maisneux, H.D. (d'apr&#232;s la tradition suivant l'auteur !) - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; SOMMERECOURT, H. - TREBELLEU, localit&#233; D.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Dommartin-sur-Y&#232;vre :&lt;/b&gt; LE MOULINET, F.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- &#201;claires :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; AUBERCY, H. - Il est dans le d&#233;partement de la Meuse depuis 1866. &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; GRIGNY, H. - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; GUMONT, H. - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; VERNAUFAYS, F. Dans l'atlas cantonal de 1877, elle est sur le territoire de Charmontois-le-Roy.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Epense : &lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; EPENSIVAL, F. et ch&#226;teau. - CLACIERE, M. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; HAUTECOUR, F.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Givry-en-Argonne :&lt;/b&gt; CHENEVIERES, vill. D. - &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; &lt;b&gt; &lt;/b&gt; GOMICOURT Hab. D., appel&#233;e Gonnecour sur &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; et &lt;b&gt; &lt;/b&gt; - SAINT-PIERRE, vill. D. - Un ch&#226;teau au d&#233;but du 14&#232;me si&#232;cle ras&#233; en 1804 (Histoire de Givry par Brouillon).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Herpont :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; COURGAIN, F. - FOLLET, M.D. - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; HERPINE, H. &lt;br&gt; - Herponval, F. appel&#233;e aussi Ferme des Pots. - RENNEVILLE, fief appel&#233; aussi Herreniville dans &lt;b&gt;#&lt;/b&gt;. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; SAINT-VALERY, fief. LA NEUVILLE, Village Disparu pr&#232;s de Herpont.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- La Neuville-aux-bois :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; BELLEVUE, H. - &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; BOURNONVILLE, H. moiti&#233; avec le Vieil-Dampierre. - LA BRIQUETERIE - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; LA CHANOIRE, F. - LES CONVERS, F.D. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LES ESSARTS, F.D. - MAUJOUY, vill. ou M.D. &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LA NONNERIE, F. - LE VIEUX-FOUR, ancienne tuilerie. LE VIEUX MONDE, H. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; VASSONAY, F. ruin&#233;e, not&#233;e maison rustique sur &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; .&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Noirlieu : &lt;/b&gt;&lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; BELAIR, F. ruin&#233;e - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; BOUET, F. - L'ESPERANCE, M. FREGINVILLE, vill.D, aussi sur Somme-Y&#232;vre. - L'H&#212;PITAL, Maison de l'ordre de Saint-Jean de J&#233;rusalem. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; OUTRIVI&#200;RE, F. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LE TEMPLE, F.D. VIERE, vill.D. L&#224; o&#249; se trouve probablement la ferme d'Outrivi&#232;re. &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; La Chenaie, F. - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; Le Paquis, F. - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; La maison rouge, autrefois sur le terroir de Contault-le-Maupas.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Raps&#233;court :&lt;/b&gt; LA FERME-DU-CH&#194;TEAU, F - LE PASSAGE, fief. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; PLAGNICOURT, F. Au 20&#232;me si&#232;cle, la maison est sur Raps&#233;court et les b&#226;timents sont sur Voilemont.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Remicourt :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; BELAIR, F. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; LA LIEUE, F. - LA MAISON-AUX-BOIS, M.D. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; La Maison-Dieu-aux-Bois, ancienne Maladrerie. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; ?La Gieu, cense.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Saint-Mard-sur-Auve :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; La Basoche, fief avec maison, chapelle, &#233;tang et 131 journels avec la justice. - FRESNOY, moulin D. - LE MOULIN-CHARLON, ancien moulin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Saint-Mard-sur-le-Mont :&lt;/b&gt; LA BLOUQUETERIE, H. - LE MOULIN-&#192;-VENT. GEORGET, lieu-dit. - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; La Charogni&#232;re, M. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; SAINT-M&#201;DARD, chapelle.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Saint-Remy-sur-Bussy : &lt;/b&gt;LA FAUCONNIER, fief et M. - &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; Deux moulins. ROUVROY,F.D. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; Mangrimont, vill. D. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; SAINT-MARTIN, vill. D.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Sivry-sur-Ante :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; LA BASSE-VAVRELLE, F. ou BASSE, F. &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; LA BASSE-COUR, F. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LA LESCH&#200;RE, F. - &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; COURTISOLS, F. LA HAUTE-VAVRELLE, F.D.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Somme-Y&#232;vre :&lt;/b&gt; FR&#201;GINVILLE, vill. D., aussi sur Noirlieu. - ERBEAUMONT, F.D. LA MAISON-AUX-CHAMPS, M.D. - MEULIERES, fief - &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; Le moulin et F. TILLOY, F.D. - VIENNE, M.D.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Tilloy :&lt;/b&gt; LE PETIT-BELLAY, &#233;cart (Est-ce l'endroit devenu le Neuf-Bellay ?)&lt;br class='autobr' /&gt; - La Bernarderie, F. - &lt;b&gt;[]&lt;/b&gt; &lt;b&gt; &lt;/b&gt; Tillet, not&#233; sur la carte de 1616, repris par la carte de 1762 (ce qui s'est fait dans d'autres cas) pose probl&#232;me. Le sigle sur la carte de 1616 n'explique rien et c'est un lieu inconnu ailleurs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Varimont :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; AULTRICOURT, cense.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;- Le Vieil-Dampierre :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&amp;&lt;/b&gt; BOURNONVILLE, H. moiti&#233; avec La Neuville-aux-Bois. &lt;b&gt;$&lt;/b&gt; &lt;b&gt;@&lt;/b&gt; &lt;b&gt;%&lt;/b&gt; &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LA CHAY&#200;RE, F. - &lt;b&gt;#&lt;/b&gt; LA GRAND-RU, cense D. - IGNY, M. forte D. LA MOTTE, fief, - CHAMP-MOULIN, &#233;tang du nom d'un ancien moulin, D. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Noms Napol&#233;oniens de 1793 et 1794&lt;/b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Destin&#233;s &#224; supprimer ce qui rappelle la religion et la noblesse.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Charmontois-l'Abb&#233; : Charmontel - Charmontois &#226;&#8364;&#8220;sur-Orme - Orme-sur-Aisne&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Charmontois &#226;&#8364;&#8220;le-Roy : Charmontois - Charmontois-sur-Aisne&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dampierre-le-Ch&#226;teau : Dampierre-sur-Y&#232;vre&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Saint-Mard-sur-Auve : Mard-sur-Auve - Montauve - Montagne-sur-Auve&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Saint-Mard-sur-le-Mont : Mard - Mard-sur-le-Mont - Montvi&#232;re&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Saint-Remy-sur-Bussy : Somme-Remy-sur-Bussy - Somremy-sur-Bussy-les-Mottes - Somme-&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Bussy - Somme-Remy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Villages fusionn&#233;s&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Charmontois-L'Abb&#233; et Charmontois-le-Roy devenus Les Charmontois en 1946 &lt;br&gt; Dommartin-sur-Y&#232;vre et Varimont devenus Dommartin-Varimont en 1965&lt;br&gt;
Ante et Sivry-sur-Ante devenus Sivry-Ante en 1967&lt;br&gt;
Tilloy et Bellay devenus Tilloy-et-Bellay en 1835&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3646 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH445/ferme_n74-5b1c0.jpg?1773737000' width='500' height='445' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notre Dame de la Vall&#233;e.</title>
		<link>https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1053</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?article1053</guid>
		<dc:date>2017-03-24T19:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est une petite chapelle situ&#233;e aux Islettes sur la route qui court le long de la vall&#233;e de la Biesme. C'est un &#233;crin qui a longtemps prot&#233;g&#233; une vierge &#224; l'enfant, aujourd'hui mise en s&#233;curit&#233; dans un autre lieu et dont nous reparlerons plus tard. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi construire une chapelle en 1866 aux Islettes ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le village comptait 1248 habitants et une seule &#233;glise. Le cur&#233; d'alors pensait que ce n'&#233;tait pas suffisant. Dans certains villages s'ajoutaient une ou plusieurs chapelles implant&#233;es soit dans un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il est une petite chapelle situ&#233;e aux Islettes sur la route qui court le long de la vall&#233;e de la Biesme. C'est un &#233;crin qui a longtemps prot&#233;g&#233; une vierge &#224; l'enfant, aujourd'hui mise en s&#233;curit&#233; dans un autre lieu et dont nous reparlerons plus tard.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Pourquoi construire une chapelle en 1866 aux Islettes ?&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le village comptait 1248 habitants et une seule &#233;glise. Le cur&#233; d'alors pensait que ce n'&#233;tait pas suffisant. Dans certains villages s'ajoutaient une ou plusieurs chapelles implant&#233;es soit dans&lt;span class='spip_document_3647 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L260xH255/vallee1_n74-6fef9.jpg?1773741313' width='260' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; un hospice soit dans une congr&#233;gation religieuse, voire dans une b&#226;tisse priv&#233;e. Rien de tout cela aux Islettes. Certes une jolie chapelle se trouve &#224; proximit&#233;, au bois d'Epense, mais elle d&#233;pend de la paroisse de Sainte-M&#233;nehould.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Or, en 1866 l'Eglise catholique n'a pas oubli&#233; la tentative de d&#233;christianisation de la R&#233;volution Fran&#231;aise. Elle souhaite r&#233;affirmer sa pr&#233;dominance sur le sol de France en multipliant les &#233;difices. Ainsi na&#238;tra notre chapelle. Cette tendance sera amplifi&#233;e apr&#232;s la Commune de Paris. Ainsi sera construite l'&#233;glise Saint-Charles de Ste-M&#233;nehould en 1877 et le Sacr&#233; C&#339;ur de Paris en 1874. Il fallait &#171; purifier &#187; le pays.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Il a fallu choisir un style&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En cette fin de 19&#232;me si&#232;cle, les nouvelles &#233;glises n'adoptent pas un style original. Elles copiaient les styles d'hier et l'on voyait surgir des &#233;difices n&#233;oromans et n&#233;ogothiques. Pour Notre Dame de la Vall&#233;e les constructeurs optent pour le n&#233;oclassique rappelant les formes antiques avec quatre colonnes et un fronton triangulaire. Inspir&#233; peut-&#234;tre de l'&#233;glise de la Madeleine &#224; Paris, l'&#233;difice est modeste mais harmonieux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les clochers n'&#233;tant plus &#224; la mode, la cloche sera &#224; l'int&#233;rieur. Elle a &#233;t&#233; fondue gr&#226;ce &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; des parrains, une famille de ma&#238;tres verriers, les De Bonnay de la Rouvrelle, tr&#232;s li&#233;s au village. Sur l'autel tr&#244;ne la statue.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Une bien myst&#233;rieuse statue&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Notre Dame de la Vall&#233;e est une statue en bois de bonne facture. C'est une vierge noire qui cache bien des myst&#232;res. On ne conna&#238;t pas son origine. Elle aurait &#233;t&#233; trouv&#233;e, il y a bien longtemps dans les bois par des b&#251;cherons. La voil&#224;, tr&#244;nant dans sa chapelle. Mais des m&#233;cr&#233;ants la d&#233;rob&#232;rent et ne trouv&#232;rent pas mieux que de la tremper dans des latrines. Les excr&#233;ments lui donnent cette couleur particuli&#232;re&lt;span class='spip_document_3648 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L241xH394/vallee2_n74-8150b.jpg?1773741313' width='241' height='394' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; que les nettoyages n'ont pu faire dispara&#238;tre. Mais il fallait r&#233;parer cette profanation. En guise de purification il fut donn&#233; un office, tous les soirs, durant une semaine. Quant aux trois malandrins le sort ou la vengeance divine s'acharna sur eux. L'un devint aveugle et les deux autres moururent pr&#233;matur&#233;ment. Tout cela renfor&#231;a les pouvoirs de la statue.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Un lieu de culte appr&#233;ci&#233; par les habitants des Islettes&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est d&#233;cid&#233;, la chapelle et sa vierge allaient veiller sur la vall&#233;e de la Biesme et la prot&#233;ger des p&#233;rils &#224; venir. Et ils furent nombreux. Ainsi durant la Grande Guerre, la petite chapelle, au milieu d'un village d&#233;vast&#233; par les bombardements, resta debout. Voil&#224; de quoi renforcer la croyance en des dons surnaturels. Son autel continua &#224; &#234;tre par&#233; de fleurs durant le conflit et parfois un poilu en franchissait le seuil en qu&#234;te d'un r&#233;confort.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une v&#233;ritable d&#233;votion &#224; cette vierge persista. Apr&#232;s la seconde guerre mondiale on y venait prier, lors des missions pour obtenir des indulgences. Toutes les pri&#232;res, les &#171; Je vous salue Marie &#187; et les &#171; Notre P&#232;re &#187; &#233;taient comptabilis&#233;es et permettaient d'obtenir au moins partiellement la r&#233;mission de ses p&#233;ch&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Une nouvelle chapelle&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En fait, la chapelle avait &#233;t&#233; fortement &#233;branl&#233;e par les bombardements de 1916 et petit &#224; petit le d&#233;labrement s'accentua, obligeant &#224; colmater les br&#232;ches avec des planches. Or, en 1946, un nouveau cur&#233;, Andr&#233; Hannequin, prend en charge la paroisse. Il f&#233;d&#232;re bien des &#233;nergies pour entreprendre la construction d'une nouvelle chapelle sur le m&#234;me site. L'entreprise Bernardin se charge du gros &#339;uvre et les bonnes volont&#233;s se chargent du reste.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est une v&#233;ritable ruche qui bourdonne. Les enfants de c&#339;ur se m&#234;lent aux adultes, croyants et non croyants, tous s'activent dans l'enthousiasme. Pas de temps &#224; perdre. Pour entourer de verdure la chapelle, un herbager, un vrai pr&#233;curseur, apporte des plaques d'herbe ; vite pos&#233;es, vite arros&#233;es. On pioche dans les casiers de limonade pour se rafra&#238;chir. Tout sera pr&#234;t pour la date pr&#233;vue.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3649 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L220xH263/vallee3_n74-a3861.jpg?1773741313' width='220' height='263' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;difice en briques aura des parements et des cha&#238;nages en pierre. Une croix domine la fa&#231;ade pr&#232;s d'un clocheton qui recevra la cloche. Le plafond est un demi-cylindre. On voit &#224; l'int&#233;rieur un petit autel surplomb&#233; par une belle photo de la statue. De petites baies cintr&#233;es, orn&#233;es de vitraux, &#233;clairent une vierge, en pl&#226;tre semble-t-il, qui n'est pas du meilleur effet.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 7 mai 1951, l'&#233;v&#234;que de Verdun, Monseigneur Petit, vint la consacrer au milieu d'une foule imposante.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Peut-&#234;tre cet article vous incitera lors d'une prochaine visite aux Islettes &#224; regarder d'un &#339;il nouveau cette modeste chapelle.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:475px;'&gt; &lt;/span&gt;Fran&#231;ois Duboisy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3650 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH335/vallee4_n74-dd965.jpg?1773741313' width='500' height='335' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Tableau r&#233;alis&#233; par Marceau Duboisy&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie quotidienne dans un village argonnaisau d&#233;but du XXe si&#232;cle.</title>
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		<dc:date>2017-03-23T19:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serge Franc</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le Chemin &#187; est un petit village argonnais d'une soixantaine d'habitants aujourd'hui, mais il en a compt&#233; jusqu'&#224; 282 (&#224; la fin du 19&#232;me si&#232;cle, vers 1872) et m&#234;me 350 vers 1830. Les activit&#233;s y &#233;taient des plus diverses ; on ne se d&#233;pla&#231;ait &#171; &#224; la ville &#187; qu'en cas d'absolue n&#233;cessit&#233; et il fallait donc trouver au plus proche tout ce dont on avait besoin. &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a une dizaine d'ann&#233;es, j'ai pu rencontrer Mme Odette DE MUER qui vivait encore dans sa maison de la rue Haute. Elle fut l'une des derni&#232;res (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Le Chemin &#187; est un petit village argonnais d'une soixantaine d'habitants aujourd'hui, mais il en a compt&#233; jusqu'&#224; 282 (&#224; la fin du 19&#232;me si&#232;cle, vers 1872) et m&#234;me 350 vers 1830. Les activit&#233;s y &#233;taient des plus diverses ; on ne se d&#233;pla&#231;ait &#171; &#224; la ville &#187; qu'en cas d'absolue n&#233;cessit&#233; et il fallait donc trouver au plus proche tout ce dont on avait besoin.&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il y a une dizaine d'ann&#233;es, j'ai pu rencontrer Mme Odette DE MUER qui vivait encore dans sa maison de la rue Haute. Elle fut l'une des derni&#232;res institutrices de l'&#233;cole du village (de 1946 &#224; 1966) et a conduit brillamment tous ses &#233;l&#232;ves &#224; la r&#233;ussite au Certificat d'Etudes Primaires. De plus, elle a assur&#233; pendant 23 ann&#233;es le secr&#233;tariat de mairie. Bien que n'&#233;tant pas originaire de ce lieu, elle s'est beaucoup int&#233;ress&#233;e &#224; la vie de son village d'adoption et particuli&#232;rement &#224; son histoire. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle avait effectu&#233; un certain nombre de recherches qui m'ont servi de base pour retracer la vie quotidienne dans un village argonnais &#224; la fin du 19&#232;me et au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle.&lt;br&gt; &lt;span class='spip_document_3651 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/chemin1_n74-e234e.jpg?1773741313' width='500' height='281' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le relev&#233; des activit&#233;s &#233;conomiques de la commune du Chemin est assez significatif, il me semble de la vie quotidienne &#224; cette &#233;poque. Les ressources consistaient en l'&#233;levage des vaches et des porcs et en des cultures, notamment celle du chanvre (les chanvri&#232;res devinrent, par d&#233;formations successives, ch&#232;nevi&#232;res). Ces ch&#232;nevi&#232;res sont maintenant g&#233;n&#233;ralement r&#233;serv&#233;es &#224; la plantation de l&#233;gumes. Le chanvre, apr&#232;s sa r&#233;colte, &#233;tait mis &#224; rouir dans les roises (chaque maison en avait une) ce qui permettait de s&#233;parer la paille des fibres textiles.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ces fibres &#233;taient alors confi&#233;es au tisserand du village pour &#234;tre transform&#233;es en belle toile avec laquelle on faisait le linge de maison et les sous-v&#234;tements. Le dernier tisserand finit vers 1907-1908 ; il s'agissait de M. Aim&#233; GRANGIER. La toile &#233;tait transform&#233;e en v&#234;tements ou linge par des couturi&#232;res ; il y en avait plusieurs sur place.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il existait aussi bien d'autres m&#233;tiers ou activit&#233;s au village.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Vers 1870, un habitant appel&#233; &#171; le canardier &#187; &#187; tendait aux canards l'hiver quand la rivi&#232;re d'Aisne inondait la prairie. L'&#233;t&#233;, il travaillait comme man&#339;uvre dans les fermes. Il s'agissait de M. Pierre SIMON.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Le	dernier charpentier-menuisier est mort au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle. C'&#233;tait M. Charles CONSTANT.&lt;br&gt; &#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;M. Ir&#233;n&#233;e SIMON fut le dernier sabotier du village. Il est d&#233;c&#233;d&#233; apr&#232;s la guerre 14-18. Il faisait des sabots de bois dans les pieds de bouleau, bois qui ne fendait pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Un b&#251;cheron, surnomm&#233; &#171; Gunegune &#187; &#233;tait un sp&#233;cialiste dans la fabrication des lattes de ch&#234;ne pour la construction des toitures, et de pale&#231;ons, lattes de ch&#234;ne, larges de 3 &#224; 4 cm, qui servaient &#224; maintenir les cr&#233;pis sur les murs en torchis ou colombages. Il s'agissait de M. Prosper DEVILLE.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;M. Georges VARIN, distillateur, se d&#233;pla&#231;ait dans chaque ferme pour faire l'eau-de-vie.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Un teinturier qui teignait en bleu fonc&#233; les pantalons et les &#171; chaudes &#187;, sorte de v&#234;tements flottants qui s'enfilaient par la t&#234;te et descendaient jusqu'&#224; mi-cuisses en se mettant par-dessus le gilet.&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_3652 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH151/chemin2_n74-158ff.jpg?1773738914' width='250' height='151' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Un gardien de truies gardait toutes les truies du village, tous les jours, dans les champs ou dans les &#171; p&#226;quis &#187;, terrains communaux. Il sonnait de la trompe le matin en passant devant chaque ferme pour r&#233;cup&#233;rer les b&#234;tes ; le soir, il les ramenait. Il avait &#233;galement un verrat pour la reproduction. Pour chaque saillie, le gardien avait 1 F et un bout de lard.&lt;br&gt; &#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Il existait alors trois marchands de porcelets.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Un botteleur de foin travaillait tout l'hiver et faisait des bottes de 5 kg qui servaient de nourriture aux vaches de champagne.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Le dernier mar&#233;chal-ferrant a disparu apr&#232;s 1940.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;Il y a eu 2 caf&#233;s au village. Le dernier, qui faisait aussi &#233;picerie et boulangerie, a &#233;t&#233; br&#251;l&#233; en 1940.&lt;br&gt;
&#162;&lt;span style='margin-left:15px;'&gt; &lt;/span&gt;La fromagerie a disparu vers 1930 et fut transf&#233;r&#233;e &#224; Eclaires, d'abord au milieu de ce village puis au moulin sur le &#171; Hardillon &#187;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;d'apr&#232;s des donn&#233;es fournies par Mme DE MUER&lt;br&gt;
compl&#233;t&#233;es et mises en forme par Serge FRANC.&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Comment le village a-t-il &#233;volu&#233; ?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme la plupart des villages argonnais, &#171; Le Chemin &#187; a vu sa population d&#233;cro&#238;tre consid&#233;rablement au fil des d&#233;cennies durant tout le XXe si&#232;cle, chutant de 200 habitants en 1896 &#224; 36 habitants en 2007 ! Cependant, la commune a su rester attractive malgr&#233; les difficult&#233;s ; plusieurs familles &#171; historiques &#187; sont rest&#233;es au moins partiellement implant&#233;es,&lt;span class='spip_document_3653 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH207/chemin3_n74-16511.jpg?1773741313' width='500' height='207' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; et quelques familles nouvelles sont venues s'installer, &#224; tel point qu'il n'y a plus aucune habitation &#224; vendre dans le village. Cela a permis depuis une dizaine d'ann&#233;es d'enrayer la chute et la population est &#171; remont&#233;e &#187; &#224; ce jour &#224; une soixantaine d'habitants.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Si les &#171; retrait&#233;s &#187; restent encore majoritaires, la population active a nettement augment&#233;, et quelques jeunes couples dont certains avec&lt;span class='spip_document_3654 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH281/chemin4_n74-7ea82.jpg?1773738914' width='200' height='281' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; des enfants redonnent un peu de vie dans le village. Les professions des &#171; actifs &#187; ont &#233;videmment &#233;volu&#233;, certains travaillant dor&#233;navant &#224; Sainte-M&#233;nehould, Clermont-en-Argonne, parfois plus loin encore. Mais des activit&#233;s restent au village : dans le secteur agricole tout d'abord avec Eric DROUET qui a repris la suite de la ferme d'&#233;levage bovin de son p&#232;re Claude DROUET, Cyril MILLON qui poursuit l'&#233;levage familial des b&#339;ufs de race Salers et y ajoute avec beaucoup de courage la culture mara&#238;ch&#232;re et la vente directe de sa production. Le secteur bois est repr&#233;sent&#233; par Jacques ARCELLI, tourneur sur bois qui poursuit une petite activit&#233; malgr&#233; la retraite, et par Didier MILLON, &#233;b&#233;niste et sculpteur sur bois, qui a &#224; c&#339;ur de travailler &#224; chaque fois que c'est possible avec des essences issues des parcelles familiales Le G&#238;te &#171; Le Pressoir d'Argonne &#187; tenu par Genevi&#232;ve et Fran&#231;ois HUMBERT permet de venir s&#233;journer au village. Carine VANDENABIELLE est coiffeuse et se d&#233;place chez ses clients. S&#233;verine LENGRAND-FRANQUET est salari&#233;e de l'Association &#171; Talents &#187; qui agit pour le bien-&#234;tre de la personne et elle exerce son activit&#233; de rebouteuse-magn&#233;tiseuse &#224; son domicile.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Enfin, comment passer sous silence les habitants &#224; temps partiel du village ? Depuis plusieurs ann&#233;es maintenant, &#171; Le Chemin &#187; accueille un couple de cigognes qui y niche Il y a deux ans, il y a eu 4 petits &#224; l'envol. L'an pass&#233;, du fait d'une m&#233;t&#233;o particuli&#232;rement d&#233;favorable, aucun ! Les habitants esp&#232;rent que 2017 sera une &#171; bonne &#187; ann&#233;e Serge Franc.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les artistes t&#233;moignaient pour la pastille.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la fin du XIXe si&#232;cle, des artistes de renomm&#233;e vantaient dans une publicit&#233; les qualit&#233;s de la pastille G&#233;raudel fabriqu&#233;e &#224; Sainte-M&#233;nehould. Ces artistes qui pr&#234;taient leur nom pour des publicit&#233;s &#233;taient-ils de grands artistes ? Souvenirs artistiques d'une autre &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; - - - - - - - - - - - - &lt;br class='autobr' /&gt; Arthur G&#233;raudel, pharmacien m&#233;n&#233;hildien, avait cr&#233;&#233; une pastille contre la toux qui lui donna notori&#233;t&#233; et fortune. &lt;br class='autobr' /&gt; G&#233;raudel &#233;tait un homme d'affaires avis&#233; mais aussi un roi de la publicit&#233; ; on retrouve (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3655 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH735/geraudel1_n74-ef7b4.jpg?1773741313' width='500' height='735' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;A la fin du XIXe si&#232;cle, des artistes de renomm&#233;e vantaient dans une publicit&#233; les qualit&#233;s de la pastille G&#233;raudel fabriqu&#233;e &#224; Sainte-M&#233;nehould. Ces artistes qui pr&#234;taient leur nom pour des publicit&#233;s &#233;taient-ils de grands artistes ? Souvenirs artistiques d'une autre &#233;poque.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - - - - &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3656 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH197/geraudel2_n74-f5831.jpg?1773741313' width='200' height='197' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Arthur G&#233;raudel, pharmacien m&#233;n&#233;hildien, avait cr&#233;&#233; une pastille contre la toux qui lui donna notori&#233;t&#233; et fortune.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;G&#233;raudel &#233;tait un homme d'affaires avis&#233; mais aussi un roi de la publicit&#233; ; on retrouve ses dessins, ses po&#232;mes, ses chansons, parfois comiques, parfois os&#233;es, dans les journaux de l'&#233;poque. G&#233;raudel vante sa pastille, meilleure que celle des concurrents, et n'h&#233;site pas &#224; &#233;crire que &lt;i&gt;&#171; plus de cinq cent mille personnes sont gu&#233;ries chaque ann&#233;e gr&#226;ce &#224; sa pastille &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une de ces publicit&#233;s est pass&#233;e dans le num&#233;ro du dimanche 20 novembre 1887 du &#171; Journal Illustr&#233; &#187;, une page enti&#232;re avec les t&#233;moignages souvent en forme de remerciements d'artistes de l'&#233;poque. La page bien compos&#233;e pr&#233;sente six artistes connus de toute l'Europe, avec le texte et surtout la signature, et pour cinq d'entre eux la photo.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le message est clair : les artistes, chanteurs ou com&#233;diens, ont besoin de leur voix, et la pastille G&#233;raudel les a gu&#233;ris ou a aid&#233; leurs cordes vocales en difficult&#233;. Il y a m&#234;me M. Paulus qui prend &#224; table du vin &#171; du clos Paulus &#187; et au th&#233;&#226;tre des pastilles G&#233;raudel vin et pastilles, c'est son secret.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Paulus, on conna&#238;t peut-&#234;tre ce personnage,&lt;span class='spip_document_3657 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L150xH176/geraudel3_n74-3d28c.jpg?1773741313' width='150' height='176' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; grande vedette de caf&#233; concert, 30 ans de carri&#232;re, cr&#233;ateur de plus de 2500 chansons. De son vrai nom Jean Paul Habans, Paulus avait 42 ans en 1887. Une de ses chansons nous est rest&#233;e, enregistr&#233;e bien plus tard par Bourvil ou Guy B&#233;art : &lt;i&gt;&#171; En revenant d'la revue &#187;.&lt;/i&gt; En 1886, Paulus chante &#224; L'Eldorado. L'artiste connut aussi un grand succ&#232;s quand, chantant cette chanson un 14 juillet, il changea les paroles &lt;i&gt;&#171; moi je ne fais qu'admirer tous nos braves troupiers &#187;&lt;/i&gt; en &lt;i&gt;&#171; moi je ne fais qu'admirer not'brave g&#233;n&#233;ral Boulanger &#187;&lt;/i&gt;. Le g&#233;n&#233;ral Boulanger, ministre de la guerre de 1866 &#224; 1887, &#233;tait tr&#232;s populaire et nomm&#233; le g&#233;n&#233;ral de la revanche. La chanson devint l'hymne du Boulangisme.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3658 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L157xH201/geraudel4_n74-3419c.jpg?1773741313' width='157' height='201' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une autre vedette sollicit&#233;e par Arthur G&#233;raudel : Sarah Bernhardt, de son vrai nom Rosine Bernard, com&#233;dienne, cr&#233;atrice, surnomm&#233;e la divine. La com&#233;dienne &#224; la diction emphatique se produisait, fait rare &#224; l'&#233;poque, sur les cinq continents. Elle a 43 ans quand elle signe pour la publicit&#233; des pastilles. A ce moment, elle &#233;tait partie en Am&#233;rique pour rencontrer Thomas Edison en enregistrer une lecture de Ph&#232;dre sur la nouvelle invention : le phonographe.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Deux autres artistes ont laiss&#233; leur nom dans l'Histoire : Jeanne Granier, chanteuse d'op&#233;rette et com&#233;dienne, qui a chant&#233; &#224; l'&#233;poque dans &#171; Notre Dame de Paris &#187;, et Benoit Constant Coquelin, dit Coquelin a&#238;n&#233; pour le diff&#233;rencier de son fr&#232;re Ernest, com&#233;dien qui fut tr&#232;s connu pour son r&#244;le de Cyrano de Bergerac.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Alors comment notre pharmacien de Menou pouvait avoir le concours de si grandes vedettes pour ses publicit&#233;s ? Auguste G&#233;raudel s'&#233;tait assur&#233; les services d'Adolphe Willette, un des plus grands dessinateurs caricaturiste de l'&#233;poque, pour illustrer sa chanson des &#171; Belles promeneuses d'hiver &#187;(notre n&#176;61).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;G&#233;raudel s'&#233;tait-il fait des relations quand il effectuait ses &#233;tudes pharmaceutiques &#224; Paris pour devenir en 1868 pharmacien de 1&#232;re classe ? On sait aussi que l'inauguration du parc de l'All&#233;val se faisait avec la pr&#233;sence d'artistes de la com&#233;die fran&#231;aise. On donnait l&#224; de grandes f&#234;tes, certaines nocturnes avec des feux d'artifice.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Laissons le mot de la fin &#224; MM. Berdold, Stupp et Dubois dans leur livret &#171; G&#233;raudel &#187; pour parler de la vie d'Auguste G&#233;raudel : &#171; &lt;i&gt;Une existence simple, faite de labeur et de bont&#233;, v&#233;cue par un homme honn&#234;te venu du peuple &#187;.&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3659 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH304/geraudel5_n74-5f1f7.jpg?1773741313' width='500' height='304' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Main de Massiges.</title>
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		<dc:date>2017-03-21T19:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La main de Massiges est aujourd'hui un lieu incontournable pour le devoir de m&#233;moire envers les poilus de la grande guerre ; l&#224;, tout pr&#232;s de l'immense n&#233;cropole de Minaucourt, on peut voir, comprendre ce qu'&#233;tait la guerre de tranch&#233;es et ce qu'&#233;tait la vie des combattants. Et chaque ann&#233;e ce sont des touristes, des scolaires qui viennent d&#233;couvrir ce site. &lt;br class='autobr' /&gt; Tout cela est d&#251; &#224; une &#233;quipe de b&#233;n&#233;voles qui creusent, d&#233;blaient, r&#233;pertorient, pour remettre au jour ces tranch&#233;es o&#249; de nombreux hommes ont (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3660 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L275xH366/massiges1_n74-7ddf7.jpg?1773741313' width='275' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La main de Massiges est aujourd'hui un lieu incontournable pour le devoir de m&#233;moire envers les poilus de la grande guerre ; l&#224;, tout pr&#232;s de l'immense n&#233;cropole de Minaucourt, on peut voir, comprendre ce qu'&#233;tait la guerre de tranch&#233;es et ce qu'&#233;tait la vie des combattants. Et chaque ann&#233;e ce sont des touristes, des scolaires qui viennent d&#233;couvrir ce site.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout cela est d&#251; &#224; une &#233;quipe de b&#233;n&#233;voles qui creusent, d&#233;blaient, r&#233;pertorient, pour remettre au jour ces tranch&#233;es o&#249; de nombreux hommes ont souffert. Les combats de 1915 y furent terribles.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 20, on &#339;uvrait pour faire dispara&#238;tre les abris b&#233;tonn&#233;s, les tranch&#233;es, et tout ce qui d&#233;formait le paysage : on mettait en bottes les barbel&#233;s, on ramassait les m&#233;taux, on d&#233;truisait les abris b&#233;tonn&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme on pourra le lire dans l'article suivant, des hommes creusaient le sol pour r&#233;cup&#233;rer quelques morceaux de fer, de la r&#233;cup&#233;ration destin&#233;e bien sur &#224; la revente.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le journaliste du &#171; Journal de la Marne &#187; expliquait comment on pouvait d&#233;truire ces abris avec de la ch&#233;dite, un explosif employ&#233; dans les carri&#232;res et qui tire son nom du village de Cheddes&lt;i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cheddes fait partie de la commune de Passy en Haute-Savoie. L'usine est (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; o&#249; &#233;tait fabriqu&#233; cet explosif.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;La disparition des abris b&#233;tonn&#233;s.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;La suppression, sur le front de Champagne, de tous les vestiges de guerre continue da marche m&#233;thodique. Apr&#232;s le rebouchage des tranch&#233;es, boyaux, crat&#232;res et trous d'obus, apr&#232;s la mise en botte des barbel&#233;s, l'extraction des m&#233;taux, l'enl&#232;vement de toutes les pi&#232;ces de bois qui constituaient les gourbis, c'est en ce moment le grand d&#233;mant&#232;lement des abris arm&#233;s, b&#233;tonn&#233;s, autrefois nids de mitrailleuses ou postes de commandement.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#034;La d&#233;molition en a &#233;t&#233; confi&#233;e par lots &#224; des entrepreneurs dont la besogne, cette fois, grosse de responsabilit&#233;s, exige des moyens d'une puissance peu commune.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voici d'ordinaire comment on proc&#232;de quand un abri ne peut &#234;tre attaqu&#233; par le pic. On y place une quantit&#233; de ch&#233;dite proportionn&#233;e &#224; l'importance de l'ouvrage et &#224; l'&#233;paisseur des parois ; on y entasse, par surcroit tout ce qu'on a pu recueillir d'obus, de grandes trouv&#233;s dans les environs. On dispose un fil de 100 &#224; 150m&#232;tres permettant &#224; distance, au moyen d'une magn&#233;to &#224; levier, d'enflammer une amorce au fulminate de mercure qui d&#233;termine la d&#233;flagration. En un instant, apr&#232;s le grand craquement de l'explosion, des blocs sont projet&#233;s comme par une &#233;ruption volcanique et la terre tremble comme autrefois sous les bombardements.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le principal est fait ; il ne reste plus qu'&#224; d&#233;gager le blindage en concassant les blocs. C'est, comme on le voit un gros travail, surtout si l'on songe qu'il subsiste en certains endroits, par kilom&#232;tre carr&#233;, 40 ou 50 de ces ouvrages de guerre.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Des soldats d&#233;couverts.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et comme aujourd'hui, on d&#233;couvrait des morts, des soldats dont le corps avait &#233;t&#233; enseveli apr&#232;s les explosions ou, comme le relate le journal de 1927, qui avaient &#233;t&#233; enterr&#233;s &#224; la h&#226;te par des brancardiers. Le journaliste relate m&#234;me un fait &#233;tonnant, qu'il nomme de &#171; d&#233;tail curieux &#187; et qui pour nous est effrayant : une racine qui chemine dans le corps d'un soldat. Ce pauvre fantassin n'aura &#233;t&#233; &#233;pargn&#233; ni par la guerre ni par la nature.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#034;&lt;b&gt;&lt;i&gt;A la Main de Massiges, on d&#233;couvre le corps d'un soldat identifi&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Un jeune homme de Cernay-en-Dormois, M. Charles Bonhomme, creusant le sol un peu au hasard pour y d&#233;couvrir du m&#233;tal de r&#233;cup&#233;ration, vient de d&#233;couvrir, sur le bord, versant sud de la Chenille, dite Garenne de Cernay, &#224; son point de jonction avec la Main de Massiges, un corps de fantassin seulement recouvert d'un peu de terre.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3661 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L300xH184/massiges2_n74-edbab.jpg?1773741313' width='300' height='184' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Averti par M. Ernest G&#233;rardeaux, cultivateur, M. Le cur&#233; de Cernay, d&#233;l&#233;gu&#233; officiel pour les familles des disparus, se mit jeudi 3 mars, avec des jeunes gar&#231;ons, &#224; la d&#233;couverte du corps signal&#233;. Il proc&#233;da &#224; l'exhumation et au transport apr&#232;s avoir recueilli toutes les reliques.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La plaque d'identit&#233;, &#233;cornifl&#233;e par un projectile, portait : &#171; Vincent, classe 1902, recrutement de Montpellier ; mle 614 &#187;. Le portemonnaie contenait, outre la plaque d'identit&#233;, quelques pi&#232;ces et trois m&#233;dailles religieuses.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce fantassin frapp&#233; &#224; la t&#234;te par un &#233;clat d'obus qui perfora son casque, fut tu&#233; sans doute au cours d'une attaque et, se trouvant trop avanc&#233; vers l'ennemi pour qu'on p&#251;t &#233;vacuer le cadavre, dut &#234;tre enterr&#233; h&#226;tivement sur place par un service de brancardiers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le corps &#233;tait de grande taille et, d&#233;tail curieux, une racine d'arbre avait p&#233;n&#233;tr&#233; dans l'&#233;pine dorsale et chemin&#233; tout au long du canal de la moelle &#233;pini&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Imm&#233;diatement renseign&#233; sur cette d&#233;couverte, M. Toussaint, pr&#233;sident des &#171; Nouvelles du soldat &#187;, trouvera pr&#232;s du bureau de recrutement de Montpellier, dans le but de pr&#233;venir les parents, tous d&#233;tails compl&#233;mentaires&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un bien triste travail perp&#233;tu&#233; aujourd'hui par les b&#233;n&#233;voles de la Main de Massiges.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cheddes fait partie de la commune de Passy en Haute-Savoie. L'usine est situ&#233;e juste en dessous &#224; gauche du viaduc qui m&#232;ne &#224; Chamonix. Cette usine a employ&#233; jusqu'&#224; 1 400 ouvriers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Menut, Guillemin, Buirette...</title>
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		<dc:date>2017-03-20T19:47:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Certaines rues de la ville de Sainte-M&#233;nehould portent des noms inconnus pour tous, ou presque ; ces noms &#233;taient les noms de bienfaiteurs qui ont fait des legs pour des gens m&#233;ritants. Cherchons &#224; en savoir plus sur ces legs et sur l'histoire de ces rues. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; - - - - - - - - - - - - - &lt;br class='autobr' /&gt; Ce devait &#234;tre la mode en ce d&#233;but du XXe si&#232;cle : faire un legs, c'est donner une somme d'argent dont une partie sera attribu&#233;e &#224; des personnes m&#233;ritantes. Le legs est la transmission &#224; titre gratuit d'un ou plusieurs (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lepetitjournaldemenou.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;Revue N&#176;74&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Certaines rues de la ville de Sainte-M&#233;nehould portent des noms inconnus pour tous, ou presque ; ces noms &#233;taient les noms de bienfaiteurs qui ont fait des legs pour des gens m&#233;ritants. Cherchons &#224; en savoir plus sur ces legs et sur l'histoire de ces rues.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- - - - - - - - - - - - - - - &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3628 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L200xH100/menut1_n47-4016d.jpg?1773739779' width='200' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce devait &#234;tre la mode en ce d&#233;but du XXe si&#232;cle : faire un legs, c'est donner une somme d'argent dont une partie sera attribu&#233;e &#224; des personnes m&#233;ritantes. Le legs est la transmission &#224; titre gratuit d'un ou plusieurs biens du d&#233;funt faite de son vivant par testament mais qui ne prendra effet qu'apr&#232;s son d&#233;c&#232;s ; la donation par contre prend effet du temps du vivant.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais les postulants, pauvres bien que m&#233;ritants, devaient r&#233;pondre &#224; des conditions impos&#233;es par les g&#233;n&#233;reux donateurs. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Le legs Menut&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le legs Menut &#233;tait destin&#233; &#224; des femmes pauvres qui travaillaient avec assiduit&#233; et devaient pr&#233;senter pas mal de certificats dont un &#171; certificat de bonne vie et m&#339;urs &#187;. Ce certificat devait dispara&#238;tre ; c'&#233;tait une attestation du maire qu'aucune condamnation ne figurait sur le bulletin du casier judiciaire n&#176;3 d'une personne. La disparition de ce document, suite &#224; la loi de 1997, suscite parfois des pol&#233;miques.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A une s&#233;ance du conseil municipal en 1926, M. Nordemann rappela la vie de M. Menut (mort adjoint au conseil) et remit &#224; Mlle G., demeurant au Ch&#226;teau, la somme de 800 F provenant du legs Menut ? (Un kilo de pain &#224; l'&#233;poque co&#251;tait 2 F, un kg de caf&#233; 23 F, un pantalon 30 F).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#034;Legs Menut&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le Maire de la ville de Sainte-M&#233;nehould rappelle aux postulantes du legs Menut les conditions impos&#233;es par ce donataire. Les postulantes devront &#234;tre &#226;g&#233;es d'au moins 21 ans, &#234;tre n&#233;es et domicili&#233;es &#224; Ste-M&#233;nehould, &#234;tre pauvres, et s'&#234;tre fait remarquer par leur assiduit&#233; au travail, la r&#233;gularit&#233; de leur conduite et la puret&#233; de leurs m&#339;urs. Elles devront joindre &#224; leur demande leur bulletin de naissance. Un certificat de bonne vie et m&#339;urs, l'extrait de leur casier judiciaire, les certificats et attestations de leurs employeurs.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;La rue Menut&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette rue m&#232;ne aujourd'hui de l'ancien h&#244;pital au quartier du Milanais. Emile Baillon dans son livre d'histoire locale nous renseigne sur l'origine de cette rue :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;D&#232;s l'ann&#233;e 1315, les Juifs r&#233;apparaissent &#224; Ste-M&#233;nehould o&#249; une rue sp&#233;ciale leur est d&#233;sign&#233;e. Cette Rue des Juifs, alors s&#233;par&#233;e d'un groupe de maisons qui constituait la bourgade d'Hould, &#233;tait barr&#233;e &#224; la tomb&#233;e de la nuit aux deux extr&#233;mit&#233;s par une cha&#238;ne. On craignait que ces opprim&#233;s, par repr&#233;sailles des mauvais traitements qu'ils avaient subis, puissent commettre des m&#233;faits ou nuire par des sortil&#232;ges &#224; la tranquillit&#233; publique ou empoisonner les puits de la ville en s'&#233;cartant la nuit de leurs demeures quand on ne pouvait plus les surveiller &#224; cause de l'obscurit&#233; des rues.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette ancienne rue partait du carrefour du Milanais et aboutissait aux maisons du quartier d'Hould.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En 1835 on per&#231;a une rue reliant le centre gauche de la rue Florion au carrefour du Milanais. On la d&#233;nomma d'abord rue de l'H&#244;pital puis rue Menut.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3629 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L250xH85/menut2_n47-7ad17.jpg?1773739779' width='250' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En fait il y avait une rue de l'H&#244;pital et une rue de Florion qui menait &#224; la porte de Florion et d&#233;bouchait sur le quartier du Milanais. A la reconstruction de la ville, une grande rue fut am&#233;nag&#233;e en prolongement directe de la rue de la Petite Auche, aujourd'hui rue Chanzy, pour sortir de la ville et elle prit ce nom de Florion.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur le plan napol&#233;onien, cette rue porte le nom de &#171; rue de Verri&#232;res &#187; car c'&#233;tait la seule rue qui permettait d'aller &#224; Verri&#232;res ou &#224; Givry, alors que l'actuelle rue de Verri&#232;res (pr&#232;s de l'&#233;cole) n'&#233;tait pas encore ouverte. En 1910, la rue porte toujours le nom de rue de Verri&#232;res.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais Baillon ne dit pas qui &#233;tait ce Monsieur Menut, donateur, ayant fait ce legs uniquement &#224; la gent f&#233;minine. &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3630 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH249/menut3_n47-8b3de.jpg?1773741313' width='500' height='249' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_3631 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH349/menut4_n47-f5c05.jpg?1773741313' width='500' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_3632 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lepetitjournaldemenou.fr/local/cache-vignettes/L500xH400/menut5_n47-b62e6.jpg?1773741313' width='500' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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